‹ Le livre des professes [microforme]Chapitre 145 sur 222 · TES · texte numérisé non relu

TES

l'esprit sait qu'avec elle, il ne se trompe jamais, : . il ne s’égare jamais et que si, abandonnant. # momentanément son guide, il venait 4 se 4!

L’obéissance apporte au cœur le repos dans | Paffection. Celui à qui il obéit, c’est Dieu, et il 4

touraime ce cœur soumis, empressé, dévoué ; et comme Dieu est toujours aussi beau, aussi bon, aussi miséricordieux, aussi juste, le cœur ne se lassera jamais de l'aimer à son tour, et la démeurera toujours dans le cœur.

’obéissance apporte à la volonté la force et la constance ; la volonté s’appuie sur Dieu et Dieu ne pouvant être ébranlé, elle participe de cette éternelle immutabilité. Elle ne veut que ce que{Dieu veut, et comme Dieu veut toujours ce qui est bien et qui est bon, elle vit heureuse au milieu de cette atmosphère de paix, de lumière et de beauté Précisons avec clarté ce que nous venons d’'énumérer seulement pour mieux compren:

dre le bonheur que procure l’obéissance.

Puisque l’obéissance est l'ordre, l’'accomplis sement de la volonté de Dieu, le lien qui bp,

attache à Dieu, l'amour qui porte notre l'ame volonté à Dieu, et l’amour qui attire la volontE de Dieu à nous,—il s’ensuit comme consÆ quence nécessaire que lobéissance est noie bien, notre paix, notre sécurité, notre repose. | noire bonheur ; en un mot, l’obéissance es à, pour nous (e ciel sur la terre. supér jours

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ment miséricordieux, infiniment compatissant et bon et qu’elle nous porte à aimer Dieu et tout ce que fait Dieu, puisque, comme nous l'avons dit, obéir et aimer ne sont qu'une méme chose, —il s'ensuit comme conséquence nécessaire que tout ce que nousdisent nos supérieurs,

| tout ce que nous font nos supérieurs : un

reproche, un châtiment, un refus, alors même qu'au premier abord tout cela nous paraît injuste, —nous laisse dans la paix avec la conviction que Dieu a droit de faire ce qu’il fait et que ce qu'il fait est toujours bon et utile à notre âme.—L'obéissance apaise les agitations du cœur en l’attachant à la volonté immuable

de Dieu, elle arrête les troubles que produit

dans l'esprit la multitude des pensées par cette unique pensée : Dieu le veut !

Puisque l’obéissance est le produit de l'amour, ee finit toujours, quand elle est vraie, par attirer l’amour, et par établir entre

les supérieurs et les inférieurs ces rapports

de commandement et d’obéissance qui ne sont qu'un échange réciproque de procédés d'affection et de bisnveillance. Comment une supérieure n’aimerait-elle pas une sœur toujours disposée à faire ce qui lui est commandé et toujours souriante et gracieuse devant un

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pas pour elle plus prévenante, plus douce,

ordre quel qu’il soit ? Comment ne serait-elle

blus mère en un mot, —e de son côté comment.

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une sœur ainsi traitée n’aimerait-elle pas sa supérieure et ne chercherait-t-elle pas à lui faire plaisir en tout ? Une maison où l’obéis. sance serait ainsi comprise serait un paradis.

Puisque l’obéissance remet la volonté de l’inférieur entre les mains du supérieur qui en répond devant Dieu, quelle sécurité pour celui qui obéit ! ‘“ L’obéissance, dit S. Jean Climaque est une vie sans sollicitude, une navigation sans danger, un voyage fait en dormant.—Vivre sous l’obéissance, c’est placer son fardeau sur lépaule des autres, c'est nager appuyé sur leurs bras et se laisser ainsi aller doucement, sans crainte et sans péril, jusqu’à l'éternité. C’est surtout à la mort, dans ce moment où le démon s'efforce de nous jeter dans le désespoir par le souvenir de nos fautes passées, que l’obéissance nous procure les plus ineffables consolations. Heureuse l’âme qui peut se dire : ‘ Qu'est-ce donc que Dieu pourrait condamner en moi, puisque j'ai fait constamment sa volonté en faisant celle de mes supérieurs ? J’ai sans doute beaucoup de

fautes à me reprocher dans ma vie passée, mais le sacrifice que j'2i fait à Dieu tant de

fois de mon être tout entier a, j'en suis sûre,

tout effacé. Jésus, mon Sauveur, a dit que beaucoup de péchés sont prions à qui a bear

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renoncé pendant tant d'années à ma volonté et à mon jugement pour me conformer en tout à sa volonté à lui manifestée par mes supérieurs. Non, non, mon Dieu, vous ne repousserez pas celle qui vous a toujours obéi.”

Après ces réflexions, ne pouvons-nous pas dire avec le P. Giraud: ‘“ L’obéissance est pour la religieuse une mère, une nourrice, une

amie, une protectrice, une puissante médiatrice ?

Une mère.—C'est elle qui l’a engendrée à la vie religieuse ; elle qui l’a portée dans son sein pendant son noviciat ; elle qui lui a donné naissance au jour heureux de sa profession : elle qui l’accompagnera pendant toute sa vie, qui sera près de sa couche à son lit de mort et qui la mènera par la main auprès du

[Souverain Juge.

Une nourrice.—L'obéissance, avec le lait de

ses bons conseils et de son encouragement, la

fait grandir dans la vie qu’elle lui a donnée comme mère.

Une amie.— Dans ses peines, l’obéissance la console ; dans ses tentations, elle la soutient; dans ses chutes, elle la relève.

Une protectrice. — T’obéissance la préserve de tous les dangers que le démon sème sur sa

battement, l’inconstance, la présomption... et

route ; elle éloigne d’elle l'amour-propre, l'a

i ces ennemis l’attaquent elle lui vient en

aide pour les vaincre ; et avec l’obéissance, la B — religieuse est toujours victorieuse.

Une médiatrice puissante. — L’ohéissance lui rend favorables ses supérieurs après les fautes qu'elle à faites ; elle les rend indulgents pourE D ses torts, pour ses défauts, pour ses imperfetc. tions. — L’obéissance devenue la compagne aimée d’une religieuse lui donne de sa can:deur et de son amabilité, la rend propre à tous les emplois, la fait aimer de tous, l'entoure enfin d’une atmosphère de paix etdebonheur”Æ «y Qu'elle est donc belle, attrayante et utile autre cette vertu de l’obéissance ! dans Elle est le pilote sacré qui veille sur moi! ilS]eme répond de mon âme, de ma vertu, de ma per «p sévérance, de mon salut enfin, et ne me de-Bcrois mande qu’une chose : rester dans le navirEiy Gr qu'il conduit ! le vor Avec lui, je puis vivre en paix, travailler enBlaire paix, dormir en paix ! pouve Avec lui point de troubles, point d'inquiéHprend tudes, point d’appréhensions |! Drier ; Arrivés au port, c’est lui qui parlera pourkt je [ moi, qui répondra pour moi, qui me pareriMépenc de ses grâces et de ses vertus! auteu:

. O divine obéissance, compagne de Jésus ans : je me livre à toi, je m’abandonne à toi! FaïBribun de moi ton disciple, ta sœur, ton enfant ! essité | esse :

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