CONSEILS A UN ÉCOLIER
Tu trouves quelquefois que tes maîtres sont trop sévères; mais tu es peut-être injuste dans tes appréciations, et si tu connaissais les motifs qui les font agir, tu serais peu^être obligé de reconnaître qu'ils ont raison. Plus d'une foi déjà tu t'es aperçu, quand le premier mouvement de dépit s'était calmé, que tes plaintes étaient injustes, et que la punition qu'on t'avait infligée n'était, après tout, qu'un acte de justice. Peut-être en
est-il toujours ainsi, et, au lieu de te plaindre d*unô manière quelquefois peu respectueuse, tu ferais mieux de chercher à te corriger ; tu es trop pétulant ; tu te laisses trop facilement gagner quand on te propose un bon tour à jouer, une bonne partie de plaisir ; tu négliges alors tes devoirs, tu les fais trop vite et tu les fais mal. N'es-tu pas dans ton tort toutes les fois que cela t'arrive, et devrais-tu Remporter contre tes maîtres, s'ils te mettent en retenue, et si tu te trouves ainsi privé du plaisir que tu avais voulu goûter trop tôt?
Soizante-diz-septième Exercice