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D'assouplir le caractère pour le readre docile à la direction que ies Supérieurs veulent lui donner.
De fortifier l'âme contre les tentations, le cœur et l'esprit contre les illusions.
Nous adopterons une division se prêtant davantage au but que nous nous proposons.
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Un seul mot résume toutes les obligations qu’'impose l'Etat religieux, cet état qui est quelque chose de si grand que tous ceux qui y sont admis deviennent tout spécialement le bien propre de Dieu et sont appelés par l'Eglise du même nom.que les vases d’or qui servent au Saint Sacrifice, consacrés à Dieu, — c’est le mot aimer.
Oui, aimer Dieu, et par ordre de Dieu, et uni à Dieu, et sous la direction de Dieu, et dans la mesure que Dieu veut, aimer le prochain, renferme toutes les obligations de l'Etat religieux parce que ce n’est qu’en aimant Dieu de tout son cœur, de toute son âme, de toutes ses forces qu’une âme peut réellement dire qu'elle appartient à Dieu et qu’elle est consacrée à Dieu. |
C’est l'amour de Dieu qui a conduit l’âme à embrasse : la vie religieuse ; et certes, il a fallu que cet amour fut bien fort pour obliger une jeune fille à se retirer du monde, à
renoncer à sa liberté et surtout à quitter son
père et sa mère !
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C’est l’amour de Dieu qui a inspiré de prononcer ces vœux de religion si terribles à la nature mais si doux au cœur aimant, et qui, chaque année, les fait renouveler avec une ferveur nouvelle.
C’est l'amour de Dieu qui soutient, qui anime, qui porte à se dévouer toujours.
Affaiblissez cet amour, vous rendez la vie religieuse une vie privée de charmes, privée de joie, une vie qui devient peu à peu insupportable ; conservez-le dans toute son étendue, alors tout devient repos, harmonie, suavité.
L'âme religieuse qui aime Dieu est unie à Dieu et Dieu est uni à elle.
cette âme ne se sépare pas de celle de Dieu ; ce qu’il aime, elle l’aime ; ce qu’il ordonne, elle le fait; ce qu'il défend, elle le repousse ; ce qu’il permet, elle l’accepte avec bonheur.
Les âmes religieuses, restant toujours unies à Dieu, s'aiment entr'elles, parce que chacune voit dans l’autre un enfant de Dieu, et cette pensée fait naître dans toutes un sentiment perpétuel de respect, d'affection, de com-
assion, de dévouement. C’est, dans chacune, ‘amour toujours renouvelé de la mère pour son enfant, de la sœur aînée pour sa plus ee sœur, du fils pieux pour sa mère, de ‘ami dévoué pour son ami.
C’est, alors, le règne de Dieu sur la terre; c'est la volonté de Dieu faite sur la terre, comme elle se fait dans le ciel.
Aimer est donc l'obligation par excellence de la religieuse, et les vœux de religion
La volonté de.
inspirés par l'amour, n’ont pour but que d'amener plus sûrement et pour ainsi dire forcément l’âme à aimer Dieu et le prochain.
L'esserse de la perfection chrétienne, dit St. Thonuas, consiste dans l'amour de Dieu et ensuite dans l'amour du prochain.
La fin de l'Etat religieux, ajoute le même docteur, c'est la perfection de l'amour.
“Je n’entends parler que de perfection, dit St François de Sales, et je vois fort peu de personnes qui la pratiquent. Chacun en fait une à sa mode. Les uns la mettent en l’austérité des habits, d'autres en celle du manger, d’autres en la fréquentation des Sacrements, d’autres en certaines sortes de contemplation passive et suréminente, d’autres en ces grâces extraordinaires que l’on appelle gratuitement données ; et tous ceux-là se trompent prenant les moyens ou les effets pour la cause. Pour moi je ne sais ni ne connais point d’autrc perfection que d'aimer Dieu de tout son cœur et son prochain comme soi-même, toute autre perfection sans celle-ci est une fausse perfection. celle-là est la fin de toute consommation et la consommation de toute fin.
‘Tout le secret d'arriver à cet amour c’est d'aimer : car comme on apprend à étudier en étudiant, à parler en parlant, à courir en courant, à travailler en travaillant, aussi on apprend à aimer Dieu et le prochain en l’aimant, et ceux qui prennent une méthode se trompent ” (1).
