‹ Le livre des permutations; petits exercices d'orthographe en texte suiviChapitre 92 sur 174 · LE PROTECTEUR ET LA PROTÉOÉE · texte numérisé non relu

LE PROTECTEUR ET LA PROTÉOÉE

Un monsieur de la haute société présenta un jour, dans une maison de Paris, une provinciale, sa parente, nouvellement débarquée, douée de toutes les qualités requises pour paraître dans le monde avec distinction, mais timide à l'excès. L'introducteur entre le premier, la provinciale le suit, et, au premier pas qu'elle fait dans l'appartement, elle est troublée, déconcertée par l'aspect d^une brillante société ; elle enfonce maladroitement son pied entre le tapis et le parquet, force l'obstacle et arrive à la maîtresse de la maison, enveloppée dans le tapis. On lui offre un siège, mais elle se méprend et s'assied dans un fauteuil où elle écrase la petite chienne de madaûie. Elle se dresse honteuse et tout effrayée, elle perd contenance et finit par se sauver sans rien dire ; en passant, elle Coudoie le valet de chambre et renverse les tasses que celui-ci tenait à la main. Le monsieur qui l'avait amenée sort après elle; mais sa protégée a disparu, et elle court encore. La honte de cette aventure empêche l'introducteur de feutrer lui-même; il est forcé de renoncer pour jamais à une maison dans laquelle il a eu le malheur de pré« senter celte provinciale maladroite, qui y a -fait en un

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clin d'œil autant de ravages qu'en aurait pu faire une troupe ennemie qui y serait entrée à discrétion.

Les élèves traduiront cette dictée en faisant tous les changements qu'exige ce nouveau titre :

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