‹ Le livre des professes [microforme] (volume 3)Chapitre 27 sur 49 · TAPER V · texte numérisé non relu

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anges ; il est si limpide et si perçant qu'il pénètre au-delà de toutes les beautés sensibles, jusqu’à l'incorporelle beauté ; il est si suave et si serein, que rien ne le trouble ni ne le courrouce, et qu'il a des regards toujours paisibles et bons, même pour d’insolents agresseurs. Elle est si modeste, la jeune Vierge, que son seul aspect chasse les pensées honteuses, déconcerte et fait rougir le vice. De même qu'une servante aux gages d'une femme honnête et distinguée, contracte même à son insu les manières nobles et vertueuses de sa maîtresse, ainsi le. corps même de la Vierge participe à la chaste élévation de son âme. Le regard, la parole, le maintien, la démarche, tout s’harmonise avec l’âme et en retrace la beauté. Comme le parfum s'échappe du vase et répand au loin ses suaves senteurs, ainsi la virginité se répand par tous les sens de la Vierge, embaume au dehors de ses parfums enfermés au dedans. La modestie, comme un frein d’or dirige les mouvements de tout son être : sa langue, afin qu'aucune parole inconvenante ne s’en échappe; ses yeux, afin que rien n’en ternisse la pureté ; ses oreilles, afin d'en écarter à jamais toute mélodie lascive. Sa marche elle-même activement surveillée, n’a rien de prétentieux ou de nonchalant, maïs est simple et naturelle.

Loin d'elle les richesses de la toilette, les rires : bruyants, l’éternelle dissipation ; une gravité | douce et imposante est empreinte sur son

visage, où respire plutôt la tristesse que la Joie. ” a

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