‹ Le livre des professes [microforme]Chapitre 43 sur 222 · Une communauté régulière forme un · texte numérisé non relu

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tout aans lequel chaque membre a sa place marquée et son emploi désigné ; un membre ne peut habituellement s’éter de sa place ou cesser son emploi sans occasionner dans l’ensemble un véritable désordre. — Quand une maladie force un membre à se reposer, c’est à Dieu, le maitre, à Dieu qui a envoyé la maladie, üe pourvoir au maintien de l’ordre général, et il le fait toujours d’une manière ou d’une autre : le travail et la fatigue de tous peuvent augmenter, mais la paix n’est pas

troublée.

|, Une communauté est un corps vivant, disent les saints, les règles en sont les nerfs qui le maintiennent dans sa vie; — elle est une maison, les règles en sont et les pierres des fondements et les colonnes qui en soutiennent la toiture ; —elle est une ville, les règles en sont les portes et les murailles qui la pro-

tègent contre une invasion.

Violer les règles, habituellement surtout, c’est briser les nerfs du corps et le laisser sans vie et sans force,—c’est enlever les pierres des fondements et briser les colonnes qui soutiennent l’édifice et le laisser crouler,—c’est abattre les murailles de la ville et laisser l’en.

trée libre à l’ennemi.

.2. À ce désordre matériel dans la communauté, se joint un désordre moral plus désastreux encore si c’est possible : désordre produit par le ssandale.

Ah! le scandale! c’est un crime affreux dans le monde, comme ii devient plus crimi-

ñel dans une communauté ; il atteint les âmes les plus aimées de Jésus-Christ, celles pour qui Jésus-Christ a prodigué des grâces sans nombre; celles qu il a choisies pour ses épouses, celles qu’il garde avec des précautions infinies.

Et, si Jésus-Christ a laissé échapper de son cœur déchiré ce terrible anathème contre ceux qui scandaliseraient un petit enfant:

Maiheur, malheur à vous ! Mieux vaudrait pour vous qu'on vous attachät une meule de moulin au cou et qu'on vous jetdt à la mer, quelles paroles terribles ne dira-t-il pas contre ceux qui auront détourné une de ses épouses de la fidélité qu’elle lui devait ?

4. La désobéissance habituelle peut facilement conduire au mépris formel des règles et par conséquent au péché mortel.

Sans doute l'habitude de manquer aux constitutions ne dépasse pas, en elle-même, les limites du péché véniel; cependant, d'après S. Thomas, cette inobservance habitueile peut mener au mépris par voie de disse te que nous dirons plus tard des effets de la tiédeur peut s'appliquer ici, et certes, c’est bien une marque évidente de tiédeur que cette habitude d'irrégularité.— L’irrégularité habituelle amène le dégoût de la règle : elle pèse, elle est fatigante quand on veut la reprendre ; le dégoût amène l’insouciance ; de l'insouciance au mépris, il ya sien peu de distance. : :

INoici, d'après: 8. François de Sales, com

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mevrt on reconnaît que la désobéissance aux règles renferme le mépris.

1. Quand la religieuse étant reprise se moque de la correction et ne se repent aucunement de sa faute ; 2. Quand elle continue à désobéir sans volonté de s’amender ; 3. Quand elle attaque la règle elle-même ou

| le commandement, les jugeant et les condam-

4. Quand elle cherche à entrainer les autres dans les mêmes fautes en disant que ce n’est Men. ({* entr.)

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