La maladie est un trésor pour ceux quil
soignent le malade.—Ils peuvent gagner des mérites immenses par leur charité. Oh! qu je suis consolé, disait sairt François de Sales dans ses maladies, de voir la peine que ce pauvres gens prennent auiour de mot ! par leu service et leur charité ils gagnent le ciel !
CC , que la visite et le soin des malades es
une des principales œuvres de miséricord évangélique ; elle est d’une si grande vale qu’elle est entrée dans les considérants dl
cette sentence solennelle de félicité que Notr
Seigneur voulut d'avance rédiger et notifiek au monde en faveur des bien-aimés de s0 Père pour n'avoir plus qu’à la prononcer à jour des suprêmes justices: J'étais malad infirme, et vous m'avez visité.=—Oui, c'est Jésui Christ qui est malade dans cette chamb
c’est Jésus-Christ qui est couché dans ce c'est Jésus-Christ yus vous visitez etque vo
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soignez, c'est à Jésus-Christ de payer votre visite el vos soins, ét comme il les paiera largement et magnifiquement |!
Illusions dans la maladie,
Le démon ne pouvait pas, sans résistance, laisser aux malades la jouissance de tous ces avantages ; sans doute 1l ne poussera pas tout d'abord à la plainte, au murmure ou au dépit, la religieuse que Dieu vient de frapper, mais il suscitera une foule de prétextes pour dimnuer à ses yeux les avantages surnaturels de son état et accroître son ennui; voilà pourquoi l’Imitation dit cette parole: L'infirmité end peu de personnes meilleures.
1. L’amour-propre dit à la malade q w’étant à charge à ceux qui lentourent, elle doit jouhaiter ardemment qu'ils soient délivrés les soins qu'ils lui rendent ; ce n’est pas pour lle qu’elle le désire si vivement et quelqueois si impatiemment, mais pour ces pauvres œurs qui se fatiguent et qui se tuent ; — omme si Dieu ne savait pas tout cela; et omme £‘: le salut des sœurs garde-malades d'était pas attaché aux soins qu’elles donnent. 2. L’amour-propre dit à la malade que l’im-
bossibilité où elle est de remplir ses devoirs
a rend inutile à la communauté ;—comme si me communauté pouvait être mieux proégée et mieux servie que par la croix de
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Jésus-Christ apportée au milieu d'elle ; comme si ia prière aimante et résignée d’u malade n’attirait pas sur la maison autant :: profits qu'un travail actif pourrait lui en porter. —Une malade, tout comme celle q se porte bien, a une mission à remplir :
sanCtification à elle et la sanctification & autres. Lesmoyens qu’elle doit employer so ses souffrances, son ennui, son délaissemen ce sont Là ses outils de travail et, si elle 1 emploie bien, elle verra que, dans la balan de l'éternité, ses journées d’une inutilité a parente ont profité à sa communauté plus qt le travail qu’elle aurait fait. 1 3. L’amour-propre dit à la malade qu; serait plus utile pour elle de prier et de suivif la communauté que de souffrir, —comme ce qui est préférable n’est pas ce que Dieu veu On est agréable à Dieu par ce qu'on a el no par ce qu'on n’a pas.
4, L’amour-propre dit à la malade qu'elle à craindre de scandaliser ses sœurs par lé plaintes que lui arrache la souffrance ; comme si les sœurs ne savaient pas que sensibilité naturelle n’ôte rien à la résignæ tion. La douleur faisait quelquefois pouss@y à sainte Catherine de Gênes des cris à fendà
dissimuler à ses yeux l’héroïisme de sa vert
Le B. Henri Suzo dont les austérités folotre frémir, éprouvait parfois des souffrances lieu, lui arrachaient des hauts cris qu’on entend
de la rue.
d’elle ; : Ré ondez à t née d'u .: "P oute pensée qui Hit 14 : autant :: n'aflige voire résignat{on . Horn teit di- HUE tluienc Eur EM :,J° VEUT lout ce qu'il veut Pr onde ee > celle q EMpS qu'il le veut! ? a (UML “emplir : 1: ; | cation d IIL NL CLICS l ployer s0 Conso; | 44h00 LU TE laissemen nSeils pratiques dans la maladie RME si elle | ù OS | la balan 1. Pour la piété SUR E autilité af y em til | ; ettez-vo : 14 té plus quonfessant FRA avec le bon Dien vous ar) |] Bonne le cale vous le Pourrez. Rien I al, 1 {! alade qu'Aysiques, con”. "êmMe pour les doblause Se 41] etdesuiviS Dieu. ”? mme la paix de l'âme et ns AA | —comme À Acceptez la « ie e Dieu veu l
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avoir à la portée de sa main son crucifix et
son chapelet; c’est une pieuse coutume & E :
tenir son chapelet entouré à son bras, ( Si c’est l'usage, recevez volontiers, aux heu Æ / res de prières de la communauté, la sœur qui viendra près de votre lit dire son chapelet à haute voix ou faire sa lecture spirituelle. -Æ c Unissez-vous au moins, par la pensée, au F exercices de la communauté. C p1 2, Pour les remèdes. sa se Prenez tous les remèdes qui vous sont or donnés et surmontez la répugnance que pour de rait vous causer leur amertume, dans la pen lé: sée de vous unir à Jésus abreuvé de fiel. tio
Soyez cependant assez simple et assez humb} pour manifester vos répugnances,pour demaï der les choses dont il vous semble avoir besoi pour exprimer un désir dès qu’on vous le d mande. Jésus sur la croix a dit qu’il aval soif.
