L.a 4*. année Khiàn-loung , dans la lune du milieu de l’ëté
Gravé respectueusement par le ’&'ère Tchin- M>ang-tou, de Kao-yang , dans la'proviace de Tchhe-kiang.
Je ne terminerai pas ces notes sans Tevmit encore sur l’auteur auquel on doit le Livre des Rccorapenses et des Peines. On a vu, dans une des préfaces rapportées plus haut, qu'un certain fV ang-aiang , de la ville de ’0*mei-hian , avait conçu le projet de cet ouvrage, et avait été rendu à la vie pour le mettre à exécution. En écartant le merveilleux de ce récit f rien ne s’opposerait à ce qu’on regardât ang~»iang comme
auteur de l’opuscule en question. Mais ce u’est pas là l’avis des éditeurs auxquels on doit le commentaire en six volumes , dont j’ai parlé dans l’avertissement. Ils remarquent qu’un ouvrage de ce genre n’appartient réellement à personne ; que c’est un extrait on un recueil des meilleures pensées morales qui se trouvent dans les annales , comme le Luiy-iu est un extrait des King, ou livres classiques. En conséquence ils ne nomment point l’auteur, et se contentent de mettre sur chaque frontispice les mots chouï yun tchou tseu, yan , ouvragé composé par différent philosophes anonymes (*).
('J Kot-'a-mot :açuar«n et nubiumcompluret doctorat.
lU pUcent ensuite au premier rang parmi lea commentateurs et rédacteurs le docteur Lingpi-Ueu , de cette même ville ic’ 0-meî-?ùan , oà d’autres racontent que IVang-siang vécut et ressuscita , et Ho-khoung-tseu , de la ville de Sse-ming. Ils mettent immédiatement après l’anonyme de Wa-yun, auteur du commentaire en vers. Viennent enfin les noms de quatre personnages moins célèbres qui ont donné des soins à la présente édition , le premier eu rassemblant les différentes parties des trois commentaires, -le second en les rédigent et leur donnant la forme qu’ils devaient avoir , le troisième en revoyant l’ouvrage , et le quatrième eu gravant respectueusement les planches qui ont servi k l'imprimer.
Outre Ling-pi et Ho^khoung, qui sont les deux auteurs le plus fréquemment cités dans le commentaire, on y invoque souvent aussi l’autorité de Lou-men , de lu-kki , de Tsiao-clum , de Tseu-khieou, de Thian-soui, de Fan-tcfihouan, et de quelques antres écrivains , tous honorés du titre de 7beu ( philosophe ) , et qui paraissent être classiques parmi les Tao-aae.