PEINTRES DIVERS
I [mérite, eintres de peu de nom, mais pourtant de Plaustein, Matthieu Fauvel, Poisson, Ra-
[ton, Bou, 15S .
Bellot, Ninet 15 *, Lourdel, Baugin [Strezor 138 , Vari Buguin, Versproncls , Berchet ***, Paillet <l0 ,
[Doffet et Sixte 1,1 .
II [Chesne "Y Jascard, Jacquart, de His, Jean Dieu, Hurel ut , du Philippes Lourdelet m , Jean Cittermans,du Pré 11 *, Le Telier ,,T , Bonnemère ,l °, Jean Lis et Diapré, Thomas Picquet, Cheron u * et Gribelin <l °, et
[Paine ,SÜ .
Le Breton 451 et Caï Louis Hans et Garigue, Charles Mcllin Lorrain, avec Robert Melin; Mathurin Montcornet, Jean Lis et Pelerin 4B * ; Jean le Blanc, de Lyon, et, de Tours, Jean Lar-
[tigue la \
Du Dot 4 * 5 et Guillerier 4 ", Juste d’Egmont 4W ,
[Bourzone ,S5 ,
Henri Faulx ,0 °, de Dijon, l’un et l’autre Bernard, Jean Madain 404 , Vanloo, de la Mare Richard,
Sept Quénels, et BJasset, architecte du trône.
Hierosmc Franque aussi, Pierre de Franqueville, v Erard de Bressuïre et Marin le Bourgeois 102 ;
Et le petit Bernard, si délicat en bois,
Et Louys du Garnier, d’une main si subtile.
Des Religieux qui ont excellé en peinture.
ommons encore icy l'ingénieuse àddrcssc Des moines excellens à toucher le pinceau Qui gardent au crayon ce qu’il a de plus Pour y faire admirer beaucoup [beau
[de politesse.
Digitizc
agle,
En cela nulle main S. Victor ne surpasse,
Pour son religieux le père du Buisson Oui feroit du pastel la première leçon,
Si Nanteuil n’avoit point son mérite et sa grâce.
[II
Le père de Saillans m , peintre en miniature, Entre les Augustins acquit un grand renom,
Fut connu dans Paris et mort en Avignon ;
On le peut bien nommer très sçavant en peinture.
Frère Ambroise Feideau fut célèbre qn son ordre. Et comme excellent peintre , et comme bon
[sculpteur ;
Dont Tolose connoist le fond d’un tel autheur ;
Où dans ce qui s’en voit nulle dent ne peut mordre.
A Tours également Guénaud 106 fut admirable, Dont son couvent orné garde de grands tableaux, Qui se peuvent priser entre tous les nouveaux, Mais il devint aveugle et fut inconsolable.
François Courde l6: , Augustin, a, d’Estiennc Ra- Des pères Augustins le saint réformateur, [bâche, Fait le portrait dévot ; ce bon dessinateur, Méritant qu'on l’estime au devoir qui l’attache.
Dunstan ,M Bénédictin, a donné de Tarisse, Général de son ordre, un excellent portrait,
Que Morin a gravé dans son œuvre parfait.
D’où l’on voit de sa main l’excellent artifice.
On peut aussi louer des Mineurs la peinture :
Frère Luc, Recolet, est un peintre excellent ; Antonin <89 , Capucin, égale son talent ;
Et des deux le profil s’ajuste à la figure.
Des pères Cordeliers on en connoist d’habiles :
Le père Jean François a fait de beaux portraits, Qui, gravez par Cossin, conservent leurs attraits ; Le père Peroteau trouve aux siens des asyles.
DIVERS GRAVEVRS
Thomas de Leu.
ZS4LX&: homas de Leu forma dans des ronds ses si-
[byjes ;
Il fit d’un burindoux ses anges a my-corps.
Cent portraits de la cour et de ceux de Et l’on a fait estât de ses desseins faciles, [dehors. •
Gaultier.
De Léonard Gaultier la manière un peu dure A pourtant sa beauté, surtout dans ses portraits ; En ses tiltres de livres, enrichis de fins traits,
Aux thèses de Meurissc, il plut par leur figure.
Il donna la Psyché, les Rois et les Prophètes;
Dans leurs quadres petits, ses illustres si beaux ; De Philostrate on voit de lui quelques tableaux,
Et, dans plusieurs desseins, il sert aux interprètes.
