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Les ennuis, les peines, les contradictions.
Les supporter avec paix quelque üculoureux et quelque longs qu’ils soient. — Dieu les permet, Dieu quelquefois les envoie directement ;—ils ont toujours une vertu sanctifiante.— Etre insensible n’est pas possible ; étre soumis, résigné, patient est toujours possible à l’âme qui vit unie à Dieu ;--une journée sans quelque peine n’est pas meiileure pour le ciel.
Les pénitences faites en public.
Ce sont celles qui sont imposées au chapitre des coulpes ou à l’occasion de quelque faute accidentelle, ou même qui sont simplement autorisées par la supérieure: prier les bras en croix, souvenir de l’attitude douloureuse et de la prière de Jésus sur la Croix ; — baiser les pieds de ses sœurs, souvenir de Jésus se prosternant aux pieds de ses apôtres et leur lavant les pieds, même à Judas ; — baiser la terre, souvenir de Jésus accablé et tombant à terre au jardin des Olives ;—se prosterner à la porte du chœur ou du réfectoire pendant que la communaulé passe, souvenir de Jésus chargé des péchés des hommes et s’humiliant profondément devant son père.—Faire toutes Ces pénitences avec ponctualité, simplicité, esprit de foi.
Charité. | Douce,—compatissante, —officieuse, —préve-
nante,—point de rapports, —point de médisance,—point de raillerie,—souffrir tout et de tous, éviter de faire souffrir les autres,— savoir s’humilier pour rendre un service et pour l’accepter simplement,—pardonner avec générosité, —ne jamais garder la moindre rancune.
Obéissance.
À tous ceux qui ont l’autorité, sans distinction,—sans délai,—sans réplique, —sans mure mure.
Chasteté.
Sans contention mais précautionnée, -— garde des sens,—crainte des moindres licences, — fuite des occasions dans nos rapports avec nos sœurs, avec nos parents, au parloir, avec nous-mêmes quand nous sommes seules.
Pauvreté.
Dépendance dans les moindres bagatelles, —se passer de tout ce qui n’est pas absolument nécessaire et pour le nécessaire toujours moins que plus ; chercher à se simplifier en toute chose, mais ne jamais se singulariser.
Union avec Dieu.
Voir Dieu habituellement: près de nous,
avec nous, au-dedans de nous ;—voir Dieu près de nos compaägnes et dans chacune de
nos compagnes,—le voir dans nos superieurs, prati
—dans nos enfants,—dans nos malades,—voir en Co surtout Jésus-Christ dans le Tabernacle,—de Et là : respect habituel,—paix habituelle,—joie À parfa habituelle. était-
Oh! qu’elle est heureuse l’âme qui tend à ma fa remplir ainsi chacune des heures de sa jour- E se p née et à accomplir, avec les intentions indi- d'imp quées, les actions qui remplissent ces heures! Æ sacrif
que de mérites dans la plus petite des œuvres —Eta qu'elle fait! que de gloire rendue à Dieu! £Æ pourr que de grâces attirées sur la communauté, k est pes sur la ville où réside cette communauté, sur LE quille l'Eglise tout entière ! est d’a
Pour exciter votre ardeur et secouer votre Æ Sainte lâcheté aux heures de défaillances, lisez lentement la réflexion suivante :
Pourquoi ai-je quitté le monde? N'est-ce pas parce que je me sentais lâche dans mes devoirs, n'ayant rien qui me forçât à les remplir ?—parce que j'avais de graves raisons de me méfier de mon imagination que rien ne retenait, de mon cœur que le monde captivait, de mes sens qui peu à peu m'entraînaient,— parce que en un mot J'avais peur de me damner ?—Et ici, est-ce que je voudrais encore vivre dans la crainte de me damner? Ah!
cette crainte, elle serait fondée, si je négligeais ma règle, qui me force à remplir les devoirs de mon état; si je me mettais peu en peine d’être obéissante, ponctuelle, pieuse, de capliver mon imagination, de retenir mes sens, d'employer en un mot les moyens si utiles, si
Le Avives et tion qu à lunio fable et
Pr
rs, pratiques, si certaine que je suis venue chercher
Dir en communauté.
de Et si je ne veux pas être plus sainte et plus
ie D parfaite que je n’eusse été dans le monde, était-ce la peine d'abandonner mes parents,
dà ma famille, mes biens et cet avenir riant qui
ur - se présentait à moi? — Etait-ce la peine 1di- d'imposer à ma famille une douleur et un es! sacrifice dont elle sent encore l’amertume ? res D —Etait-ce la peine de renoncer à ma liberté
eut | pour me soumettre à une règle qui après tout uté, est pesante ; de laisser ma vie calme et transur à quille pour une vie de labeur incessant et qui
est d'autant plus pénible que je suis moins otre f sainte ?