LES FOURMIS-LIONS
Les fourmis-lions offrent un exemple remarquable de tout ce que Dieu a su renfermer de merveilleux dans les petits corps des insectes, en apparence si fragiles. Les fourmis-lions sont des animaux carnassiers qui ont environ deux centimètres de longueur; leur corps est grisâtre et de la couleur du sable où ils vivent. Leur tête, plate et carrée, est armée de deux cornes mobiles, pointues au bout et servant à la fois de pinces et de suçoirs; vers la base de leurs cornes, on voit deux petits yeux noirs, très vifs, qui leur font apercevoir les plus petits objets.
Aucun insecte n'est plus renommé pour son adresse que les fourmis-lions, et les dispositions qu'ils font pour attraper leur proie sont des plus ingénieuses. Ils se nourrissent de fourmis, de sauterelles et d'autres insectes qui courent assez vite, et comme ils marchent si péniblement qu'ils ne pourraient jamais en attraper un seul, ils creusent dans le sable fin, au pied d'un arbre ou d'un vieux mur dégradé, un trou en forme d'entonnoir très évasé.
Toutes les opérations nécessaires à ce travail, les fourmis-lions les exécutent avec leur tête, dont la forme, assez semblable à celle d'une pelle, la rend très propre à cet office. Ils se servent d'une de leurs premières jambes pour la charger de sable, et quand
elle en est remplie, ils le lancent brusquement hors de Tenceinte. Quelquefois, ils rencontrent en bêchant des grains de sable un peu gros, ou de petits morceaux de terre sèche, qui, s'ils restaient dans l'entonnoir, serviraient d'échelons aux insectes pour s'échapper. Ils en chargent leur tête, et, par un mouvement subit et bien calculé, ils les lancent dehors. Trouvent-ils des corps plus gros, ils viennent à bout de les charger sur leur dos, de les porter hors de leur trou, et ils sont si opiniâtres à ce travail, qu'ils s'y reprennent jusqu'à six ou sept fois, quand leurs premiers efforts ont été sans succès.
Trentième Exercice
LES FOURMIS-LIONS (suite)
Leurs pièges tendus, ils se mettent aux aguets ; immobiles et cachés au bas de leur fosse, ils attendent la proie qu'ils ne sauraient poursuivre, et alors malheur à la fourmi, au cloporte, au puceron qui vient rôder sur les bords de ce précipice. Dès que les fourmis-lions sont avertis par la chute de quelques grains de ss^ble qu'il y a du gibier à prendre, ils saisissent avec leurs cornes l'imprudent animal, ils le secouent pour l'étourdir et le tirent sous le sable. Si la victime est agile et cherche à leur échapper, nos brigands lui lancent une pluie de sable et l'ensevelissent sous les décombres.
Pour ne pas inspirer de terreur aux insectes qui seraient tentés d'approcher de leur demeure, ils étendent sur leurs cornes le cadavre qu'ils viennent de sucer et, d'un mouvement brusque, le jettent adroitement à plus d'un demi-pied de leur embuscade. Ils raccom-
fnodôiit ensuite leuî fosse et se remettent à raiTûi pour uhe seconde capture^
Toutes ]es iûerveilles de ces petits àbimsiux» dont Textériëur eât éï chdtif^ nous arei^îssent que chaque insecte doit életèr nos pensées vers le Dieu qui a créé les foutmis-lions et les ôléphantsl^ et qui étend ses soitis sur le vermisseau aussi bieâ que sur rhotnnde.
Les élèves traduiront cette dictée au dngnlier, en prenant
LE touiikî^LlON
Ses pièges tendus, il se met aux aguets ; immobile et caché au bas de sa fosse, il y attend la proie qu'il ne saurait poursuivre, et alors malheur à la fourmi, au puceron qui vient rÔdar sur les bords de ce précipice. Dès que le fourmi-lion est averti par la chute de quelques grains de sable qu'il y a du gibier à prendre, il saisit avec ses cornes l'imprudent animal, il le secoue pour Tétourdir et le tire sous le sable. Si la victime est agile et cherché à lui échapper, notre brigand lui lance une pluie de sable et Tensevelit sous les décombres.
Pour ne pas inspirer de terreur aux insectes qui seraient tentés d'approcher de sa demeure, il étend sur ses corpes le cadavre qu'il vient de sUcer et, d'un mouvement brusque, le jette adroitement à plus d*un demi-pied de son embuscade. Il raccommode ensuite sa fosse et se remet à l'affût pour une seconde capture.
Toutes les merveilles de ce petit animal, dont l'extérieur est si chétif, nous avertissent que chaque insecte doit élever nos pensées vers le Dieu qui a créé le fourmi-lion et l'éléphant et qui étend ses soins sur le vermisseau aussi bien que sur l^homme.
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