Avant la profession
1. L'Eglise exige, pour la personne qui désire être reçue dans une communauté, un temps plus ou moins long de postulat pendant lequel sont examinés l’état de sa santé, ses aptitudes naturelles, la nature de son caractère, les motifs de son désir, les difficultés que peuvent présenter sa famille.
2. L’âge au moins de seize ans, et cet âge doit être pris dans toute la rigueur mäihématique.
3. Un an au moins, et un anrigoureusement complet de noviciat (quelques communautés exigent plus d’ün an). Pendant ce temps l'aspirante à la vie religieuse, revêtue du saint habit vit séparée même des sœurs professes
‘sous la dépendance d’une maîtresse qui ne la
perd jamais de vue et a pour mission de l’examiner plus minutieusement que pendant le postulat—d’éprouver son caractère et sa vertu
—e la former à l’obéissance, à la pauvreté, au renoncement, à l'esprit intérieur, — de faire sur son caractère et sa volonté ce que fait un maitre habile qui désire former à son
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travail un ouvrier qn'il aime (1). La maitresse doit fréquemment, pendant cette année de formation, rendre compte à la supérieure de tout ce qu’elle a remarqué dans la novice.— De son côté, la novice étudie la règle, en fait pour ainsi dire l'essai et examine si la com-
(1) Elle est bien délicate et bien difficile la charge de mailresse des novices... C’est presque sur elle, on peut le dire, que repuse l’avenir d’une communauté. Nous n’avons pas ici à dire les vertus qu'elle doit avoir et la condute qu'elle doit tenir envers ses novices, nous voulons seulement, pour faire comprendre les soins apportés à la formation des religieuses, indiquer les points sur lesquels elle doit insister dans ses instructions de tous les jours. ‘
Ne l’oublions pas, la formalion de l'âme et du caractère se fait comme la formalion de l'esprit : par des enseignements minutieux, patiemment expliqués, fréquemment répétés, par des actes de tous les jours en rapport avec ces enseignements. ,
1. La maitresse doit inspirer à ses novices la crainte de Dieu qui les retiendra dans leur devoir alors même qu'elles seront seules et leur fera éviter avec soin le péché et les occasion du péché.—L'’humilité qui les tiendra dans l’obéissance, leur apprendra à se laisser corriger et gouverner, fera taire en elle toute révolte intérieure et tout murmure.et les rendra suriout souples sous la main de Dieu agissant direclement par des épreuves ou indireclement par les supérieurs. L'amour de Jésus-Christ qui les portera à la prière, au respect dans l'église, à l’amour de l’Eucharistie et à l’observation de toutes les prescriptions pour se préparer dignement à la communion.—L'amour du prochain enfin, qui les rendra douces, complaisantes, dévouées, supportantes. |
Ce sont là les vertus qui font la chrélienne, et il fuut étre chrélienne avant d’élre religieuse. ur
La vie intérieure ne peut subsister que sur le fonde-
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pas au-dessus de ses forces.
4. Le consencement de la communauté dans laquelle l’aspirante à fait son noviciat et qui par conséquent l’a vue à l’œuvre et a su les renseignements recueillis par la maîtresse.
5. Un examen par lequel le supérieur ecclésiastique délégué par l’évêque se rend compte des dispositions de la novice, des motifs qui l'ont poussée à entrer dans la ment de la vie chrétienne et les lectures pieuses et ascétiques ne sont vraiment utiles qu’autant qu’elles trouvent dans l’âme la doctrine catholique, c’est-à-dire le caléchiisme compris et aimé.
2. Elle insistera sur les marques d’une vocation divine, disant qu'on ne doit venir en communauté que pour Dieu, Dieu tout seul; ne se proposant qu’une seule chose : se donner à Dieu pour le servir de la manière qu'il le voudra—expier ses péchés—préserver son âme des dangers qu'elle trouvait dans le monde, —et puis £agner le Ciel ; elle répètera que tout motif humain qui dominerait dans la détermination d’une novice la rendrait malheureuse toute sa vie et qu’il serait préférable pour celle qui ne se sentirait pas la volonté sérieuse d’être à Dieu et l’humilité nécessaire pour se laisser former de retourner dans le monde.
3. Elle développera avec amour sans doute les avantages de la vie religieuse, mais elle en dira aussi les peines ; elle ne cachera pas que de violentes tentations viendront assaillir la religieuse, que des dégoûts et des ennuis àccableront son pauvre cœur, mais elle montrera où l'âme désolée peut trouver force et consolation : Auprès de Jésus-Christ pour lequel seul.elle est venue au couven!, et elle indiquera comme remède souverain à toute angoisse et à toute lassitude : {a grue au pied du labernacle et l'épanchement filial dans e cœur de sa Supérieure.
cune de ses actions est vue, connue, appré-
communauté et s’enquiert surtout si elle fait” sa profession en toute liberté.
6. Un signe extérieur, c’est-à-dire la formule des vœux prononcés en présence de l’évêque ou de son délégué, en présence aussi de toute la communauté qui est là réunie, comme dans une famille tout le monde est réuni au jour de la naissance d’un enfant, et qui est témoin de sa consécration.
En vérité pourrait-on exiger davar'”se pour s'assurer des dispositions d’un sujes : Et ne peut-on pas dire que la personne ainsi éprouvée, ainsi examinée, ainsi formée aura
toutes les vertus qui apportent dans une famille la paix et la joie ?