‹ Le livre des peintres et graveursChapitre 11 sur 44 · ARCHITECTES · texte numérisé non relu

ARCHITECTES

eux que je vais nommer, ce sont des architectes :

Les Antoines le Postrc 473 , et Pierrcts 474

[et Gitard 175 , Jean Girardon, Colot 47 *, le Muet 477 et Cotard,

Le Petit, au Pont-Neuf, eut ses formes dirrectes.

Jacques Boulet, Monor, et Jacques Curabelle 47g , Buri, Duri le fort, qui bastit Coulommiers; Franqueville 47 '’, qui fut des illustres premiers, Appellé de Cambrai pour sa gloire immortelle.

Isac et Jean François 490 de Tours furent célèbres, Jean Triert le Lorrain le fut, et Jean Bullant, Marin de la Valée i8 ‘, et Marchant *** et Bruant, Egallèrent du Coin dans ses pompes funèbres.

De Nicolas Simon le goust fut légitime ;

Pour deux grands hospitaux, celuy de S. Loûys,

Et celuy des blessez pour des faits inouïs.

Deux Noblets, Perceval et Michel l’on estime.

On estime Maupin *** et le Vau 281 pour le Louvre, Simon Lambert, l’Espine i8ï , Oudin et Jean Savot, De Nantes Jean le Duc et Michel Villedot ;

Pour le jeune Mansart, Versaille le découvre.

QVELQVES SGVLPTEVRS

Les Anguiers.

les bons sculpteurs, et les meilleurs

[dé France,

deux frères François et Nicolas An-

Iguier

Ont de leur industrie honoré leur métier, • Marquant en plus d’un lieu leur grande suffisance.

Au nombre de ceux-là, -s’il faut s’en mettre en Joignons-y Girardon et Thomas Duarin, [peine, Gorgon, Charles Casscl, Jean Trierst et Voitrin, Ces trois derniers sortis de la haute Loraine.

Joignons-y Vanobstalt 280 et Girardon de Troye,

Et Christophe Cochet, disciple de Biar,

Baltazar de Cambray n \ Petitot et Friar,

Et le sculpteur en bois Legeret qu’on employé.

Après Germain Pilon, statuaire admirable,

J’ay parlé, ce me semble, ailleurs de Jean Varin ; Mais les Justes de Tours et Jaquin le Lorain,

Avec Michel Bourdin !lM ont icy leurs semblables. .

Je dis Lasson de Caën, et Curin d’Abbeville, Compagnon de Poissan ***, qui suivit Sarrasin ; D’ailleurs, voici Guillain, voicy Thomas Lourdin, Sans parler de Chenu, si connu dans sa ville.

Quelques Menuisiers.

Antoine Loriot !0 ° fut en menuiserie Le premier de son temps; le Brun fut estimé ;

Pour cela mesme encor Germain fut renommé ; Mais, pour les beaux desseins, on veut la Tricherie.

Quelques Serruriers.

Dans l’art de serrurier, avec Mathurin Jousse,

Didier Torner * 91 on loue, et Guillaume Lorrain, Nicolas de Jardins S91 ; Louche avec son parrain, Pasquier de Focamberge, et Berton, et la Brousse.

Pour les jeux de hazard, Antoine Rafle on nomme, Pour faire une horeloge, onnomme le Ralleur; Pour les plus beaux cachets, Pelérin a l’honneur. Et Claude Tcrouane eut l’oeil d'un habile homme.

Quelques Jardiniers.

D’entre les jardiniers et ceux qui font des antes. On parle de Belin, dont le Nostre fameux Recommande si fort les soins laborieux ;

Guy delà Brosse * 31 est bon pour son Jardin des

[Plantes.

La Broderie.

Jean Perreux est brodeur, tel que le fut la Fage ; Et pour la broderie, on discerne les traits,

Qui peuvent exprimer quelques fois des portraits ; Mais, pour y réussir, il faut un long usage.

Les Tapissiers.

On en doit dire autant de la tapisserie.

Cet objet si charmant, qui plaist le plus aux yeux. Quand les desseins sont telsqil’on en voit en maints Des sçavans Gobelins, sans la Savonnerie, [lieux

Quelques Orfèvres.

Quant à l’orfèvrerie, on peut nommer encore Hedouins * 91 et Blochon * 95 , Jean Dunct * 99 et Ja-

[quart,

Estienne Carteron, et le Febvre, et Caillard* 97 , Pierre Bougne, et la Barre, et Maurisson Pandore.

Un Guillaume de Belle, arrivé d’Abbeville,

Vit Josias de Belle à Paris estimé,

Vincent Petit aussi, partout si renommé ;

Hurtu, Moilon, Marchand, et l’E veillé facile.

Quelques Ecrivains.

En beaux-arts Abbeville est sans doute féconde ; En écrivains encore elle eut Jaques de His,

Avec Robert Cordier, honorant son pais,

Qui, de sa belle lettre, agrée à tout le monde.

René des Comtes jeune est sans doute admirable ; On met en pareil rang Baies, Vignon, Henry;

On y met Gougenot * 9 *, Migon, Jarre, Jary Michel Martin d’Anjou, partout considérable.