Ensemble on peut ranger Cochin et Brebiette : Tous deux sont inventifs, et tous deux hardiment .Ont fait divers sujets qui plaisent un moment; L’abondance des deux à l’eau forte est complette.
Les David sont nombreux : Hierosme,en Italie,
A fait un livre exprès de quelques grands seigneurs; Charles, son frère, a fait quelques desseins meilleurs ; Et, dans l’œuvre des deux, certain air doux se lie.
Jean Boulanger plaist fort, s’il suit un bon mo- Son burin élégant a beaucoup de douceur ; [delle : Que s’il est un peu lent, il flatte son censeur,
Et sa dévotion est exacte et fidelle.
Diq&zed
Crispin de Passe a fait trop de choses en France Pour ne dire qu’un mot de ce bon Zelandois ; D’Antoine Pluvinel il a fait les Tournois,
Cent desseins de roman avecque bien-séance.
Des emblèmes divers, où Barbara Crispine Et Magdelaine Passe ont beaucoup travaillé;
Deux portraits malheureux ont presque tout brouillé ; Maison en voit de luy de bien meilleure mine.
De Michel Natalis < '°, comme de sa Chartreuse ; On aime le burin pour son trait gracieux;
Ses Antiques si doux, qui plaisent tant aux yeux. Sont d’un air élevé, d’une main généreuse.
Falque 171 le Polonois, .plus sçavant que Zénarquc, A fait chez nous souvent- des femmes en portrait, Ou pour la comédie, ou pour quelque autre attrait : Mais, chez luy de retour, il peignit son monarque.
Faïtorne l’Anglois a travaillé de mesme;
Parmi nous on le mit dans la dévotion ;
Son burin y fit voir sa bonne intention ;
Mais pour son cher pais son amour fut extrême.
C’est de Pierre Daret que Monsieur de Haurane On conserve en portrait, de mémoire exprimé.
Par du Moutier le peintre en sa teste imprimé, Honorant d’un grand nom le vénérable organe.
C’est de Robert qu’on voit de choses admirables, Pour des oiseaux divers et pour des fleurs encor, D’une rare beauté plus charmante que l’or.
Dont les originaux sont presque incomparables.
Depuis il a gravé des oiseaux en grand nombre, Tels que ceux que l’on voit formez d’un air si doux Par Antoine Tempeste, admiré parmi nous,
Dont François Villamène éclaircit le jour sombre.
De Langres ce bon peintre a pris son origine ;
Il aime sa patrie et se sent du bonheur
Que la victoire apporte à tous les gens de cœur,
Qui s’attendent toujours à la faveur divine.
Du Cerceau.
Nul, n’a tant dessiné de bastiments antiques,
De modernes non plus, qu’Androuet du Cerceau : Il a fait ceux du Louvre et de Fontainebleau ;
On voit de luy partout ses arcs et ses portiques.
Il a fait, de morceaux de grande architecture.
Des termes, des piliers avec leurs chapiteaux,
Des jeux de perspective en des desseins nouveaux, Des vases, des buffets de diverse figure.
Philbcrt de Lorme estoit un célèbre architecte ; Clani ,M le fut encor, et puis François Mansart Fit à Ste-Marie un chef-d’œuvre en son art ;
Il dessinoit ailleurs une bibliothèque.
Jean Marot, architecte, a dessiné le Louvre ;
Il à peint le chasteau pompeux de Richelieu ;
Des palais sont de luy, des temples en maint lieu. Et pour l’art de bastir le secret il découvre.
De Jean Couvay l’on voit des pièces agréables. Après Stelle et Vignon, du Loir, Blanchar, Per- En figure il a fait le Despautère entier, [rier; Et beaucoup de portraits de luy sont supportables.
Voiiillemont chez Rabel fit son apprentissage ;
Il fit après le Guide, Albane, Raphaël j Ses portraits d’Italie ont un goust de pastel ;
Neuf princes Lascaris honorent son ouvrage.
ET GRAVEURS. 4I
C’est Antoine Benoist de Joigni de Bourgongne, Qui fait toute la cour si bien au naturel,
Avecque de la cire où se joint le pastel,
Que de la vérité Pâme seule s’éloigne.
