S'APPROPRIER
S'approprier, c’est se mettre en possession de ce qui peut être la matière du vœu. Ainsi :
1. Prendre le bien d'autrui ou celui de la communauté pour en faire sa propriété personnelle ou pour son usage exclusif, quand mème ils’agirait de choses nécessaires : la nécessité donne le droit de demander et non pas celui de dérober à moins qu’elle ne soit absolue.— Quand il y a eu voi, la restitution doit se faire des biens personnels si on en a, ou par compensation telle que retranchement alimentaire, travail extraordinaire... ou ce qui est plus simple et ne demande qu’un peu d’humilité par l'aveu de son vol et la condamna: tion de la part des supérieurs. DRE
2. Recevoir quoi que ce soit, de qui que ce soit, à quelque titre et pour quelque destination que ce soit.— Une religieuse ne peut recevoir des dépôts ni accepter des présents pour elle ; elle le peut pour la communauté, en vertu d’une permission vrésumée des supérieurs à qui elle les remet fidèlement et promptement. ({)
3. Acheter, échanger, emprunter soit pour son usage personnel, soit :pour la communauté,—se faire acheter par ses parents ou se faire prêter par eux à l’insu des supérieurs.— Les religieuses,exerçant leur ministère auprès des malades et loin de leur cormunauté, ont une permission tacite pour tout ce qui peut leur être nécessaire, à condition d’en rendre compte à leur retour.
4, S'approprier le ‘ruit de ses épargnes ou de son travail. Tout ce qu’une religieuse acquiert ou gagne,— tout ce qui lui est donné pour honoraires de fonctions spirituelles, — tout Ce qui lui est offerten don,— tout superflu dont elle se trouve en possession doit être remis à sa supérieure.
(1) D’après une permission, à peu près générale dans quelques communautés, les religieuses peuvent se donner entr’elles des images, des médailles, des objets de dévotion d'une modique valeur...Mais il peut y avoir là dervéritables abus ; —les abus et les dangers seraient plus à craindre si, sans permission renouvelée à peu près chaque fois, on faisait ces présents aux personnes du dehors.et on les recevait d'elles, sous prétexte de souvenirs, re | EN D dr tt 2e
que ce ination Cevoir ‘elle ;
vertu eurs à )mpte-