‹ Le livre des professes [microforme]Chapitre 144 sur 222 · LISE TOUTES NOS ACTIONS · texte numérisé non relu

LISE TOUTES NOS ACTIONS

se ur 1. Une âme obéissante est sûre de faire le se di Wonstamment la volonté de Dieu. Supposons tellementue par un effet de la bonté divine notre [le qu’elle 8€ gardien, se montrant à nous sous une qu'on enorme visible, nous dise en toutes circons-

lances : Dieu veut de toi telle chose à cette

u jour dueure, à le veut de telle manière, je suis près de arist voush POUT le venir en aïde, n est-il pas vrai que aurez faifous ferions avec empressement et bonheur dites-Lui Aout ce qu’il nous dirait ?

L’obéissance est cet ange ; et quand nous aisons ce que nous commande l'obéissance,

votre mi

sé ; Jésus] CO es gilous sommes aussi sûrs de faire la volonté d'avez pal Dieu que l'était Jésus à Nazareth et que

étaient les apôtres instruits par Jésushrist.

2. Une âme obéissante donne à tous ses tes une valeur prodigieuse aux yeux de ieu. Les moindres actions faites par obéisnce ont une valeur infinie devant Dieu et splus grandes faites sans obéissance ne sont en, à ses yeux.— Manger et boire sobrement vec obéissance est une œuvre grande et métoire devant Dieu : jeüner au pain et à l’eau ndant une année entière sans obéissance est rien à ses yeux.—Neitoyer un objet vulire ou balayer une chambre par obéissance,

1e oraisoi omis tell vous ave!

parce qu e par mA ra pas vou us récon

est une grande œuvre devant Dieu ; paroo. rir sans obéissance le monde entier pour % ri. cher l'Evangile n’est rien devant ses yeux.

Après tout, ce que nous appelons gril

qu'est-ce donc aux yeux de Dieu ? Qu'est à nos yeux que ce château de cartes qu'in enfant élève devant nous, auquel il s'inié:

resse vivement, dont il est fier et que nos regardons à peine ? Aux yeux de Dieu, ns grandes entreprises, nos œuvres gigantesqu sont moins que ce château de cartes. C1 l'amour avec lequel on la fait qui donne 18!

valeur à une action quelconque : aime: ‘à obéir sont une même chose.

Aimer, c’est chercher à deviner et à cor rendre la vol'nté de Dieu et s’efforcer 442 ‘accomplir, or, c’est cette volonté divine «il

élève toute action à un ordre surnatuit

Les plus communes, elle les ennoblit ; ls plus indifférentes, elle les sanctifie ; les pl saintes elle en rehausse le mérite etle pi pf Il n’y a rien de ce qu’une créature peut 14}

turellemenñt faire ici-bas qu’elle n’ait le sert

de rendre saint, spirituel, agréable à Di

méritoire. Le dehors, le dedans, tou Ga n

qu'elle touche prend vie et vie immort:ll

8. Une âme obéissante arrive infaill!l ment et en peu de temps à une parfaite sil teté.

La première raison se tire de la naïf même de la sainteté ou de la perfection. /!

saint c’est uniquement faire en tout la voir de Dieu: Or, une âme obéissante ne déi

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)u’esi-c2 S qui 1] g'intéà ue 0 jeu, ni ntesq ii 8. CA nne ik aime !|

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rien, ne cherche rien, ne fait rien que ce que Dieu veut ; elle se lève quand Dieu le veut, elle se couche quand Dieu le veut, elle travaille, elle prie, elle se repose quand Dieu :e

| veut. Elle doit donc nécessairement devenir

sainte et le devenir en peu de temps.

