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LES MARMOTTES

Les marmottes sont les compagnes assidues des jeunes Savoyards qui viennent passer l'hiver dans nos villes. Nous n'entreprendrons point de les décrire, puisqu'elles sont exposées six mois de l'année à tous les yeux.

On dit qu'elles sont les premiers modèles de ces pauvres enfants, qui deviennent à leur tour leurs maîtres de danse. Quand les marmottes se trouvent entre deux rochers, elles posent leurs pattes d'un côté sur l'un des rochers, leurs pattes opposées sur l'autre, et parviennent jusqu'au sommet ; elles apprennent ainsi aux enfants de la Savoie à monter dans nos cheminées pour les nettoyer. Les marmottes ne sont point difficiles à élever ; elles mangent tout ce qu'on leur présente ; des hannetons, des sauterelles, des herbes, des racines; mais elles sont plus avides de lait et de beurre que de tout autre aliment. Quelque lourdes qu'elles paraissent, elles deviennent vives et actives quand il s'agit d'entrer dans les endroits où elles espèrent trouver du laitage. Lorsqu'elles y parviennent, leur joie, qu'elles ne peuvent cacher, ne tarde point à les trahir ; dès qu'elles boivent le lait, elles font entendre un murmure de contentement qui attire les valets sur leurs traces.

Vingt-huitième Exercice

LES MARMOTTES (suite)

Dès la fin de juillet, les marmottes disposent avec plus de soin leur retraite, qu'elles conservent d'ailleurs toute l'année; mais, à cette époque, elles l'agrandissent et la meublent avec art. Vers la fin de septembre, elles se renferment dans la demeure qu'elles se sont préparée; mais elles n'y restent point engourdies six mois de l'année, comme on le croit généralement ; la durée de leur engourdissement est beaucoup plus courte. Quoiqu'elles habitent les sommets neigeux et glacés des Alpes, elles sont très sensibles au froid ;

48 LIVRE DES^ PBBUtJTATIONS.

elles se câchefefc aussi {rendant Forage et Sofiiblêtit craindre la pluie^ Lorscjuâ le temps est chaud^ elle* É(it> tent et vont s'ébattre sur le gazon; niai*, à la lùôiridi^e apparence de ddhger^ elles se précipitent vefi* hut trou et restent cachées jusqu'à ce qu^ellës Cfolèfit fl'*voir plus rien à craindrd. Leur propreté es| èjrtfêtàé, et^ sous ce rapport, elles peuvent être coiiipéréès âtil chats, dont elles n'ont du re^te ni la mébhaneetê ni leà vives allures^

Les élèves traduiront tetle diûtêe au sirignUét, ^prêMHt' pour titre :

La marmotte

Dè^ la fin de juillet^ la marmotte dispose avec plttâ de soin sa retraite ^ qU'dle conserve d'ailleui*s toute Tannée; mais^ à cette époque^ elle Ta^àndit et là meuble avec art. Vers la fin de septeècibre, elle se t'enferme dans la demeure qu'elle s'est préparée ; mais elle n'y reste point engourdie six mois de l'année, comme on le croit généralement; la durée de son engourdissement est beàiiddii}) plus fediiHe. Quoiqu'elle habite les sommets neigeux et glacés des Alpes, elle est très sensible au froid ; elle se fcâcîhe aussi pendant Forage et semble craindre la pluie. Lorsque le temps est chaud, elle sort et va s'ébattre sur le gazon ; mals^ à la moindi!e apparence de danger < elle se précipite vers son tr^tt et reste cachée jusqu'à ce qu'elle croie n'avoir plus riepi à craindre. Sa propreté est extrême, et, sous ee rapport, elle peut être comparée aux chats^ dont elle n'a du reste ni la méchanceté ni les vives allures.

Vingt-neuvième Ezet^cice

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