LETTRE DE JULES A SON COUSIN PHILIPPE
Mon cher cousin.
Je n'ai pas oublié la promesse que je t'ai faite de t'écrire aussitôt que je serais installé dans la pension
OÙ mon père m'a envoyé pour termmer mes études. Je me suis trouvé d'abord un peu embarrassé au milieu de deux cents jeunes gens, parmi lesquels il n'en était pas un seul que je connusse. Mais, à notre âge, la connaissance est bientôt faite, et déjà je me suis lié avec plusieurs compagnons d'études qui m'ont paru plus complaisants, plus disposés à m'accueillir que les autres. Il y en a un surtout, qui se nomme Victor, et dont je me propose de faire un ami s'il répond à mes avances. C'est le fils d'un riche cultivateur; il est le meilleur élève de notre classe, et il n'en est pas plus fier pour cela. J'aurai probablement l'occasion de te reparler de lui dans mes lettres. Du reste, la pension est fort bien tenue ; nous avons d'excellents maîtres ; nous sommes traités avec douceur, mais avec fermeté, et nous sommes parfaitement nourris. Tu vois donc que ton pauvre ami n'est pas trop à plaindre, et si je n'étais pas séparé de mes parents, si je ne me sentais pas privé du plaisir de ta compagnie, je me trouverais parfaitement heureux.
Les élèves traduiront cette lettre au féminin, en prenant