‹ Le livre des permutations; petits exercices d'orthographe en texte suiviChapitre 71 sur 174 · UNE FAUVETTE RECONNAISSANTE · texte numérisé non relu

UNE FAUVETTE RECONNAISSANTE

Vers la fin de Tété dernier, un cordonnier des environs de Paris avait recueilli une pauvre petite fauvette qui était tombée du nid maternel ; il Tavait élevée avec beaucoup de soin, et la fauvette, devenue grande, s'était apprivoisée à tel point qu'elle allait et venait en pleine liberté, prenait même sa volée dans les champs et rentrait fidèlement tous les soirs pour le coucher. La petite fauvette était connue de tous les voisins du cordonnier, tout le monde Tavait prise en affection, et chacun prenait plaisir à lui apporter de petites friandises. Un jour pourtant qu'elle était allée se promener dans les champs, elle ne rentra point au logis ; plusieurs jours, plusieurs semaines se passèrent sans qu'on la vît revenir, et le cordonnier finit par croire qu'il lui était arrivé malheur. Mais, deux mois après, il fut tout étonné de voir entrer par la fenêtre une volée de fauvettes, dont l'une vint se poser sur son épaule en faisant entendre de petits cris de joie, tandis que les autres, plus défiantes, voletaient sur les meubles et battaient des ailes en appelant leur mère. C'était la fauvette apprivoisée, qui, une fois sa couvée en état de prendre le large, revenait au logis , escortée de lK)ute sa famille.

Cinquante et unième Exercice

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