‹ Le livre des permutations; petits exercices d'orthographe en texte suiviChapitre 20 sur 174 · LE SURMULOT · texte numérisé non relu

LE SURMULOT

Le surmulot, plus gros, plus grand que le mulot, a le poil roux ; sa queue est très longue et sans poil ; il a Tépine du dos arquée comme celle de Técureuil, et des moustaches comme le chat. Attaqué, il se défend avec courage et ne mesure jamais la force de ses ennemis. Sa morsure est envenimée et laisse une plaie qui ne se guérit que longtemps après. La femelle offre un exemple touchant d'amour maternel : attentive aux besoins futurs des petits qu'elle porte dans son sein, elle leur construit un lit trois jours avant de mettre bas. Si elle est en cage, sa captivité ne rempéche pas de songer au lit de ses petits, et, n'ayant point d'autres matériaux à sa disposition que la planche de sa cage, elle ronge cette planche et en fait une quantité considérable de petits copeaux qu'elle dispose ensuite par couches. Si le travail est trop long, le mâle vient au secours de la femelle et se met aussi à l'ouvrage, afin que tout soit prêt quand le moment de la délivrance est arrivé.

Les élèves traduiront cette dictée au pluriel, en prenant pour titre :

LES SURMULOTS

Les surmulots, plus gros, plus grands que les mulots, ont le poil roux ; leur queue est très longue et sans poil; ils ont l'épine du dos arquée comme celle

de récureuil, et des moustaches comme le chat. Attaqués, ils se défendent avec courage et ne mesurent jamais la force de leurs ennemis. Leur morsure est envenimée et laisse une plaie qui ne se ferme que longtemps après. Les femelles offrent un exemple touchant d*amour maternel : attentives aux besoins futurs des petits qu'elles portent dans leur sein, elles leur construisent un lit trois jours avant de mettre bas. Si elles sont en cage, leur captivité ne les empêche pas de songer au lit de leurs petits, et, n*ayant point d*autres matériaux à leur disposition^ que la planche de leur cage, elles rongent cette planche et en font une quantité considérable de petits copeaux qu'elles disposent ensuite par couches. Si le travail est trop long, les mâles viennent au secours des femelles et se mettent aussi à Touvrage, afin que tout soit prêt quand le moment de la délivrance est arrivé.

Treizième .Exercice

DE l'instinct chez l'animal

Si le spectacle de l'univers ne suffisait pas à prouver l'existence et la toute-puissance de Dieu , il ne faudrait qu'abaisser ses regards sur Tanimal, même le plus petit, pour y reconnaître encore le cachet de la divinité. La structure étonnante de son corps, la disposition si bien calculée de tous ses organes, le rapport constant qui existe entre l'habit qui le couvre et le climat qu'il habite, son industrie, le soin qu'il prend d'élever ses petits pour les besoins d'un temps pendant lequel il ne sera plus : toutes ces merveilles ouvriraient les yeux du plus aveugle aux rayons de l'éternelle vérité. Comme l'homme lui-même, l'animal est

don<î sorti de la main du Créateur, et, certes, il nous faut songer à son origine pour n'être point surpris de le voir exécuter, avec des moyens le plus souvent simples et bornés, des choses qui paraissent devoir exiger une précision si remarquable, un sentiment si parfait, et qui pourtant semblent toujours le trouver infaillible; autrement, comment, sans une éducation réelle, sans tradition, se défendrait-il des attaques de ses ennemis, se construirait-il une habitation, s'amasserait-il des provisions et vivrait-il en société ?

Les élèves traduiront cette dictée au pluriel, som ce titre :

DE l'instinct chez LES ANIMAUX

Si le spectacle de l'univers ne suffisait pas à prouver l'existence et la toute-puissance de Dieu, il ne faudrait qu'abaisser ses regards sur les animaux, même les plus petits, pour y reconnaître encore le cachet de la divinité. La structure étonnante de leur corps, la disposition si bien calculée de tous leurs organes, le rapport constant qui existe entre l'habit qui les couvre et le climat qu'ils habitent, leur industrie, le soin qu'ils prennent d'élever leurs petits pour 1-es besoins d'un temps pendant lequel ils ne seront plus : toutes ces merveilles ouvriraient les yeux du plus aveugle aux rayons de l'éternelle vérité. Gomme l'homme lui-même, les animaux sont donc sortis de la main du Créateur, et, certes, il nous faut songer à leur origine pour n'être point surpris de les voir exécuter, avec des moyens le plus souvent simples et bornés, des choses qui paraissent devoir exiger une précision si remarquable, un sentiment si parfait, et qui pourtant semblent toujours les trouver infaillibles; autrement, comment, sans une éducation réelle, sans tradition, se défendraient-ils

des attaques de leurs ennemis, se construiraient-ils des habitations, s'amasseraientr-ils des provisions et vivraient-ils en société?

Quatorzième Exercice

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