XV ï

Les Armoiries,

Ceux que je vais nommer ont fait des armoiries : Le Ségoin 300 de Bourgongne, avec Charles Sohier, Monnet, Noblet, Morin, Paliot 304 et Scohier, Presque tous Bourguignons dans leurs humeurs fleuries.

Quelques Ingénieurs.

Pour les ingénieurs, Jean Antoine de Ville 30î , Bachot 303 , François de Malthe, et Langres 301 et L’Espajace, Morel, Louys de S. Malo, [Carlo, La Perrière estimé, Goudebout d’Abbeville.

Autre addition concernant les crayons et les desseins à la main. , #

Les noms des maistres qui ont travaillé en cette sorte d'ouvrage, et ceux des François qui ne se trouvent point marquez ailleurs.

ans les livres que j’ay , dessinez à la plume, Ou qui sont à la main figurez en crayon.

Voicy des noms de maistre où reluit le

[rayon

D’une fine peinture en chaque grand volume.

Jacques Kning et Stacker ’ 03 sont des noms d’Ale- Nicolas vanAëlst’ 06 est un nom hollandois; [magne; Mais en est-il ainsi de Guillaume Courtois De Charles de la Fond, et de Perrin Montagne ?

En seroit-il ainsi de Michel de la Rosse,

De Martin le Bourgeois, de son frère Constant,

De deux ou trois Langlois, de Georges le Normand ? Car, pour Jame (i) 308 , on le tient d’Angleterre ou

[d’Ecosse .

On y trouve marquez Giles Coninx, des Pesches, Laurent Gyot, Monpé, Baudinar et Benier; D’autres disent pourtant Brandimar 300 et Bernier; Quant aux deux premiers noms, les rimes sont re-

[vesches.

On met en pareil rang Vanlejonget Ponlongne, Luxuderi, Montpré, maistre Paul 310 Jean Chenu, Ambroise Aumont, Jammont en son temps si connu : André Bertrand de Metz et Perné deGascongne.

On y peut mettre encore Isac Joubert, de Siere m , Tiner, Toussain, Pâris, Jame Blâmé, Maillet, Jacques Boucher, du Fresne et le jeune Ninet 3 ’*,

Et Pierre du Moutier’ 13 , qui prisoit sa manière.

I Jame Blâmé. (Note de Mar^ht.)

De Vitry-le-François, Jean de Mojure en peinture Avoit acquis du nom, avec maistre Raimond ; Lanneau”* n’y faisoit pas bien des choses à fond. Mais tout de fantaisie en diverse posture.

VIII [maistre; Beaucoup d’autres crayons y sont sans nom de Mais bien d’autres aussi, dans ce nombreux recueil, S’y trouvent de Belange 5 ' 5 et de François Verneuil, De du Pautre et Chauveau, si facile à connestre ;

De Daniel Rabel, de Pourbus, de la Hire,

De Bunel, de Martin et de Paul Freminet,

De Vignon, de Calot et de François Janet,

De Magdelaine Heraud, dont l’on ne peut médire;

Des faciles Cochins, de Pierre Brebiette,

Des Perelles aussi, de Vanmol, de Bourdon,

Du sçavant Jean Daret ’" 1 et d’Antoine Caron,

De Georges l’Aleman, de Stelle et Simonette 317 .

Xï

Là, Biar a sa part, plus heureux à la plume Qu’il n’est dans le burin, comme François Quesnel, Geofroy de Moutier, S. Igni, Baudinel,

Androuet du Cerceau, qui remplit maint volume.

Quelques uns des Pais-Bas et d Æetnagne .

De Pierre-Paul Rubens, le dois-je dire encore ?

Il s’en voit en grand nombre, et de Martin de Vos, De Bloëmar 31 ’ d’Hemskerc 319 , qui fit tant de travaux,

Dçs Vvirix 3 ’ 0 , de Stradan, de Galle et Francque-

[ Flore.

Quant à ceux de Lucas 3 *' et d’Albert”* admirable Ils sont passez d’ici dans la maison du roy ; Quelque peu d’exceptez, pour un si grand emploi, Parmi ceux de Valcour, esprit si raisonnable.

Là des vieux Alemans, Georges Pens 3 ”, Aide Gra- Sebald Been 3 * 5 , Hisbins 3 *®, Virgilius Solis, [ve 3 **, Se trouvent avec soin, de maints lieux recueillis; Et, si la chose est vraye, on les doit au Burgravc.

Crayons de quelques Italiens.

Voicy ceux d’Italie où l’on met son estime ;

De Raphaël d’Urbin, de François Parmesan,

De François, de Ldandre et de Jacques Bassan ;

Du grand Jules Romain, de qui l’air est sublime.

On y peut voir aussi des traits de Michel-Ange Et de ceux de Boulogne, abbé de S. Martin 5 ”,

De maistre Nicolo 550 , du Neapolitain 5 * 8 ,

De maistre Roux encor, si l’on ne prend le change;

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