‹ Le livre des permutations; petits exercices d'orthographe en texte suiviChapitre 37 sur 174 · LES LOUTRES · texte numérisé non relu

LES LOUTRES

On range les loutres parmi les animaux carnassiers ; elles sont plus avides de poisson que de toute autre nourriture, et, de ce côté, elles se trouvent préparées en quelque sorte par la nature à la chasse qu'elles doivent exercer ; car, sans être amphibies, elles peuvent rester très longtemps entre deux eaux, et, sans venir respirer, elles remontent ou descendent les rivières à des distances considérables. Qui verrait leur figure ignoble et leurs mouvements difficiles et entendrait leur cri monotone et sans aucune expression se persuaderait aisément qu'elles doivent être rangées parmi les animaux les plus stupides; elles sont cependant industrieuses et montrent des talents qui méritent de fixer l'attention. Comme le castor, elles se construisent une demeure, et, avec de petits morceaux de bois liés au moyen d'herbe et de terre, elles élèvent à quelque dislance du sol un plancher qui les préserve de l'humi-

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lilté; €i*^t, dans ce i|i^gagiQ qu'6UQ6 enlassâat des poJ3saftsdQniQoretro)4yd}eg priacipales arêtes, qu'elles ne reji^tt§nt; jçupgiis au 4ebpP8t

ViîigtTquatrièmp Exercice

LES LOUTRES [suite]

Comflf^ 0» m rencontre jamais les loutres dans la mer» U arrive parfois que, I^ glece venant à s'emparer dd9 ea^ douaesi, elles sont privées de poisson ; alors çlles vivent d'berbes qu'elles vont chercher sous la l^ige. Qn raispnte des li^utresf un trait de sensualité ^ui prouva leur instinct, mais qui tendrait à nous les feire considérer comme savant de type à la mollesse. Plusieurs naturalistes prétendent qu^elles eomm^ieent toujours par remiEmter les rivières, afin de n'avoir plus qu'à s'abandonner au fil de l'eau lorsqu'elles sont rassasiées de proie ; et quelques-uns ont avancé qu'elles semblaient éprouyej?, ^ans cette p|roin(|na4e 4® digestion, une sorte de jouissance. Les loutres ont la tête plate et le museau fort large ; leur cou se confond avec leur tête, t^nt il est gro§; leur corp^f, assez allongé, est soutenu par des jambes trèg courtes et de;? pi^ds % membrane^j cpmipe ceux des pis^au:?: aquatiques ; Jeur fourrurQ eçt brunis <Bt se yeud SL\ix ç^pçliej-;^, quj %n font des toques. On trouvp leis loutre^ ei^ fi^urppe ^et da?i9 l'Aiïiériqu^ i^epteutripnale.

Les élèves traduiront cette dictée au singaUer, sous ce titre :

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