‹ Le livre des permutations; petits exercices d'orthographe en texte suiviChapitre 30 sur 174 · LES CIGOGNES · texte numérisé non relu

LES CIGOGNES

Les cigognes sont des oiseaux de haut vol, la conformation de leurs ailes et de leur corps les rend propres aux voyages de long cours ; aussi on les rencontre partout où les reptiles leur présentent leur nourriture préférée. Le besoin de cette nourriture les transporte, à deux époques de Tannée, vers des lieux opposés ; elles évitent ainsi; par leur instinct prévoyant, la saison où les reptiles reposent engourdis dans de profondes retraites. La consommation qu'en font ces oiseaux si utiles leur a valu chez tous les peuples une sorte de protection religieuse. La bienveillance dont les cigognes sont généralement entourées, jointe à la douceur naturelle de leur caractère, les a rendues familières. L'instinct qui les dirige dans lueurs voyages les ramène périodiquement aux gîtes dont on leur a favorisé l'occupation ; en Hollande, on provoque rétablissement des cigognes en leur construisant à l'avance des nids au-dessus des cheminées, ou dans les parties élevées des monuments. Elles ont des soins infinis pour Péducation de leurs petits, qui n'échappent jamais à leur œil vigilant et attentif tant qu'ils ne peuvent pas faire usage de leurs ailes. Aussitôt que le froid appro-

che, ies cigognes vont chercher des climats plus tem* pérés. On les trouve en quantité innombrable sur les bords du Nil. Geé animaux singuliers ne font entendre aucun cri ; le seul bruit qu*ils produisent consiste dans le- craquement vif et répété des deux parties de leur long bec l'une contre l'autre. Les cigognes ont toujours été l'emblème de l'amour maternel.

Dix-neuvième Exercice

l'homme et le ouadrupède

L'homme est faible, et la tnarche ne lui devient possible que plusieurs mois, plus d'une année souvent après sa naissance ; le quadrupède se soutient sut ses pieds au bout de quelques joUrs, parfois même de quelques heures. Il faut pfésentôr à l'enfant le sein dç sa mère, et ce n'est que lorsqu'il a reçu à plusieurs reprises sa nourriture qu'il la demande par ses cris et qu'il commence à la chei^cher ; le petit du quadfupêde trouve la toamelle san6 y être porté, et si c'est l'odeur, ett cette occasion comme dans beaucoup d'autres, qUi lui sert de guidé, il n'en faut pas moins convenir qu'il exécute, par. Une faculté naturelle, ce que l'homme lie parvient à faire que par une sorte d'éducatidn. Le parallèle contihùefa encore d'être à l'avantage du quadrupède, si nous caiculdiis combien de temps il met à acquérir toutes ses faôultés, tout son développement, et combien l'honithe perd d'années pendant le môme travail ; lioûs serons sUrpris de la différence. L'homme né détient hoitime parfait qu'à viiîgt ans, c'est-à-dire vef s un grand tiers de son existence, tandis que le quadrupède n'est pas parvenu au vingtième de sa vie, qu'il n'a plus rien à attendre des bienfaits de la nature.

Lès élèves itadidront Cette dictée du pluriel, sous ce titre :

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