‹ Le livre des professes [microforme]Chapitre 16 sur 222 · MARS · texte numérisé non relu

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Et si Jésus-Christ est tout cela pour tous les l'ex chrétiens, il l’est d’une manière plus stricte dé pour vous, religieuses, qui avez tout quitté pour ne le suivre, et qui vous êtes attachées à lui pour on étre ses servantes. de s

Jésus-Christ, étant Dieu, a mis dans toutes De ses pensées et dans toutes ses actions, une | Obs perfection que nous n’atteindrons jamais sans | ‘2m doute, mais que nous pouvons et que nous devons suivre de loin, tendant à nous en rapprocher davantage. $. Paul veut que nous et que

l'imilions lui, comme il a imité lui-même Jésus- pres Christ ; il veut surtout que nous soyons dans ” est les mémes sentiments et dans les mémes disposi- D F7 c

tions que Jésus-Christ. (PHiL. 11. 5.) d'épre

Or, les sentiments et les dispositions de Jésus-Christ qui nous serviront âe règle dans : la pratique de la vie religieuse, les voici :

Jésus-Christ ne s’est jamais cherché lui-méme:; Quoiqu jaruais il n’a eu en vue ses intérèts person-] 1 Cor nels, ni temporels, ni spirituels.—Il n’a jamais fait aucune action pour plaire aux hommes:

il ne s’est jamais abstenu d'aucune bonne Te du action dans la crainte de leur déplaire ;— Dieu, : SSusseul, sa gloire et sa volonté ont été ’uniqug; ti le pl objet de sés pensées et de ses sentimenig, 7€ se l'unique règle de sa conduite. Il a tout sacrifid 1" Conc tout sans aucune réserve, aux intérêts de soh, °S r Père. | FHvreté,

Jésus-Christ a fait consister /a piété dans I # Fr qi dispositions intérieures; non dans des sen, , "5 pa ments vains et illusoires, mais daps des sen, une cc ments sincères, efficaces, toujours suivis ( Pèce de

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Dieu, plus favorable au salut ; il a enseigné que se croire plus que les autres,parce qu’on est né grand, noble, puissant, qu’on a autorité sur eux, est une erreur, une source de bien des fautes.—A l'exception des plaisirs naturels que le Créateur à atlachés à certaines actions, et dont l’usage est soumis aux règles les plus sévères, il a méprisé absolument tous les autres genres de plaisirs qu’on recherche avec tant de fureur, et il s’est interdit même les plus innocents. Le travail, les courses apostoliques, la prière, l'instruction de ses disciples et des peuples, ont rempli tous les moments de sa vie.

Jésus-Christ a été bon pour tous, bon pour les petits enfants, bon pour ses disciples plus aimants que les autres, bon surtout et plein d’une tendre compassion pour tous ceux qui souffraient et qui étaient malheureux même par leur faute ;—avec Magdeleine, avec la Femme coupable, avec la Samaritaine, il a été d’une bonté qui étonne.--Le père de

l'Enfant prodigue, c’est lui; le bon Pasteur

courant après la brebis égarée, c’est lui : le Samaritain charitable, c’est lui.

Jésus-Christ a supporté avec une douceur inaltérable les défauis et la grossièreté de ses apôtres. A considérer les choses selon nos idées, combien ne devait-il pas souffrir d’avoir à vivre avec des hommes si imparfaits et si ignorants des choses de Dieu ? Le commerce avec le prochain est peut-être une

des choses les plus difficiles et qui coûtent le

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plus aux saints. Plus ils sont élevés en Dieu, plus ils ont besoin de condescendance pour se rabaisser, pour se proportionner, pour dissimuler, pour excuser dans les autres mille défauts dont ils s’aperçoivent mieux que personne. Ge point est d’une pratique continuelle, et de la conduite qu’on tient à cet égard dépend ce qui rend la vertu aimable ou rebutante. |

Jésus-Christ a souffert de la part de ses ennemis lous les genres de persécution, et il les a soufferts avec paix. L'heure venue où il devait tomber entre leurs mains, il a laissé agir leurs passions qu’il regardait comme les instruments de la justice divine. Il s’est tù quand il les a vus obstinés dans leur malice ; il n’a pas cherché à se justifier, ce qui lui était si aisé ; il s’est laissé condamner ; il les a laissés jouir de leur prétendu triomphe ; il leur a pardonné, il a prié, il a versé son sang pour eux.

Voilà dans ces quelques lignes la pratique de l'esprit religieux; et cette pratique n’est pas celle que les illusions vont nous montrer impraticable, intolérable, génante ; elle est simple, elle est facile à saisir, facile à mettre en œuvre. Elle est toute là : regardez et faites selon ce modèle. Rien dans ce tableau qui dépasse la force humaine aidée de la grâce, et si. Jésus-Christ a eu à souffrir des douleurs inouïes, il ne les a pas directement cherchées, il les a acceptées, et Dieu les a mesurées à ses forces divines. Dieu agira ainsi pour vous,

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toutes les fois qu'il vous ménagera une épreuve.

Elles le possèdent cet esprit religieux, ces grandes âmes si heureuses dans le cloître, loin de toutes les fêtes humaines, auprès des ma:

lades, des pauvres, des enfants ; loin de toutes les joies et de tous les honneurs humains.— Ecoutez le portrait que trace d’elles un pieux et savant évèque. Puaisse chacune de vous se reconnaitre dans cette page éloquente.

‘ Une religieuse, c’est une âme noble, grande, généreuse que le choix de son Dieu, l'appel de son divin Epoux remplit de reconnaissance et d’amour,—qui, comme les premiers apôtres, abandonne pour lui ses barques, ses filets, ses intérêts temporels, sa patrie, sa famille, ses habitudes les plus douces et n’entend plus résonner au fond de son cœur que la voix qui l’a charmée.

‘ C’est une âme qui, avec la simplicité des premiers temps, vient mettre aux pieds du divin Maître, non pas seulement les biens fragiles dont elle fait avec joie le sacrifice, mais ses affections les plus chères, son cœur, son esprit, sa volonté, sa liberté tout entière,—qui se trouve heureuse de son dépouillement et qui voudrait avoir à lui offrir davantage pour embellir encore plus son sacrifice.

. { C’est une âme qui après avoir pris bravement son parti, ne regarde plus derrière elle, une fois qu’elle a mis la main à la charrue ; et sorlie de la fange du monde ne veut plus y aller salir ses pieds. —Elle sait qu’il en

coût Soul elle ses f faits vers elle harp ont f vierg les r sang, de to sol, e phé d son ( d’espé

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