L’un et l’autre Jaillot, deux admirables frères,
Du lieu de Saint Oyan dans la Franche-Comté,
Sur l’yvoire exprimant toute leur volonté, L'animent par leur main sur des sujets contraires.
Par Simon on diroit que la matière endure ;
Hubert la fait plier de la mesme façon ;
De quelle utilité profite leur leçon,
Et qui peut mieux former une noble figure?
Aubin Vouet a peint comme Simon son frère ;
Il a fait S. Philippe et l’Ethiopien.
S. Estienne debout sans besoin de soutien,
Animé qu’il paroist d’un divin caractère.
L'Asnc en est le graveur dans sa bonne manière, Où le dessein entier se montre à découvert ; D’Aubin on voit encor la Vierge de Tudert Resplendissante autour d’une grande lumière.
Sept Peintres de la Famille des Ouesnels 17 *.
Six peintres des Quesnels, et tous considérables. Qui sont sortis de Pierre et de ses trois enfants, Deux François, Nicolas et Jacques triomphants, Augustin et Toussaint ingénieux, aimables.
Pierre avoit fait aussi les vitraux de l’église Qui dans les Augustins sont derrière l’autel, Ouvrage en son dessein, sur le verre immortel.
De Christ montant au ciel, dont la mort est sur-
[prisc.
Là, de Henri Second se voit l’image encore,
Celle de son épouse à genou vers le bas,
Dans l’an cinquante sept, sans suite de soldats, Entre les docteurs saints debout que l’on honore.
IV [homme ; Tout est plein des travaux, d’ailleurs, de ce rare Mais bien plus de François tout le monde est semé, Qui dépeignit la cour, en ce genre estimé.
Et qui suivit Janet, que partout on renomme.
Il fit des grands tableaux pour les tapisseries,
Tels que ceux de son père, ou du grand Auxerrois, On honore le nom dans l’église des rois,
En fit d’hommes puissants sous d’amples galeries.
Il peignit les tableaux pour la superbe entrée De la reine Marie auprès de son Henri,
An milieu de sa gloire, en un temps favori,
Quand ce prince mourut d’une manière outrée.
Il peignit de son fils, dans la cérémonie,
Le sacre que l’on fit en l’église de Rheims,
Que de Leu mit au jour sur quelques tableaux peints, Et partout l’on connut quel fut son beau génie.
Jacques peignit des saints, des voûtes, des chapelles; Il peignit des tableaux pour l’hostel de Zamet,
Il en fit pour le prince à qui tout se soumet,
Et l’on connut deluy mille beautez nouvelles.
De Jacques, Augustin, qui survéquit son frère,
A laissé des portraits qu’il exprima si bien Qu’à leur naïveté l’on ne desiroit rien,
Le puisné de celuy qui des vertus fut père.
Je dis Jacques, celuy père d’une famille Dont le second, François, le vice a combatu,
Et quitté la peinture, imitant la vertu De ses frères pieux dont l’oratoire brille.
Nicolas, si sçavant, dans les nobles familles.
Fit des blazons prisez en son temps pour la cour, Dont il fut, disoit-on, l’objet de son amour. Laissant son fils Toussaint père de plusieurs filles,
Mais Toussaint fut un peintre en des sujets d’his- Employé quelque temps avecque Freminet [toire, Comme avccque du Breuil, qui dans le Cabinet Applica son pinceau pour orner sa mémoire.
Suite des Peintres qui ont vescu en France depuis 1600.
on dessein entrepris sous la main semble
[croistre,
S’il faut encor nommer tous les peintres
[connus,
De qui depuis six cent les travaux l’on a vus,
Sans que le temps jaloux les ait faitdisparoistre,
Des enfants de Vignon ’ 75 , Nicolas et Philippe Méritent d’avoir part dans ce long entretien ;
Et Charlote, leur sœur, a travaillé si bien Qu’elle a fait admirer sa rose et sa tulipe.
On a fort estimé Georges de la Chapelle Dauvel 177 , Chauvel, Franquart 178 , Langlois, Charles
[Daufin 17 *,
Du Guerrier l8 °, Roëlant 781 , Estienne Villequin, Barthelemi Mazot 181 , Isnal et Jean Cotelle.
On peut louer Cossiers ,87 , de Sam, Herbin’ 84 , Du- Et Didier Humbelot, Danoot 185 et Fillet 188 , [chale, André Cretey 187 , Pinac 188 et Pierre Coulombet, Du Laurier ,89 , des Lauriers et Subbu. qui l’égale.
