Conditions de l'humilité
ar {out cela nt des faïihles esprits fantôme d’'humilité
, Sauf à Prend au mot.
esprits; une simple est Un trait qui leg att cœu |
Voici mon avis, Philothée : ou n£ disons point de paroles d’humilité, ou disons-les avec un vrai sentiment intérieur conforme à ce que nous prononçons extérieurement. N'abaissons pres les yeux qu’en humiliant nos cœurs.
e faisons pas semblant de vouloir être les derniers sans que de bon cœur nous ne voulussions l’être. ” (Saint François de Sales.)
2. L'humilité doit être simple. — Elle aura ce caractère lorsqu'elle n’affectra aucune singularité et lorsqu'elle ne fera ni action extraordinaire ni pratique insolite. Les actes d’humilité doivent être motivés par des circonstances particulières et, en communauté surtout, ils ne doivent ordinairement être faits qu'avec une autorisation spéciale. Faites, avec un profond sentiment de, votre petitesse et de votre culpabilité, les actes indiqués par votre règle, comme de haiser les pieds de vos sœurs, de vous coucher par terre à l'entrée de la salle par où doit passer la communauté, de manger à genoux, mais ne les faites pas plus souvent qu'ils ne vous sont imposés; ne créez .pas pour vous en particulier de nouveaux
actes d'humiliatiôn; vous pourriez prêter à rire et troubler l’ordre. L’ahjection est utile comnre exemple et comme remède ; mais dans la pratique, il faut toujours y apporter un esprit de convenance et de discrétion.
3. L'humilité doit être joyeuse. —- Elle n’est donc pas une certaine tristesse et un air mélancolique qui nous porte à voir toutes choses avec un crêpe funèbre sur les yeux. Il serait
vec tion du cœur
que lité vérit 0 : tandis que
ons lun est INCliné vers notre abjection, l'autre
urs. eSE fixé sur Ja Miséricorde de Dieu, plus vaste le
les que notre Misère, sur sq bonté, plus Puissante ht
ou- Que notre faiblesse ; ei de ce double regard | résulte Œuelque chose de doux qu’on peut ap. y
ura peler /e sérieux de l'âme emilèe avec la joie et :
sin- 4 Confiance des bienheureux.
tra- L'humilité doit étre constante, — Elle doit
hu- l'E pratiquée Pendant toute Ja vie, Car l’or-
ns- gueil nese Suérit jamais parfaitement. Tout
UT Carétien doit avoir là pensée qu'il n’est au
aits Monde que pour s’humilier : On peut cesser
vec € Jeüner pour.de cériainés raisons ou Cesser
de le faire l'aumône, Mais on ne doit jamais ces-
tre ser de S'humilier, l’orgueil est le dernier des
rs, D vices dont on se dépouille,
la
lus
éez Le troisième remède conire les illusions sur
LUX la valeur Personnelle est la Prâtique des actes
r à ‘humilité, En voici quelques-uns :
ile 1. Avoir qd mépris intérieur Pour tout ce
ins quia de l'éclat, Pôur tout ce Qui à l'air de
es- grandeur, Comme étant OPposé à l’état de
Sus-Christ, qui
ésus Christ, qui est un état d’humilité et d'aest néantissement
* Avoir au Contraire beaucoup d'estime et de réspect Pour tout ce Qui ressent la Pauvreté et l'humilité, comme
sont les pauvres gens,
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les pauvres maisons, etc., parce que tout cela a plus de rapport à l’état pauvre et humble de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
8. Ne point chercher ni la connaissance, ni l'amitié, ni la faveur des grands et des personnes de qualité, converser plus volontiers avec les pauvres qu'avec eux, travailler plus volontiers au salut des pauvres qu’à celui des riches et des grands parce qu’il y a moins dè dangers,plus de facilité et un plus grand profit à espérer.
: 4, Ne poirit s’ingérer dans les emplois ou dans les affaires d'éclat et qui peuvent attirer de la considération, même sous prétexte de zèle, à moins que la gloire de Dieu, la charité ou l’obéissance n’y engagent.
5. Quand on est obligé d’entrer dans les affaires, prendre sur soi ce qui est le plus pénible et le moins honorable, et faire en sorte que le succès en soit plutôt attribué à un autre qu'à nous.
* 6. Ne parler que le moins qu'on peut de soi, ne rien dire à son avantage, et ne rapporter jamais le bien qu’on fait, à moins que la nécessité ou l'édification du prochain n'y oblige.
7. Ne faire jamais le bien en vue des hommes, ni pour leur plaire, ni pour s’attirer leur estime, n’ayant en vue que de plaire à Dieu.