La seconde raison se tire de la conduite de Dieu. Dieu aime unc âme obéissante.— L’enfant qui obéit est toujours aimé, celui qui obéit le plus est aimé le plus.—Dieu agit avec

Lelle comme une mère agit avec son petit

enfant ; il la dirige, il la conduit, il la défend, il prend soin de tout ce qui la regarde. L’en-

| fer et la terre peuvent se conjurer contre elle,

elle est sous la protection d’un Dieu infiniment bon, puissant et miséricordieux, elle peut vivre et mourir en paix |

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L'OBÉISSANCE EST LA MÈRE, LE SOUTIEN, LA GAR- DIENNE, LA CONDITION, LE COMPLÉMENT DE TOUTES LES VERTUS.

dent qu il le prescrit.

Sans l’obéissance, toutes les œuvres, même bonnes en elles-mêmes, n’ont, en réalité, auune valeur devant Dieu. Sans l’obéissance, lit un écrivain ecclésiastique, la charité ellenème est fausse et réprouvée de Dieu, le nartyre lui-même ne lui est pas agréable.

est déplaire à Dieu que de l'aimer autre- Sans obéissance, il y

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a révolte au moins sous quelque rapport; et

la révolte c'est le péché.

L’obéissance, dit expressément $. Augustin, est la mère et le principe des vertus. Elle les fait toutes germer et, comme nous l'avons dit, elle change même en vertu ce qui ne l'était pas,

On ne peut dire, d’une manière absolue, qu’elle est la plus grande des vertus, mais elle les suppose toutes, elle les fait pratiquer toutes, elle les complète toutes.

Elle fait pratiquer {a foi dans ce qu’elle à de plus grand en montrant Dieu dans la per.

sonne d’un supérieur. |

Elle fait pratiquer l'espérance en faisant} attendre la paix, le conseil, la direction de l: parole d’un supérieur sur qui elle compte comme sur la parole de Dieu.

Elle fait pratiquer /a charité dans ce qu’elle a de plus surnaturel en respectant et aimant son supérieur non pas à cause de ce qu’elk Or voit en lui, mais à cause de Dieu qu’il repré sente ; et en se donnant avec générosité À

toutes les œuvres de miséricorde, de zèle a I de dévouement que ce supérieur demande. Æ et le Elle fait pratiquer l’humililé en soumettanÆ doit même son jugement à celui de son supérieur l'es:

Elle fait pratiquer /a prudence en n’agissanlh il ne jamais sans être appuyée sur la parole de soil mom supérieur qu’elle regarde comme infaillible trom pour le salut de son âme. prêt ;

“Humilier son front devant la majesiS Lo suprême de Dieu,c’est obéir. - Craindre d’offerà Pofec

ser le Dieu des miséricordes et d’encourir 4

ort; et@ châtiments du Juge suprême, c’est obéir —

Nourrir dans son cœur des aspirations ferigustin,R ventes pour le Dieu de charité, c’est obéir. les fait Verser des secours dans la main du pauvre et dit, ellkÆ des consolaïtcas dans le cœur de l’afiligé, c’est ait pas obéir ; car tout cela est ordonné.

absolue, Qu'elle est donc puissante, féconde,désirable aais ellk E cette vertu d’obéissance !

ratiquer Pourquoi s’en étonner, c’est la vertu spéciale de Jésus-Christ : Il a été soumis ?

ru’elle à s la per — | faisant CHAPITRE CINQUIÈME.

on de la > compte BONHEUR DE L'OBÉISSANCE, e qu’elle aimant

> qu'eltS On peut dire de l’obéissance ce que le $. La il reprtÆ Esprit dit de la sagesse : Tous les biens me sont:

rosité À venus avec elle. (Sag. vir, 11.)

zèle üÆ L’obéissance apporte à l'esprit la lumière ; nande. Æet l’esrrit sait où il doit aller, il sait ce qu’il nmettaniS doit faire.—Elle lui apporte la sécurité, et périeur.

agissail e de soi faillibl

tromper de route, il le retrouvera toujours prêt à le ramener.

majesit d’offen urir k

lui obéit parce qu'il l'aime ; et Dieu ê

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