‹ Le livre des professes [microforme]Chapitre 62 sur 222 · À ne Pas Se marier · texte numérisé non relu

À ne Pas Se marier

par la- 2. À éviter tout aCle extérieur et intérieur déjà hip cle défendu par Le SiTième et Le neuvième Commanais dans dement de Diey.

lemeure i le vœu de Chasieté est solennel, il rend Ja s-Christ, professe inhabile à Contracter Un mariage, ui 1. | Midi est radicalement nu} uses, les i le vœu de Chasteté est Simple, le mariage COntracté ne serait Pas nul mais ülicite, c’est-à a vertu À dire CoOupable et défendu Par les lois de chasteté, gnse et les saintes règles de Ja Communauvœu est ans laquelle on à fait profession — D n treindre £ les deux Cas, la faute renferme un saCrilège et velle et ordinairement UN grand scandale pour la érale ; — société Chrétienne : c'est le dernier des mal anquantE heurs pour une religieuse.

e temps} est vrai, ajoute Je directoire Spirituel à l'usage des Trappistes, Que l'infortunée qui ant di-l pousse l'oubli de ses devoirs JüSque-là, so7. pe ées,Q'Cie des dispenses Pour colorer son mfidélité Ééibére” et Calmer ses lEMmords, mais qu'il est difficile pra d'avoir des raisons suffisantes Pour les justi. hé mor À îier ! Une dispense obtenue par Surprise, loin matière de dégager, ne fait que Charger ]a Conscience : péchés} la coupable le sent bien et le Monde |ui-même regards[ne Sy trompe Pas LÉ lise ne laccoerde s parti-|{u’avec une répugnance extrême.

on oui Déjà le vœu de c asteté Moro tuelle fait dans dangertle siècle et Sans aucun l'apport à la vie relitir auxgieuse, à paru aux ye x de l'Église le vie

Si respectable

in

verains Pontifes s’en sont réservé la dispense à eux-mêmes et ne la donnent que pour de graves motifs ; à plus forte raison lorsqu'à la sainteté propre du vœu, s'ajoute celle de la profession et que l'infidélité à Dieu s'accompagne d’une désobéissance formelle et scandaleuse à l'Eglise. (1) |

Il peut arriver que, par des circonstances indépendantes de leur volonté, des religieuses | soient rendues à la vie séculière et dispensées des vœux de pauvreté et d’obéissance à cause de l'impossibilité matérielle où elles seraient d'en remplir les obligations ; mais elles de meurent toujours obligées au vœu de chasteté perpétuelle, les dispenses ordinaires dés vœux n’atteignent pas celui-là et il faut une dis4 pense spéciale pour contracter mariage, tant l'Eglise respecte l'engagement irrévocable de ce vœu,—tant elle se montre jalouse de conserver à son divin Epoux, les cœurs qui se sont librement donnés à lui pour toujours.

3. La chasteté, dit Mgr Gay, dans une belle pige que nous reproduisons, est une vertu austère, forte, mâle, jalouse, délicate, difficile, el tout ensemble pleine de délices.

Elle est austère, parce que maintenir la paix et l'harmonie dans ce corps divisé et orageux que le péché nous fait, c'est positivement le

ompter, et l’on n’y parvient pas sans le traiter durement, il faut dire sans le maltrai

(1) Si le vœu est genes et absolu, il est réservg au Souverain Pontife ;— s’i; est temporaire, ou cond tionnel, il ne tombe pas sous cette réserve.

| . ter. C'est auss’ "2 vertu forte : il le faut pour pense 4 LE tru’elle soit ausière et s’acquitte de son rude e graves L'office. IL le faut de plus, pour qu’elle résiste sainteté Eaux séductions dont elle vit entourée ; car elle profes-E 2 cela de propre qu’on ne l’assiège guère que MPasne E par flterie, et que l’arme la plus redoutable ndaleuse L que son ennemi ait coutume d'employer contre elle, ce sont des tendresses et des caresses. instances | Et de là vient que c’est une vertu mâle. Ce ligieuses | qui est si souvent recommandé dans l’Ecriture, ispensées | d'être homme et d'agir virilement, est ici e à CAUSES d'une application directe.

s seraient£ C’est encore une vertu jalouse : jalouse à elles dtÆ cause de Dieu dont elle défend les intérêts, : ChasleltÆ ont elle fait l’œuvre, dont elle maintient des VŒUXE l'empire. Son œil est comme une flamme, sa une dis main comme une torche embrasée : elle tient narla86,Æ de ce chérubin qui garde l’entrée du paradis révocablé terrestre. Et, en même temps, elle est d’une alouse À Gélicatesse incroyable. Tout armée qu'on la œurs QUE voit, et toujours prête à guerroyer, elle restouJOUTST semble aux colombes qui fuient, rien qu’à une belle} entendre le bruit d’un pas : on dirait une fleur ne veriul qu'une brise émeut, dont un rayon trop vif difficile, €À fait incliner la tête, et qui meurtsous l’étreinte de la moindre gelée. | Elle est timide et rougit aisément ; elle aime l'ombre et se tient à l'écart ; elle vit de discrétion, de précaution, de régime. Sous ce rapport, il n’y a pas de vertus qu'elle ait plus de goût à fréquenter que l’huinilité, la mortifiest réservl cation et la prudence. Mais cela prouve que,.

ou condif Comme .nous.le. disions, elle..est srès difficile

ir la paix t orageu ement l:

sans le » maltrai

LA D'abord c’est une vertu complexe qui en ft suppose bien d’autres, et ne peut ni se passer Ai de leur concours, ni vivre hors de leur com- [ pagnie. De plus, elle oblige l’homme à des efforts constants. Ce ne peut être une vertu qui chôme et qui s’endorme. Saint Jean Climaque la nomme une sublime négation de la nature, ou plutôt une victoire remportée sur elle et un noble défi jeté par un corps mortel à ces esprits célestes qui ne peuvent pas mourir ; tout cela n'indique rien d’aisé.

Néanmoins, malgré ce labeur auquel on comprend assez que la souffrance vient souventse joindre, c’est une vertu pleine de délices. Justement parce qu'elle fait répudier et dédaigner les voluptés d’en bas, elle fait mériter celles d’en haut, et prépare l’âme à les sentir.

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