8. Ne point faire grand cas de tout le bien qu’on peut faire, craignant toujours que le défaut de pureté d'intention, le désir de plaire aux hommes. l'humeur et l’amour-
succès lier, S& de ce € daigne que no
ela Propre ne ble
, ni et l'approbation de per- À on aurait fait tou i iers se ilalter qu’il à i ce qu it ?) se LA lus croire, selon le Conseil de Jésus-Christ, un Fa des serviteur inutile. | \ M ; dè * Faire plus volontiers le bien qui est ca 4° Pr0- E ché que celui qui paraît. | | - Etre content du peu de talents que Dieu
; OU NOUS à donnés et du peu de succès que nous ri irer 4VONS dans nos travaux et dans nos emplois, i > de persuadés que nous glorifions souvent plus el rité ieu par l'acceptation de notre abjection que IE
ous ne le ferions par des SUCCÈS qui nous jf af. À} rendraient Peut-être vains et orgueilleux ll éni- 4%
À anges autant qu’on Je FE orte Ef peut :
» les craindre même b
EAUCOUP, et les if
ire LE recevoir avec confusion et avec peine, appré- É
endant que ces Vaines louanges ne Soient $ soi, toute la récompense de nos bonnes actions, rter qu'elles ne nous fassent perdre ja récom- ! né- pense éternelle, et qu’enfin l'approbation des fl ige. 0MmMes, si nous Ja cherchons ou Si nous il l des nous y Plaisens, n’attire sur nous la condam- ne irer Ÿ nation de Dieu.
re à 12. Quand Die
U permet que nous ayons du [4 suCCès, plus il est 8rand, plus il faut s'humi- (HA bien lier, se Confondr
1 ‘4 € et s'étonner en même temps 1}! A e le E de ce que, pour faire éclater sa Puissance, il le . de À daigne se servir d'instruments aussi faibles OUI- E que nous, lui en rapport
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s’en réserver la moindre partie, sans se laisser
aller à la moindre complaisance, se souvenant des paroles de Notre-Seigneur Jésus- Christ à ses disciples: le succès que vous avez n’est pas ce qui doit faire le du de de votre complaisance, mais bien plutôt l’espérance que vous devez avoir que vos noms sont écrits dans le ciel.
13. Quand nous sommes humiliés et mérisés, bien loin de nous affliger et de nous oivater. nous devons nous en réjouir et aimer notre abjection, et nous en faire, en quelque manière, un sujet de complaisance, parce que nous sommes pour lors dans un état de conformité avec Jésus-Christ humilié et anéanti.
Un religieux a réuni dans les lignes suivantes les actes d'humilité les plus pratiques :
Abhorrez la dispute et ses succès frivoles.
Ne soyez ni tranchant, ni prompt dans vos paroles.
Ne vous excusez pas, serait-ce justement.
N’ajoutez rien au vrai, dites-le simplement.
Loin des yeux, au grand jour, soyez partout : le même.
Ni bien ni mal de vous; silence, oubli su:
. prême !
Né pauvre, osez le dire, ou taisez vos gran: : deurs.
Oubliez vos bienfaits, jamais vos bienfaiteurs. cars les moindres détails cherchez la dépenance.
r Estimez, chérissez la plus simple observance. > Obéissance aveugle à tout supérieur.
s- Au Père qui vous guide ouvrez bien votre 1S cœur.
le Vos fautes, souhaitez qu'on les fasse connaître 6- Osez, sans fausse honte, agir, parler, paraître. nt Aimez d’être repris de l'acte le meilleur.
Du mal qu’on montre en vous convenez sans 16- aigreur. :
us Cherchez à vos défauts un censeur véridique. et Faites du moindre oubli pénitence publique. en Jamais en vos succès de folle vanité.
CO, Restez inébranlable à toute adversité.
un Craignez, comme Berchmans, les grâces mer ilié veilleuses, Indigne des douceurs et des larmes pieuses
sui- Estimez-vous de cœur le plus petit de tous. es: E Par vos moindres côtés toujours mesurez-vous
Faites-vous peu servir, prodiguez vos services A vos frères l'honneur ; à vous les sacrifices vos Soyez respectueux, affable pour chacun, Gardez bien votre cœur, r’en occupez aucun.
Ne livrez pas votre âme aux soupçons téméit. raires.
tout En vos contradicteurs, voyez, aimez des frères Au mérite d’un autre empressé d’applaudir, Sachez ous abaisser afin de le grandir.
N’épiez point les torts du Mochain qui s’oublie, Que jamais sans raison votre voix les publie Pauvre, soyez heureux d’un pauvre vêtement, A lemploi le plus vil courez plus promptement.
