‹ Le livre des permutations; petits exercices d'orthographe en texte suiviChapitre 94 sur 174 · CONSEILS D*UNE MÈRE A SON FILS · texte numérisé non relu

CONSEILS D*UNE MÈRE A SON FILS

Une mère aimante, dévouée, vraiment intelligente, s'était instruite dans les lettres et les sciences pour faire elle-même Téducation de son fils, dont elle était restée Tunique appui. Elle s'appliquait souvent à lui faire comprendre l'utilité de Tétude et la nécessité du travail. « Mon enfant bien-aimé, lui disait-elle, tu es curieux de savoir, tu es honteux de ton ignorance ; tu voudrais connaître les lois qui régissent les phénomènes de la nature ; eh bien, sois studieux et attentif à mes leçons et à celles de ton maître. Grâce au travail, tu deviendras savant ; tu seras éclairé par la lumière de la science ; tu seras abreuvé par les eaux limpides de cette source si pure. Dégagé des ténèbres dans lesquelles tu es aujourd'hui plongé, tu t'expliqueras aisément ce qui te paraît si inintelligible et si obscur. Suis l'exemple de ton cher père, mort, hélas 1 quand tu étais encore un tout petit enfant. Sois comme lui doux, persévérant, soumis, laborieux, et tu deviendras comme lui estimable et renommé. Sois constamment l'imitateur de ses vertus; qu'il soit ton guide, ton perpétuel modèle. Tu feras le bonheur de ta mère chérie ; tu la consoleras, autant qu'elle peut l'être, de la perte de ton père adoré, en t'efforçant d'être son image. Gomme îui^ tu seras heureux entre tous les hommes. »

Les élèves traduiront cette dictée en y faisant tous les changements que nécessitera ce nouveau titre :

CONSEILS d'un père A SA FILLE

Un père aimant, dévoué, vraiment intelligent, s'était instruit dans les lettres et les sciences pour faire lui-

môme Téducation de sa fille, dont il était resté Tunique appui. Il s'appliquait souvent à lui faire comprendre Tutilité de Tétude et la nécessité du travail. « Mon enfant bien-aimée, lui disait-il, tu es curieuse de savoir, tu es honteuse de ton ignorance; tu voudrais connaître les lois qui régissent les phénomènes de la nature ; eh bien, sois studieuse et attentive à mes leçons et à celles de ta maîtresse. Grâce au travail, tu deviendras savante ; tu seras éclairée par la lumière de la science ; tu seras abreuvée par les eaux limpides de cette source si pure. Dégagée des ténèbres dans lesquelles tu es aujourd'hui plongée, tu t'expliqueras aisément ce qui te paraît si inintelligible et si obscur. Suis l'exemple de ta chère mère, morte, hélas! quand tu étais encore une toute petite enfant. Sois comme elle douce, persévérante, soumise, laborieuse, et tu deviendras comme elle estimable et renommée. Sois constamment rimitatrice de ses vertus ; qu'elle soit ton guide, ton perpétuel modèle. Tu feras le bonheur de ton père chéri ; tu le consoleras, autant qu'il peut l'être, de la perte de ta mère adorée, en t'efTorçant d'être son image. Comme elle, tu seras heureuse entre toutes les femmes. »

Soixante et onzième Exercice

l'empereur et la petite paysanne Un puissant empereur, se promenant hors de sa capitale, vit une paysanne qui tirait à grand'peine de Peau d'un puits ; elle paraissait haletante, accablée. Le souverain, qu'elle ne connaissait pas, lui demanda qui elle était, ce qu'elle faisait ; il paraissait bon et compatissant. « Je puise de Peau, comme vous voyez, répondit la pauvre enfant; mon père a été valet de chambre à la cour, mais il n'a pas eu le bonheur

d'obtenir une pension, et il faut que je le nourrisse avec le peu que je gagne. — Venez demain à la cour, répondit Tempereur; j*y suis connu, et je tâcherai de vous être utile. — Ohl mon cher monsieur, répliqua la petite fille, je crains fort que vous ne soyez refusé ; l'empereur est un homme qui ôte plus volontiers qu'il ne donne; soyez seulement assez complaisant pour m'aider à mettre cette cruche d'eau sur ma tête. •» Le souverain ne se le fit pas dire deux fois, et, le lendemain, il manda la jeune paysanne qui, reconnaissant l'empereur dans celui à qui elle avait parlé la veille, parut confuse et toute tremblante. « Rassurez-vous, ma chère enfant, lui dit l'empereur avec douceur ; j'accorde à votre père une pension de six florins par mois; mais désormais parlez avec plus de respect et de justice d'un souverain qui n'a d'autre ambition que d'être le père de ses sujets. »

Les élèves remplaceront empereur par impératrice, paysanne par paysan, et ils feront tous les changements qu'exige cette double substitution. Ils prendront pour titre:

l'impératrice et le petit paysan

Une puissante Impératrice, se promenant hors de sa capitale, vit un petit paysan qui tirait à grand'peine de l'eau d'un puits ; il paraissait haletant, accablé. La souveraine, qu'il ne connaissait pas, lui demanda qui il était, ce qu'il faisait ; elle paraissait bonne et compatissante. « Je puise de l'eau, comme vous voyez, répondit le pauvre enfant ; mon père a été valet de chambre à la cour, mais il n'a pas eu le bonheur d'obtenir une pension, et il faut que je le nourrisse avec le peu que je gagne. — Venez demain à la cour, répondit l'impératrice ; j'y suis connue, et je tâcherai de vous être utile. — Oh 1 ma chère dame, répliqua le

petit garçon, je crains fort que vous ne soyez refusée; rimpératrice est une femme qui ôte plus volontiers qu'elle ne donne ; soyez seulement assez complaisante pour m'aider à mettre cette cruche d*eau sur ma tête. » La souveraine ne se le fît pas dire deux fois, et le lendemain elle manda le jeune paysan, qui, reconnaissant l'impératrice dans celle à qui il avait parlé la veille, parut confus et tout tremblant. « Rassurez-vous, mon cher enfant, lui dit rimpératrice avec douceur ; j'accorde à votre père une pension de six florins par mois ; mais désormais parlez avec plus de respect et de justice d'une souveraine qui n'a d'autre ambition que d'être la mère de ses sujets. »

Soixante-douzième Exercice

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