L'OBÉISSANCE DÉIFIE L’AME
L’obéissance fait devenir l’homme l'enfant le Dieu, l'héritier de Jésus-Christ. C'est Jéus-Christ lui-même qui nous apprend l’étroite ion que par l’obéissance une âme contracte vec lui.
Celui qui fait la volonté de mon Père qui est x cieux, dit-il, celui-là est mon frère el ma pur et ma mère (Math. x1r, 50). Cette parole, uelque étrange qu’elle paraisse, se conçoit cilement. Obéir à Dieu c’est se dépouiller de n esprit à soi, de ses sentiments, de; sa.vos nté pour mettre à leur place l'esprit, lessen-
timents, la volonté de Dieu: c’est, comme kE | dit énergiquement Clément d'Alexandrie, étre Æ }, un Dieu revétu de chair. Nul peut-être n’a mieux compris cette vérité que $S. Ignace, l’illustre È fondateur de la Compagnie de Jésus, celuiE , qu'on a appelé le grand saint de l'obéissancÆ à ‘“ L’obéissant, écrivait-il, dépasse le niveau Ô
de la condition humaine et s’élance puissam.
| ’ .“hen ment jusqu’au plus haut degré de la gloirE et de Gi dignité. Se dégageant des chaînes dR:, sa propre nature, il s'anit par des liens serrés + et de la manière la plus intime à Dieu le bien je
souverain, dont il revêt ainsi la nature; € comme c’est la coutume de Dieu de rempli »} l'âme de l’homme dans la mesure oùilh
# 4 ® 9 D] Q que trouve libre de ce qui s’oppose à ses effusions
c’est-à-dire de sa volonté propre, il s’ensui gus que quiconque en vient à cette parfaite obé que
\ssance est en droit d'emprunter à l’Apôtrek cette parole qu'on peut nommer la formuk@r;, de la sainteté : Je vis, non plus moi, mais Jésus est en moi.” et.