Des parts laissez toujours au prochain la meilleure.
Soulagez le malade, et consolez qui pleure.
Servez à la cuisine, humble, empressé, joyeux.
Grayez qu’en votre office un autre ferait mieux.
Eoviez, recherchez les petits qu’on évite,
Pensez que votre sort passe votre mérite.
Pas de plainte 1... Qui peut vous faire injure, à vous ?
Mettez-vous au plus bas et sous les pieds de (tous.
De conduite et de cœur scyez toujours novice.
Chérissez les dédains, goûtez-en la justice.
Croyez, nuisible à tous, être indigne du jour.
À qui vous foule aux pieds vouez un grand amour. |
Si l’on vous applaudit, riez de la méprise.
J'ai plus d'orgueil qu'un paon! voilà votre devise.
Estimez-vous l'horreur du monde, encor.
Même soif des mépris que l’avare a de l'or.
Demandez-les à Dieu, c’est lé conseil d’Ignace,
Confus qu’un tel ingrat soit comblé de sa grâce.
Quoi qu'il advienne enfin, tenez-vous satisfait.
Rappelez-vous Jésus, guide et maître parfait,
Auquel un monde impie a prodigué l’outrage.
A vous, son Nom, son Cœur, son OEuvre en
héritage.
Disciple de Jésus, ne dégénérez pas;
et pire
sister
esprit
la
ait
Prouvez-lui votre amour en marchantsur ses pas.
Indigence, mépris, douleur, cortège austère :
Tel est de votre Roi le triple caractère.
Voici, comme conclusion, les conseils don:
nés par le P. Agricola à une religieuse qui lui exposait ses tentations de vanité, d'amour propre et de complaisance d’elle-même :
1. Quand le démon de lorgueil vous suggérera que vous avez plus d'esprit, plus de talent, plus de pénétration, plus d'intelligence, plus de lumière, plus de capacité, plus dadresse, plus d’habileté, plus de savoir-faire
ue les autres, dites-vous à vous-même:
élas ! tout ce qu’il y a et tout ce qu’il peut y avoir en moi de bon,ne vient-il pas de Dieu ? N’est-cé pas de sa bonté que je lai reçu ? N'est-ce pas lui que je dois remercier ? N'est-ce pas pour sa gloire et pour mon salut que je dois m’en servir : et si Je manque en ce point, ne faudra:t-il pas que j'en rende compte au grand jour du jugement au souverain Juge qui me l’a donné !
2. Quand il vous suggérera que vous pensez mieux et plus spirituellement, que vous parlez plus correctement et plus sensément, que vous agissez avec plus de prudence et de retenue, dites intérieurement: Où est mon esprit et mon bon sens ? En quoi le fais-je con sister, et quelle est ma prétendue sagesse!
J’offense Dieu chaque jour par pensées et par œuvre, et je m'applaudirai de ma façon ie penser, de parler et d'agir!
3. Quand il vous représentera l'estime et le cas qu’on fait de vous, l'honneur et le respec: qu'on vous porte, l’attention et l'amitié qu'o:: a pour votre personne, dites-vous à vous:
même: De quoi me servira de plaire aux créatures, si j'ai le malheur de déplaire à mo Dieu? Tout n’est que vanité sur la terre, hormis d'aimer Dieu et de le servir seul.
Ah! si on me connaissait |
4, Quand il voudra vous insinuer que vou:
faites honneur à votre communauté, à votre Religion, à voire famille, à votre charge et à vos emnlois, dites intérieurement: Ce n’est point le bien que je vois en moi, qui me:justi. fera; mais les vertus que j'aurai p} tiquées, les devoirs de mon état que jaur u remplis.
Les hommes jugent selon les apparences, mais Dieu qui sonde les cœurs et les reins juge selon la vérité.
9. Quand il voudra vous persuader que vous avez de la probité, du mérite, de la droiture, de la religion, songez que vousaves souvent mérité l'enfer, que vous n'êtes pas sans Géfauts ni sans imperfections. que vous manquez d'amour pour Dieu et de charité pour le prachain dans bien des occasions.
6. Quand il vous insinuera que vous avez slus de noblesse, plus d'éducation, plus de sentiments, plus de prestance, plus de grâces,
plus de politesse, plus de manières que les”
vous ] dites :
gloire 56 ul, Ô 10. « avec q
| Der ph terieur
| cherch.
vertu ; toute son étude doit être de se revêtir de Jésus-Christ, de son humilité, de 5a pa
tience, de sa modestie et de sa douceur.