En ce rang on peut mettre, avec Jacques Bolongne, Et Federic Scalberge, Henri Gascard, Courtois. Morillon 198 et Vanboucle 491 et Riche pour ses bois; Ouant à Robert Vauguier, on aime sa bcsongnc.
Jean Daret, et Forest, et Jacques d’Assomville,
Ne sont pas moins connus queLouys IcMeusnier 19 *, Michel Frédeau, Moilon 19ï , Baussonnet et Selicr, Henry Pcsne et l’Estain, Both et Pierre Gobile.
VIÏ-
Jean Berci m , pour les fleurs, fut un peintre admi- On a prisé Le Maire et l’Aleman Stresor, [rable; Et Nicolas Bolgon le fut de mesme encor;
Et, pour le païsage, Asselin 198 fut semblable.
On a loué Floquet ,9 % les Naims 191 de Picardie, Laurent Picard 198 aussi, le Liégeois de Nets ; Paliot 199 , Jean Rhodolphe, et de Lens, et Percts M4 ; Leremberf fait bien voir que sa main est hardie.
Je ne méprise point ni Lincler”', ni Bcaufrère 401 , Ni Godran de Dijon, ni le Dard 403 , de Chalons, Ni Murgalct*** de Troye en peignant ses melons, Ni Baudisson* 08 , ni l’Homme Î0B , ami de Bonnemère.
Je ne rejette point Thomas Piquot, Robuste ;
De Jean Barthclemi Î0T le nom est bien venu,
Des Nouettes, Guignard ***, Paris a maintenu,
Et Jean Coquelimont n’y fait rien que de juste.
Du nombre des François, quel homme fut Marcile, Qui paignit sur le verre et se fit admirer Jusques dans l’Italie estant à désirer,
Pour sa belle manière et pour sa main subtile ?
Et du grand Valentin, de Coulommiers en Brie, Quel estât faut-il faire, estant capricieux?
De son ouvrage on voit des tableaux .précieux Qui feroient l’ornement d’une ample galerie.
Ceux que je vais nommer honorent la Loraine, Henri Hubert, Merlin, Nicolas de la Fleur 510 ,
Et Nicolas de Bar 810 , Courtois 8 ", plein de chaleur, Des Ruez de Nanci 8 * 8 ; la Tour s’y joint sans peine
A Tolose on connoist l’œuvre de la Perrière,
Et Durand 8,ï et Muguet 8 '*, comme ailleurs Torto- Jean Gabriel, si rare en dessein de balet, [ret 8,r ', Bramereau d’Avignon avec moins de lumière.
Oue Samuel Bernard et Douffet 810 de Liège, Excellens en leur genre, on ne peut trop louer, Aubert le Lionnois, qui se plaist à jouer ; [siège. Pour moy j’aime du Puits 817 et Blanchet 818 pour son
De Bourzone et Montagne, émus par leurs Tem- Ne parleroit-on pas, si de Martin Paris [pestes, Et de Vincent Vaillant on célèbre les ris ?
Vibert, de Raphaël imite les conquestes.
QVELQVES GRAVEVRS OBMIS
oici quelques graveurs obmis entre les autres :
Alexandre Gouban*‘% André Bertrand
[de Metz,
Jacques Baudoux, Binet, Jaquinet” 0 , des Marets” 1 ; De Bie î!î et Terochel, qui n’cstoientpasdes nostres.
Nicolas de la Cour, des Pesches”"’ et des Perches En estoient bien d’ailleurs; Denisot en estoit,
De la Rue et le Maire” 1 , et le Doyen” 5 qu’on voit, Et Ninclcr à l’eau forte, avecque scs recherches.
Nous avons eu Mazot, Pajot* 18 et Bonne Jonne”’, La Pointe de Verdun et François de Verneuil, Jean Pesne de Rouen et Baudet de Vineuil, [ronne. Marchet et Pierre Estienne, et Fournier” 8 et Le-
Nous avonscu Migon” 0 , Michelin 2 ’ 0 , des Croisettes, Jacques le Long, Blanchin, Louys le Boulonnois”', Beret î5î , Nicolas Pierre et Poinçard”* Chalonnois, Guillaume du Vivier”* et Pierre de Noucttes.
