‹ Le livre des professes [microforme]Chapitre 197 sur 222 · ION · texte numérisé non relu

ION

nion, ni bonheur se, cette ccupée, par elleelle deinuelle, accident ne sim mais la

spéciale :

demi-heure principale ; celle vers laquell- convergent les demi-heures qui la précedent, celle qui donne son influence à toutes les demi-heures qui la suivent.

Et s’il en est ainsi, à mesure que s’approche cette heure, la pensée: Je vais communier, je vais recevoir le bon Dieu dans mon âme, impressiomne nécessairement ; et dès le réveil, et pendant l’oraison et pendant la sainte messe les images les plus émouvantes se présentent à l'imagination.

C'est mon Maître qui vient voir si dans son domaine tout est bien en règle,—s’il n’y a pas de désordre, —si, depuis sa visite d’nier, personne n’est venu déranger ce qu’il avait arrangé lui-même ou apporter quelque chose qui lui déplaise...

C'est mon Père qui vient me donner une marque nouvelle de son affection, me demander si je l’aime toujours, si je pense à lui, recevoir mes confidences, mes plaintes, mes demandes...

C’est mon médecin qui vient visiter son malade, écouter l’aveu de ses imprudences, des remèdes qu’il a faits, des faiblesses auxquelles il s’est laissé aller... et examiner sil doit ou le gué” :, ou le soulager ou le laisser souffrir encoru.…

C’est mon défenseur, mon protecteur, mon conseiller, mon guide.

Jésus est pour l’âme tout ce dont elle a besoin.

Et avec ces pensées comment ne pas sentir

naître en soi des sentiments de foi, de respect, d'adoration, d'humilité, de joie, de désir.

Après la sainte communion, quand Jésus descend en vous et demeure en vous, priez doucement et affectueusement votre bon ange gardien de ne pas le laisser seul ; priez Marie de vous venir en aide et regardez! Oh ! c’est bien votre Maitre, votre Père, votre médecin, votre protecteur, votre conseiller, votre ami. adorez-le, remerciez-le….et surtout offrez-vous à lui. Il n’est pas de prière plus pieuse et plus aimante que celle de S. Ignace : Recevez, Seigneur, ma liberté tout entière, —prenez ma mémoire, mon intelligence, toutes les affections de mon cœur.—-Tout ce que j'ai, tout ce que je possède, c'est de vous que je le tiens; je vous le rends, Seigneur, et je me mets moi-même à la disposition de votre bon plaisir.—Donnez- moi votre amour, votre sainte grâce el je suis assez riche,—et je ne veux plus rien!

Retirez-vous doucement, pai: lement, — dites-vous tout bas: Je vais porter, au milieu de mes sœurs, la paix, la douceur, la mansuétude, le dévouement de Jésus! Et pendant la journée fixez-vous quelques moments bien précisés pendant lesquels vous vous direz : J'ai communié ce malin.

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