‹ Le livre des permutations; petits exercices d'orthographe en texte suiviChapitre 29 sur 174 · LA GIGOGNE · texte numérisé non relu

LA GIGOGNE

La cigogne est un oiseau de haut vol ; la conformation de ses ailes et de son corps la rend propre aux voyages de long cours ; aussi on la rencontre partout où les reptiles lui présentent sa nourriture préférée. Lé besoin de cette nourriture la transporte, à deux époques de l'année, vers des lieux opposés; elle évite ainsi, par son instinct prévoyant, la saison où les reptiles reposent engourdis dans de profondes retraites. La consommation qu'en fait cet oiseau si utile lui a valu chez tous les peuples une sorte de vénération religieuse. La bienveillance dont la cigogne est généralement entourée, jointe à la douceur naturelle de son caractère, l'a rendue familière. L'instinct qui la dirige dans ses voyages la ramène périodiquement aux gîtes dont on lui a favorisé Inoccupation ; en Hollande, on provoque l'établissement de la cigogne en lui construisant à l'avance des nids au-dessus des cheminées ou dans les parties élevées des monuments. Elle a des soins infinis pour l'éducation de ses petits, qui n'échappent jamais à aon œil vigilant et attentif tant qu'ils ne peuvent pas

faire usage de leurs ailes. Aussitôt que le froid approche, la cigogne va chercher des climats plus tempérés. On la retrouve en quantité innombrable sur les bords du Nil. Cet animal singulier ne fait entendre aucun cri ; le seul bruit qu'il produise consiste dans le craquement vif et répété des deux parties de son long bec Tune contre l'autre. La cigogne a toujours été Temblème de Tamour maternel.

Les élèves traduiront cette dictée au pluriel, en prenant pour titre :

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