‹ Le livre des permutations; petits exercices d'orthographe en texte suiviChapitre 117 sur 174 · LA RELIGION · texte numérisé non relu

LA RELIGION

Quel empire la religion exerce sur l'homme ! Que de vertus elle procure aux mortels I Combien elle rend heureux celui qu'elle pénètre de ses vérités! Elle lui donne un asile contre le vice, un refuge contre le malheur. Tant que nous coulons des jours sans nuage, elle sait les embellir encore. Elle vient ajouter un nouveau plaisir au bien que nous avons fait à nos semblables. Sa sévérité même est un bienfait. Elle ne retranche du bonheur autre chose que ce qui pourrait le corrompre. Elle ne défend de chérir autre chose que ce qu'on rougirait d'aimer. Si le corps accable, au contraire, une âme soumise à ses lois saintes, elle lui prête le plus ferme appui. Sans prescrire Tinsensibi-

lité, elle nous apprend à surmonter les maux dont elle permet qu'on s'afflige. Elle descend dans les cœurs déchirés, elle calme leurs douleurs cuisantes, elle leur présente un dernier espoir et se garde bien d'éteindre ce pur sentiment qui les fait souffrir et qui les fait vivre.

V élève mettra cette dictée à la deuxième personne du singulier.

religion, quel empire tu exerces sur l'homme ! Que de vertus tu procures aux mortels? Combien tu rends heureux celui que tu pénètres de tes vérités 1 Tu lui donnes un asile contre le vice, un refuge contre le malheur. Tant que nous coulons des jours sans nuages, tu sais les embellir encore. Tu viens ajouter un nouveau plaisir au bien que nous avons fait à nos semblables. Ta sévérité même est un bienfait. Tu ne retranches du bonheur autre chose que ce qui pourrait le corrompre. Tu ne défends de chérir autre chose que ce qu'on rougirait d'aimer. Si le sort accable, au contraire, une âme soumise à tes lois saintes, tu lui prêtes le plus ferme appui. Sans prescrire l'insensibilité, tu nous apprends à surmonter les maux dont tu permets qu'on s'afflige. Tu descends dans les cœurs déchirés, tu calmes leurs douleurs cuisantes, tu leur présentes un dernier espoir, et te gardes bien d'éteindre ce pur sentiment qui les fait souffrir et qui les fait vivre.

Quatre-vingt-onzième Exercice

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