Jean Perissin, Fatoure* 35 et Nicolas des Hayes* M , Rivière* 37 , Jean Bernard, Jean Colin* 38 , Jean Croiser* 30 ,
Jean Alix** 8 de Moulins, la Ruhelle* 11 et Charlicr, Charpentier* 1 *, dont le chiffre efface maintes playes.
Millot* 43 , Benoist Thiboust* 14 et Bernard de la
[Place,
Richel, Charles Burette* 15 et Gabriel Audran 44 ", Gérard Audran encore et Poulain de Rouen,
Jean Estienne de l’Asne* 47 avecque peu de grâce.
Jacques Beli*'*, Chartrain, a fait après Carrache, Jardin et des Jardins, et le Juge* 18 et Crouleau, Milet, Jacques Picard* 50 , de Courbes 451 , Hulpeau, Pierre Vanloch* 5 *, le fils, où son humeur l’attache.
Quelques filles.
Des filles Geneviève, en ce rang Brebiette,
Mérite qu’on la nomme avec Jeanne Matthieu* 53 , Les Annes Montcornet, et Picard, en ce lieu,
Ainsi qu’une Marie est de Briot” 4 sujette.
Les trois Stelles.
Il faut donc à propos, en ce lieu, les trois Stelles Nommer encore un coup, puisque l’ordre le veut ; Ce que Claudine fait, Françoise 455 aussi le peut,
Et la jeune Antoinette 450 y mit des traits fidelles.
Claude Daigli, Dervet, Chassel 45 ’, sont de Loraine; Rouhier 458 est de Bourgongne, avec peu de façon. Et Gabriel Pcrier est sorti de Mascon ;
Claude Isac 459 et Burette ont vescu sur la Seine.
Ouvriers en bois.
En bois, nommons encore Estienne de Rivière Crache 401 , Georges Matthieu 402 , Claude Bezard 465 ,
[Félon,
Georges Volant 401 , Boulèze * 05 , avec Jean Papillon 40 ', Pillehotte, du Val, Graffard et la Roulièrc 48 \
Jésuites qui ont esté s $ avant s dans le dessein pour les choses de mathématiques et <? architecture.
Combien d’hommes sçavants d’entre les jésuites Ont aussi dessiné sur des sujets divers !
Pour les beaux bastiments, leurs livres sont ouverts; Martelange 40 ’ et Derrand 400 ont leurs règles écrites,
Frère du Breuil ” 0 a fait l’art de la perspective, Georges Fournier la montre à Bourdin de Moulins ; Vattier de Normandie invente des moulins.
Et Pierre Bobinet mérite qu’on le suive.
ni
Claude François Milliet Descales ” 1 fortifie ;
Il attaque, il défend les places et les forts.
Sur la terre inégale, ainsi que sur les ports ;
Mais, pour tous ses projets, faudra-t-il qu’on s'y fie i
Cordeliers .
D’Haroldus, cordelier, nous avons des emblèmes ; De Gabriel le Fcvre on a d’autres desseins ;
Ceux de Louys Boulai se trouvent assez pleins ; Ceux des Carmes Gaifard et Gaspard sont problèmes.
Bénédictin.
De Gislain de la Rüe on connoist la pratique ; Dans S. Vaast de Douai l’on ouït les leçons,
Et ce Bénédictin, grand en toutes façons,
Fit sentir son sçavoir dans la mathématique.
Bernardin.
Le moine de Chailli, Guillaume Guilleville,
Fit aussi des écrits qu’on garde chèrement,
Enrichi de desseins qui font leur ornement.
Pour les beaux bastiments des champs et de la ville.
Prémontré.
De Louys Barbaran* 7 * on voit le monastère De l’ordre Prémontré dessiné nettement :
Car il estoit bon peintre, et peignoit justement, Des objets naturels gardant le caractère.
Un Feuillant.
De son livre achevé le Feuillant d’Abbeville De S te Magdelaine eut loisir d’y songer.
Et, sans mentir, il est si bon horologer,
Qu’on en voit l’importance en sa manière utile.
Jacobins et Augustine.
Frère Jacques Cillars, Jacobin dans la Flandre,
A peint de beaux sujets; et, pour les Augustins, F'rère Eugène Vanmol, promettant des festins, Montre avec Padclou qu’on ne peut s’y méprendre