‹ Le livre des permutations; petits exercices d'orthographe en texte suiviChapitre 69 sur 174 · LETTRE DE JULIE A SA COUSINE PHILIPPINE · texte numérisé non relu

LETTRE DE JULIE A SA COUSINE PHILIPPINE

Ma chère cousine, Je n'ai pas oublié la promesse que je t'ai faite de t'écrire aussitôt que je serais installée dans la pension où mon père m'a envoyée pour terminer mes études. Je me suis trouvée d'abord un peu embarrassée au milieu de deux cents jeunes filles, parmi lesquelles il n'en était pas une seule que je connusse. Mais, à notre âge, la connaissance est bientôt faite, et déjà je me suis liée avec plusieurs compagnes d'études qui m'ont paru plus complaisantes, plus disposées à m'accueillir que

les autres. Il y en a une surtout, qui se nomme Victorine, et dont je me propose de faire une amie si elle répond à mes avances. C'est la fille d*un riche cultivateur ; elle est la meilleure élève de notre classe, et elle n'en est pas plus fière pour cela. J'aurai probablemer.t l'occasion de te reparler d'elle dans mes lettres. Du reste, la pension est fort bien tenue ; nous avons d'excellentes maîtresses ; nous sommes traitées avec douceur, mais avec fermeté, et nous sommes parfaitement nourries. Tu vois donc que ta pauvre amie n'est pas trop à plaindre, et si je n'étais pas séparée de mes parents, si je ne me sentais pas privée du plaisir de ta compagnie, je me trouverais parfaitement heureuse.

Cinquantième Exercice

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