LES RENARDS
Les renards savent se pratiquer un asile où ils se mettent en sûreté dans les dangers pressants ; mais ils ne se présentent point favorablement si on les considère sous le point de vue moral ; chez eux, tout est finesse, et leur finesse n'a pour but que de satisfaire leur voracité. Le loup et beaucoup d'animaux carnassiers font la guerre en héros ; les renards la font en maraudeurs ; c'est de nuit qu'ils se mettent en campagne, et jamais ils ne commencent les hostilités qu'ils ne soient sûrs de trouver la place sans défense. Ils n'osent menacer les troupeaux, les chiens les effrayent, et ils redoutent la prudence du berger ; la basse-cour est le théâtre de leurs exploits ; ils y pénètrent pendant le sommeil du maître, rampent jusqu'à la volaille, que
leur yue read înuetta de frayeur, et, sans perdre un instant, ils égorgent tout ce qu'ils rencontrent. Il semblerait qu'ils yeulent, en sacrifiant ce qu'il leur sera impossible d'enlever, se prémunir contre des cris d'à*larme. Tranquilles, ils Portent de la ferme, y reviennent h plusieurs reprises, et, dans chacune de leurs courses, ils emportent une partie du butin et vont le cacher sous la mousse. Ici, Us font de nouveau preuve de finesse et d'une grande prévoyance. Gomme leur magasin, s'ils n'en établissaient qu'un seul, pourrait être découvert et détruit, Us déposent chaque morceau dans un endroit digèrent ; et ce n*est point, comme on pourrait le penser, parce qu'ils oublient |e lieu où ils ont porté leur première proie, car les jours suivants, lorsque la faim se fait sentir, Us vont successivement chercher toutes les provisions quHls ont mises en réserve.
Vingt-sixième Exercice
LES RENARDS [sUlté]
Les renards sont friand^ et délicats ddns leure ap^ petits; le3 oiseauii: de pipée leur plaisent presque aur tant que les poules; il? se logent parfois près dis lieux où des lacets sont tendus, où des gjuaux sont disposés, et dès qu'une grive est prise, qu'uu merle est empôJafé, ils devancent le chasseur et les eplèvent. Us sont «ussi très avides de mîel, et, daus les efforts qu'ils font pow piller le9 ruches, ijs out occasion de déployer ImiP adresser Les abeilles sauvages les metteut en fuite eu les pereapt de mille coups 4'aiguiUon; maie à leur tour ils parviennent à leur faire abaudenner la place; ils les écrasent en gr^ud nombre, en se roulant sur le di>3, et revieMeut pi wuyent ^ la charge, qu'elles émigreftt
et leur abandonnent le guêpier; alors ils le déterrent et mangent la ùïfe et le miel. Les renards sont peutêtre, de tous les animaux, ceux que les fabulistes ont mis le plus souvent en action ; ce sont aussi ceux qui lent mi offert ses perfionnageà 166 plus vtais et les plus faeileg à mettre eft scène : pout les faire parler, ils û'ont eil qu'à traduifè lent caraetôre.
Les élèves traduiront tette dictée tm sin^nliet, sous ce titre :