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Les créatures en général

Vient une heure quelquefois où il semble que les lois du monde soient changées à l'égard des âmes que Dieu veut spécialement éprouver. Rien ne leur réussit. Les choses les

lus simples cessent de l'être et se hérissent à difficultés ; la moindre entreprise qu'elles essaient se heurte contre des obstacles äinsurmontables; tout ce qu’elles touchent

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érit entre leurs mains et ces résultats toujours malheureux, même là où la prudence la plus vulgaire les prévoyait heureux, finissent par pro uire chez elles une telle timidité qu’elles n’osent presque plus ni rien dire ni rien faire.

Sans doute tout ce que nous venons d'écrire dans ce paragraphe rest pas ordinaire: nous avons cru devoir le dire cependant, et quoique nous n'ayons pas exposé cet état particulier à quelques dmes dans toute son étendue, nous avons l'espérance, qu'avec la grâce de Dieu, ces pages rassureront quelques âmes, en leur montrant seulement une épreuve là où peutêtre le démon leur montrait un abandon de Dieu.

III. Conduite générale dans les accusations portées contre nous.

1. Ne pas s’excuser dans les petits reproches de tous les jours sur notre peu de soin, notre peu d'ordre, notre peu de régularité.—Ne pas s'excuser non plus dans une réprimande publique.—Laisser l’humiliation faire dans notre âme son œuvre de purification et de perfection. Quand il semble qu’il y a cependant de graves motifs de ne point se laisser condamner sans réponse, ne pas agir avant d'avoir demandé conseil et d’avoir recouvré la liberté et le calme du cœur.—En principe ne point improviser une excuse—Oh! qu'il est plus sage et plus saint, à l'exemple de tant de saints calomniés et de saint François de

Sales entr'autres, de laisser à Dieu le soin de

nous justifier, de continuer sous le poids du soupçon ou de la calomnie notre vie régulière calme et paisible et de dire avec gair: Dieu est le maître de ma réputation; s'il voit qu’elle me soit nécessaire, il saura bien me la rendre.

2. Ne parler des humiliaiions reçues qu'au directeur de sa conscience pour apprendre à les supporter ; ne jamais laisser échapper un mot de critique ni de défaveur sur les auteurs de ces peines.

La consolation du ciel descend au milieu de ce silence de l’âme, au pied de l'autel, dans le paisible silence de l’oraison. Ne vouloir que Dieu seul pour consolateur c’est gagner le cœur de ce Père miséricordieux et attirer ses plus intimes caresses.—Au reste les consolations des hommes sont plus qu'impuissantes à soulager le cœur ; elles y creusent le vide ; elles en souillent les affections ; elles ouvrent la porte à beaucoup de défauts. Les consolations célestes au contraire amènent Æ aveci elles l'humilité, la charité, l’obéissance, la mortification, la patience, la paix profonde : Je me suis souvenu de Dieu, dit David, et j'ai été consolé. (Ps. 76.)

3. Quand vous serez accusée justement pour quelque faute que vous aurez commise, dit S. Grégoire, humiliez-vous profondément ; si l'accusation est fausse, excusez-vous douce:

ment, niant d’être coupable, car vous devez cette révérence à la vérité et à l'édification ; mais si.on continue à vous accuser, ne vous troublez nullement et remettez votre réputa-

ids du tion entre les mains de Dieu : vous ne sauriez jgulière la mieux assurer.—Soyez bien convaincue de Dieu est R ce mot de ©. François de Sales: Le mal et elle me À l'affliction sons abjection enflent bien souvent le re, cœur au lieu de l'humilier.

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auteurs LES TENTATIONS,

1 milieu La tentation proprement dite est tout ce qui é.

tel, dans L sollicite au péc Listes Elle a pour Cuuse l’inclination au mal qui ge er Rest en nous,—la malice du démon,—/lattrait 6 AAIIT des créatures, —les mauvais exemples. les con- " F vimpuis- Pour une âme qui aime réellement Dieu susent Le & Cest une rude souffrance que cet éfat de tens: elles & tation quand il est porté à un certain degré ts, Les & ou d'intensité ou de continuité. Elle se sent A poussée au mal avec une violence qui lui amènent AE HAPRUE + Pi éissance, semble quelquefois irrésistible; il lui semble FEU ) : : F ofonde : Ruelle veut le mal, qu'elle fait même le mal,

«’ elle sent cependant qu'au fond de son être 4 elle aime Dieu, qu'elle ne veut pas offenser Dieu, qu’elle préférerait mourir mille fois plutôt que de lui déplaire, mais tout cela est confus ; elle ne peut se rendre compte si réellement elle n’a pas offensé Dieu; alors, comme à $, Paul, la vie lui est à charge ; elle désire mourir, elle demande à Dieu d’être délivrée de ce corps de mort... et Dieu lui répond Ma grâce te suit !.. Oh! oui, c’est une

A, et j'ai

ent pour ise, dit ment ; S!

s douceus devez fication ; ne vous réputa-

épreuve bien douloureuse que cet état de tentation !

Ni Nous dirons : | le ML HE 1. Les motifs pour lesquels Dieu permet la E ” ile tentation.

Pipe AL 2. Les différentes sortes de tentations. FERA 3. La conduite pratique à tenir à l’éaard des | Dal tentations.

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