‹ Le livre des professes [microforme] (volume 3)Chapitre 12 sur 49 · dans les rapports de Dieu avec nous · texte numérisé non relu

dans les rapports de Dieu avec nous

: Puisque vous vous êtes consacrée volontairement à Dieu et que vous tendez à unir votre volonté à la sienne pour lui plaire

davantage et lui être plus utile, Dieu qui ne

se laisse jamais vaincre en générosité vous rendra. ce que vous faites pour lui. Vous vous donnez à lui, ilse donnera à vous ; vous mettez éntre ses mains divines votre âme, votre cœur, votre corps, votre être tout entier, il se mettra pour ainsi dire à votre disposition. Vous vous sentirez entourée de grâces toutes particulières: : : MS

: Grâces de protection. Se constituant le gardien et le protecteur de votre âme, l’entourant de toute la vigilance du père le plus aimant, écartant ou modérant les tentations

peut-être en état habituel de péché grave parce qu’elles font mal leur or."ison, parce qu’elles ne sentent aucun goût pour les choses de Dieu, parce qu'elles se voient foujours les mêmes ne faisant aucun progrès dans la perfection de leur élal. — Rassurez-vous, âmes de bonne volonté quoique encore bien imparfaites, exposez simplement l’état de votre âme et la disposition dans laquelle vous êtes à votre confesseur, faites simplement encore tout ce qu’il vous dit et acceptez comme venant de Dieu la parole d'espérance et de forcé qui vous sera donnée.

* Voici, du reste, ce qui peut constituer l’état de péché : Une religieuse se rendrait coupable de péthé mortel alors seulement que‘: to. par ‘un mépris formel elle transgresserait ses règles, et qu’elle refuserait obstinémemt de s’y soumettre parce que, dit-elle, ce sont:des bagatelles.— Il en:serait autrement si elle ne les observait pas uniquement parce qu’elles sont:

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trop délicates ou augmentant vcs forces de manière à vous rendre habitueilement triomphante.— Veillant sur vous comme le prêtre veille sur les vases d’or du sacrifice, qu’il conservent à l'abri et qu’il préservent de tout contact profane. — Mesurant avec une sagesse et une affection toute paternelle l'épreuve qui doit vous purifier et vous perfectionner.

Grâces d'encouragement. Faisant entendre à votre âme ces douces paroles d'affection, de force, de paix réservées à l'intimité, — écoutant plus volontiers vos prières et vous faisant plus qu'aux autres sentir sa présence, — se montrant à vous le père le plus dévoué, la mère la plus tendre, l’ami le plus fidèle. — Vous consolant dans vos tristesses, vous

de peu d’importance, sans y attacher aucune idée de mépris et que cette inobservance ne fut que passagère. Elle est censée passagère alors même que par un effet de l'habitude on retombe souvent dans la même faute quand on fait fréquemment des efforts pour se corriger.

20. Si elle avait l'intention formelle d” ne point tendre à la perfection et de s’en occuper en aucune manière.

30. Si, par son relâchement et son mauvais exemple, elle était un sujet de scandale grave pour les autres, les portant à se relâcher de la règle en choses importantes.

Or sur tous ces points le confesseur, si vous êtes sincère dans l’aveu de vos fautes et de vos dispositions, voit plus clair que veus; et, si vous êtes soumise à

aire ce qu'il vous demande, soyez assurée que vous vivrez dans l'amitié de Dieu.

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relevant dans vos chutes. vous pansant luimême dans vos plaies et vous faisant trouver autour de vous des cœurs aimants et dévoués à qui il aura donné pour vous son amour et son dévouement.

Grâces de direction: Vous instruisant dans l'oraison en vous apprenant le bonheur de l’obéissance, les joies de la pauvreté, les ravissantes beautés de la chasteté, vous détachant peu à peu de toutes choses créées, et vous faisant tendre tous les jours à une union plus forte et plus complète à sa volonté divine ; de telle sorte que si vous êtes dorile, que si vous vous serrez d'autant plus à Dieu

que vous serez plus agitée, comme l’enfant se

serre plus fortement contre sa mère quand la peur augmente en son âme, votre vie sur Ja terre sera presque une vie du Ciel et vous pourrez, comme St.-Paul, dire avec vérité :

Ce n'est plus moi qui vis c'est Dieu qui vit en moi. ‘À qui se donne à Dieu, écrit Mgr.

l’évêque de Rodez dans une lettre à ses religieuses, Dieu ne ménage pas ses retours ; sur qui lui soumet son cœur, Dieu fait pleuvoir ses faveurs et multiplier ses bienfaits. Vous avez dit au jour de vos saints transports et des saintes donations de vous-même: Venez à moi, vous serez mon tout et le terme de mes désirs. Par une juste réciprocité, où vous êtes les gagnantes, car ses dons ne peuvent être comparés aux vôtres, Dieu vous répond :

Je serai tout à toi, je remplirai toutes tes asptiralions et tous tes vœux: erit omnia in

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