Attendez tranquillement de la bénédictioh
blez point s'ils n’opèrent pas votre guériso aussi promptement que vous le voudriez. me Soyez toujours bonne pour accueillir ce env qui viennent à vous, reconnaissante pour I& EF services qu'on vous rend, patiente pour là ui souffrances occasionnées par les pansemenBavo ou les retards que wetiront quelquefois v@}ust sœurs à vous servir où à vous soulager. | Une question importante se présente ic
cifix et B Une personne consacrée à Dieu à qui il survient EEE
ume de B Une maladie que la pudeur craint méme de dé. 12% 1
| couvrir, peul-elle se faire voir aux hommes de NOEL El 4
uxheu D Part et y est-elle obligée ? then
ur qi 1: Elle le peut : ER
sœur qui peur, AE
apeletil Parce que l'art du chirurgien ou du méde- RQ ENEE |
uelle. -W cinet les remèdes viennent de Dieu et que la di Up ANS
sée, aim Providence les a également établis pour tous : NL C'est le Très Haut, dit l'Ecclésiastique, qui a MT
produit de la terre tout ce qui guérit; l’homme
sage n'en aura pas d’éloignement, mais ils’en . ". \]
, servira dans le besoin. (xxxvit 4.) Set 1
s sont oO" Parce que les conseils ou les répugnances Le ‘ (| que pou’ de la pudeur ne sont point un sentiment plus one ln | légitime que le désir de la propre conserva- (7: || Ni de fiel. -J} tion. Gr PIE) | 7 humb* 2, Mais elle n'y est pas obligée : HR TE l urdemailf Parce qu'il n’est nulle part ordonné de re- AURONT | oir besoilf courir dans les maladies au secours de l’art 4 ÿ: » 1| ous le d et des remèdes. { Le. il qu'il ava Parce que s’il est permis à certaines per- CALPPTES |
sonnes de se livrer par esprit de pénitence à LAN des mortifications qui peuvent abréger leurs da |
énédictio ‘ UC:
jours; il doit l'être de renoncer, par un mo-
vous tro
* LL 2) * cc ein
guérisd üf au moins aussi noble, à certains soulage- pit idriez- ments dans les maladies que le bon Dieu a re eillir cell envoyées, la mort dût-elle s’en suivre. ie im e pour I@ Parce que la pudeur qui se trouve ici jointe Rat n ge pour | jàun grand amour pour la virginité, peut (ER He ansemen avoir ses martyrs, Comme la foi, la charité, la : or “+
uefois ‘4 justice ont les leurs.
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PARAGRAPHE SECOND, Les infirmités.
Entre les maladies et les infirmités, dit Mgr de Ségur, il y a cette différence que les premières sont plus ou moins passagères, tandis que les secondes sont un étal permanent.
L'infirmité est ordinairement moins douloureuse que la maladie; mais à cause de son caractère de continuité, elle est d'ordinaire beaucoup plus pénible, plus difficile à supporter. Dans l'épreuve de la maladie, c’est l'impatience qui est le plus à redouter: dans lépreuve de l’infirmité, c’est plutôt le découragement, la tristesse, et une espèce de routine qui nous habitue à porter la croix d’une manière banale, sans prier, sans nous sanctifier.
Ilya des infirmités de toutes espèces, et l'on ne sait en vérité quelle est la plus désagréable. C’est comme le velours: rouge, vert, bleu, noir, violet, etc. chaque couleur est si belle, qu'on ne sait à quelle pièce donner la préférence. Les aveugles, les sourds, les muets, les paralytiques, et tant d’autres qu’il m'est pas besoin de rappeler, sont de pauvres infirmes, dont tous les bons cœurs ont compassion.
Quelle qu’elle soit, l’'infirmité est pénible, très pénible en elle-même ; et souvent elle le devient davantage encore, soit parce qu’on ne veut s'empêcher de se comparer à tout propos
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à ceux qui n’ont pas notre infirmité, soit à cause de mille petits accidents quelque peu ridicules, auxquels on ne saurait échapper quaud on ne voit pas, quand on n'entend pas, quand on bégaie, quand on est contrefait; en un mot, quand on est infirme.
Aucun état ne prête autant au mérite que l’état d’infirmite, C'est une privation de tous les instants; etlors mème qu’elle ne serait point douloureuse, elle constitue cependant linfirme dans un état forcé de renoncement, de mortification, de pénitence, auquel il suffit de se résigner d’une manière très ordinaire, pour mériter beaucoup devant le bon Dieu.
Si l’on accepte cet état avec une foi vive, avec un vrai amour, il est aisé de concevoir combien l’infirmité devient sanctifiante et facilement sanctifiante. Oui, facilement; car il suffit de dire Amen de bon cœur, et de faire de nécessité vertu.
C'est là ce qui explique comment des âmes très ferventes désirent l’infirmité, et, loin de s’en désoler quand elle se présente, l’accueillent comme une amie. J’ai connu au séminaire de Saint-Sulpice un saint directeur qui était sur le point de perdre la vue. “ Cest une bien grande grâce, me disait-il, et une belle visite de Notre.Seigneur. Seulement, j'espère qu’il n’en restera pas là ; et qu'après m'avoir rendu aveugle, il me rendra sourd. Que ce
serait bon de ne plus être distrait du bon
Dien !” Et le saint hommesouriait doucement.
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