(1) L'amour dont parle St François de Sales et dont
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Mais pour aimer Dieu et le prochain de tout son cœur de toute son âme, de toutes ses forces, il y a des obstacles à vaincre.
Obstacles de la part de notre nature gâtée
par le péché originel qui nous à rendus surtout égoïstes.
Obstacles de la part du démon sans cesse occupé à empêcher l’union de l’âme avec Dieu {a fin de l'amour, et qui se sert pour arriver à son but des créatures même les plus saintes pour lesquelles il fait naître en nous des sympathies capables de gâter notre cœur, ou des antipathies qui éloignent du prochain et par conséquent de Dieu.
nous voulons parler dans ce livre, n’est pas ce sen/iment lendre el affectueux qui résidant dans la sensibilité émeut l'être tout entier, cette ardeur qui exalte, et qui, pour l’objet aimé, veut tout entreprendre, tout sacrifier, et qui, hélas ! s’épuise après quelques efforts, parce que ces efforts ne sont pas en rapport avec notre nature faible et impuissante.
Cet amour réside surtout dans /a volonté.
Il consiste dans une estime souveraine de Dieu qui lui donne la première place dans les affections du cœur.
Il consiste dans un a/lachement fidèle à la loi de Dieu, qui dispose l’âme à obéir à Dieu, à le servir et qui fait préférer sa loi à tout avantage temporel mis en concurrence avec elle. |
Il consiste dans une disposilion permanente qui fait que nous aimons mieux nous exposer à perdre notre repos, notre bien-être, notre vie même, pluttt que de renoncer un sul instant à l’anitié de Dieù. ñ
De sorte que pour aimer c’est-à-dire pour se dévouer et se donner, il faut lutter.
De là, une seconde obligation : combaitre.
Le combat ne se livre pas avec des ennemis aussi acharnés et aussi difficiles à vaincre que notre nature et le démon, sans que l’âme reçoive sinon des blessures, toujorrs au moins sans qu’elle éprouve des lassitudes, des affaissements, des découragements quelquefois affreux, des angoisses quelquefois déchirantes, d’où résultent des souffrances qu’il faut accepter avec courage, avec paix et résignation.
De là une troisième obligation : souffrir.
Mais le combat, mais la souffrance demandent la force pour lutter, pour résister, pour se relever pour persévérer jusquà la fin, et cette force n’est pas naturellement en nous; elle a sa source en Dieu d’abord, en Dieu qui à pos de la donner mais à qui il faut la
emander.
De là une quatrième obligation : Prier.
Cette force a sa source encore dans nos Supérieurs, lieutenants de Dicu, des lumières de Dieu, des remèdes de Dieu.
De là enfin une cinquième obligation : Obéir.
Cinq mots indiqueront donc toutes les obligations des religieuses et formeront la divi-
pour
atire.
emis incre l'âme moins aissefreux, d'où cepter
frir.
eman-
pour t cette elle a qui à faut la
er.
s nos ières + Obéir.
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ms À —
sion de notre livre: aimer—combattre — —prier—obéir (1). ab
Notre but étant de faire surtout un livre pratique, nous avons retranché de notre premier travail geo pages purement théoriques. et celles que nous avons dû laisser nous les avons écrites avec le plus de clarté qu’il nous a été possible. .
Nous voudrions et nous le demandons humblement à Notre Seigneur Jésus-Christ source de toute lumière et de.tout amour, à Notre-Seigneur Jésus-Christ l’époux divin des Es qui se sie consacrées à lui—nous voudrions que chacune de nos pages a ; à toutes deilés qui les liront un Sat de re un peu de force et un peu d'amour ! |
(1) “ Aimer, souffrir, mourir, telle a été ma devise en quittant mes parents eb mes amis, — écrivait il y a quelques mois un jeune misssionnaire de la Corée. — Aimer Dieu, souffrir pour Dieu, mourir pour Dieu.” Voilà aussi la devise de toutereligieusé. Prier, obéir sont des moyens pour aimer, pour souffrir et pour mourir dans la paix de Dieu.