‹ Le livre des permutations; petits exercices d'orthographe en texte suiviChapitre 118 sur 174 · PENSÉES DU MATIN · texte numérisé non relu

PENSÉES DU MATIN

Tout ce que je vois est l'ouvrage de la toute-puissance du Créateur. Il est l'âme de la nature ; le cours et la lumière des étoiles, l'éclat et la force du soleil,

ouvrages de sa main, sont marqués au sceau de sa grandeur.

Il allume le flambeau qui brille dans la lune, il donne des ailes aux vents, il prête à la nuit sa rosée rafraîchissante, il ordonne la course et le repos des étoiles.

Il a forgé de sable Tairain caché dans les entrailles de la terre, il a élevé le firmament dans les cieux et jeté dessus la robe des nuages. Le poisson qui vomit des torrents, dont la queue soulève la tourmente, c'est lui qui a creusé ses veines ; d*un peu de terre il forma Téléphant colossal, il a animé Ténorme masse de ses os.

Les voûtes de saphir qui couvrent le vaste espace des cieux, il les a construites au milieu du vide, et Tuni vers, qui ne connaît d'autres bornes que lui-même, sa seule parole l'a tiré du néant.

Mais ce Dieu trois fois grand, une âme créée est bien trop faible pour embrasser ses œuvres ; elles sont infiniment grandes, et, pour les compter, il faudrait être infini comme lui-même.

Les élèves traduiront cette dictée à la deuxième personne du singulier, en prenant pour titre :

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