I PRÉFACE
nous avons empruntés à un auteur, en choisissant les sujets qui se prêtaient le mieux à notre méthode. Nous les mettons sous les yeux des élèves, qui ont à revêtir d'une autre fornîe et qui sont ainsi forcés à y faire des changements de nombre, de genre, de personne, de voix et à leur appliquer toutes les règles de terminaison et d'accord qui sont le fond même de l'orthographe française.
Ces exercices sont au nombre de cent trente-deux, divisés en cinq chapitres :
V Permutations de nombre : passage du singulier au pluriel, et réciproquement.
2« Permutations de genre : passage du masculin au féminin, et réciproquement.
3« Permutations de personne : passage de la V personne à la 2« ou à' la 3», et réciproquement.
4« Permutations de forme : passage du texte positif à l'interrogation affirmative ou négative;
S" Permutations de voix : passage de l'actif au passif.
Ce simple exposé suffit pour mettre notre méthode à nu et prouver qu'en dispensant le maître du soin de la dictée, nous avons atteint le but que se proposait l'inventeur de la cacographie, tout en évitant les écueils de son système.
Au reste, tous ces petits exercices ont figuré par fractions dans les colonnes de l'École normale; la méthode a donc passé au creuset, et c'est à de pressantes instances que nous obéissons en faisant paraître ce LiVRB DES Permutations.
En publiant notre nouvel ouvrage, la loyauté nous fait un devoir de déclarer que nous devons ce titre heureux à un instituteur de Paris, M. Lambert, ancien président de la Société grammaticale, La mort ne lui a pas permis de mettre la dernière main à son ouvrage. Quelques feuillets nous ont été communiqués, en 1855, sur l'autorisation de la veuve, par M. Aubry, président de la Société des Inatituteiiâra de Paris. Le travail de M. Lambert ne présentait que des phrases détachées. Du reste, il suffit de se reporter à la première édition de notre grammaire, publiée en 1849, pour s'assurer que l'idée des permutations de nombre, de genre, etc., en texte suivi, nous appartient. Mais nous tenions à déclarer que le mot Permutations est la propriété de M. Lambert.