LE PRINTEMPS EN BRETAGNE
Vous craign^, dites-vous, les rigueurs du climat breton ; mais le printemps en Bretagne est plus doux qu'aux environs de Paris et y fleurit trois semaines plus tôt. Les cinq oiseaux qui l'annoncent, Thirondelle, le coucou, le loriot, la cailleet le rossignol, y arrivent avec les brises qui caressent les golfes de la péninsule armoricaine. La terre s'y couvre de marguerites, de pensées, de jonquilles, de narcisses, d'hyacinthes, de renoncules. Les clairières s*y panachent d'élégantes et hautes fougères ; les champs de genêts et d'ajoncs y resplendissent de leurs fleurs, qu'on prendrait pour des papillons. Les haies, le long desquelles abondent la fraise, la framboise et la violette, y sont décorées d'aubépine, de chèvrefeuille, de ronces. Tout y fourmille d'abeilles et d'oiseaux ; les nids et les essaims y arrêtent les enfants à chaque pas. Dans certains abris, le myrte et le laurier-rose y croissent en pleine terre comme en Grèce; la figue y mûrit comme en Provence; chaque pommier , avec ses fleurs carminées , y ressemble à un gros bouquet de fiancée de village.
Les élèves donneront à ce devoir la forme de /Interrogation négative.
Vous craignez, dites-vous, les rigueurs du climat breton ; mais le printemps en Bretagne n'est-il pas plus doux qu'aux environs de Paris, et n'y fleurit-il pas trois semaines plus tôt? Les cinq oiseaux qui l'annoncent, l'hirondelle, le coucou, le loriot, la caille et le rossignol, n'y arrivent-ils pas avec les brises qui car-
ressent les golfes de la péninsule armoricaine? La terre ne s'y couvre-t-elle pas de marguerites, de pensées, de jonquilles, de narcisses, d'hyacinthes, de renoncules? Les clairières ne s'y panachent-elles pas d'élégantes et hautes fougères? les champs de genêts et d'ajoncs n'y resplendissent-ils pas de leurs fleurs, qu'on prendrait pour des papillons? Les haies, le long desquelles abondent la fraise, la framboise et la violette, n'y sont-elles pas décorées d'aubépine, de chèvrefeuille, de ronces? Tout n'y fourmille-t-il pas d'abeilles et d'oiseaux? les nids et les essaims n'y arrêtent-ils pas les enfants à chaque pas? Dans certains abris, le myrte et le laurier-rose n'y croissent-ils pas en pleine terre comme en Grèce? la figue n'y mûrit-elle pas comme en Provence? chaque pommier, avec ses fleurs carminées, n'y ressemblc-t-il pas à un gros bouquet de fiancée de village?