NeebasamdjriâDâsamdjââyatanain
Le nom de ce dentier ect rendu dans le vocabulaire par ces moU : esprit dans lequel , sans pensées^ tout est pensée,
(*'*') Kiouan II*. » p. i5. L'ouvrage entier forme dix gros volumes et 5o Kiouan, Le texte est comme dans le monceau que je viens de traduire , entrecoupé par des notes pooT expliquer les mots sanskrits et les pamges dil£ciles.
que quand on a bien saisi l’ensemble d’nn*.
doctrine. C’est ce que j’espère pratiquer sur la philosophie bouddhique, quand j’aurai terminé la traduction de la Somme dont il s’agit. H me paraîtrait téméraire de l’essayer auparavant, avec des rêveurs comme les Bouddhistes , qui , entassant abstractions sur abstractions , prennent pour point de départ dans leurs méditations l’incompréhensible et l’infini , et repaissent une imagination désordonnée , de chimères qui feraient le tourment de la nôtre.
( 35 ) n Celui qui se lève la nuit et marche nu dans l’obscurité , rencontre les esprits qui vont et viennent , et c’est un grand péché de se montrer à eux dans cet état. Un homme se plaisait en été à rester nu au sortir du bain , et prenant une guitarre , il chantait de toutes ses forces ■ mais un jour, ayant par hazard levé la tête , il aperçut sur le rebord du toit de sa nuûson un nuage d’où sortait le dieu de la guerre ; il était accompagné de deux hommes qui tenaient un drapeau et une épée flamboyante. lue chanteur fut frappé de terreur ; il reprit ses habits et son bonnet en toute hâte , et se mit à brûler des parfums. Quand il fut resté quelque temps occupé à ce devoir , il cessa de voir les dieux qui l’avaient épouvanté. »
Une jeune fille de Pheng-ichhing , d’une fiimillc distinguée , était affligée de vapeurs j elle pleurait et soupirait sans motif} elle se levait nue et comrait comme une furieuse. Les médecins qu’on avait çousultés n’avaient pu la
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guérir. On fit Tenir un magicien , qui pratiqua les cérémonies d’usage , et conjura un Esprit. Au moment où l’Esprit arrivait , la Jeune fille commença à revenir ù elle , et prononça ces paroles : Regardez en compassion votre humble servante -, elle a en le malheur de se lever au milieu de la nuit et de marcher sans vètemens ; un tel péché a sans doute été porté devant Ica respectables Esprits du ciel , et elle a mérité de mourir pour les avoir choqués par cette action , si vous n’avez pas la bonté de lui pardonner. En finissant ces mots, elle tomba par terre ; mais sa maladie fut complettement guérie. Les hommes du siècle voient par-là qu’il n’est point permis de pécher en disant : la tuât est noire , personne ne le saura. »
( a6 } Les huit époques principales de l’année^ Pa tsieï , sont le commencement de chaque saison , les deux équinoxes et les deux solstices. A ces époques , les deux principes dont tout est formé renouvellent leur combinaison , et le sang de l’homme en reçoit nne influence parliculièrej Voilà pourquoi il n’est pas permis alors de le verser sans une cause grave.
(37) Tontes ces actions sont également indécentes et izrévércntes. « Une étoile tombante est, ou une étoile qui change de demeure dans le ciel , et passe d’un degré daus un autre , on une étoile prête à tomber sur la terre ; c’est quelquefois nne calamité dont le souverain seigneur tient l’image suspendue pour effrayer et avertir les hommes. Il faut donc craindre, en les voyant,
et reatrer dan* le cbemia de la verta. L’aro en-cicl est une ëmanation formée da auperfla dn Boisseau du nord ( la grande Ourse ).
trois clartés sont le soleil , la lune et les étoiles , cbargés par le Ciel d'éclairer l’univers. Le soleil et la lune sont l’image d’un roi et d’une reine qui versent la lumière sur les quatre mers. Autrefois , sous la dynastie des Ts<» , il il y eut une grande sécheresse ; un gouverneur nommé Thêeng-koung fit , avec la plus grandie dévotion , les prières usitées en pareil cas. Il vit en songe un esprit qui Ini dit : Demain , un vieillard , portant sous son bras un parasol , entrera dans la ville par la porte occidentale ; pressez-le de faire les prières pour obtenir la pluie : l’effet répondra certainement à sa demande ; tout son pouvoir ne réside que dans son parasol. » Le jour suivant , le gouvemenr envoyé an lien indiqué des hommes pour attendre le vieillard ; celui-ci ne manqua pas d’arriver r 'Thseng-houng le reçut avec la plus grande distinction , et le supplia avec instance de se charger des prières qu’il fallait faire. Le vieillard interdit et troublé se refusa d’abord à ces politesses ; mais Thseng-houng lui ayant fait part dn songe qu’il avait eu , le vieillard ne put résister davantage. 11 se rendit en diligence au lieu oii se font les sacrifices j il y brûla des parfums et adrc.ssa des prières an ciel ; puis il annonça que pendant trois jours entiers il ne pleuvrait pas; mais qc^gnsuitc il faudrait allumer un grand feu et y entasser des broussailles.
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En effet , an bout de troi* joon le ciel ae oou-r vrit tout à coup , et il tomba une pluie si abon^ liante, que la rivière crût de la prorondenr d’une couddo. Le gonvemeur alla lui faire>scs remercîmens : il Ini demanda ensuite quelle vertu miraculeuse se trouvait dans son parasol ; le vieillard lui répondit : Je ne suis qu’on homme sans aucune connaissance , et de la dernière classe du peuple , et j’ai déjà vécu quatre» vingt ans ; mais toute ma vie j’ai en une vénération particulière pour les trois clartés du eiel et de la terre. C’est par un motif d’honnêteté que je porte toujours un parasol ; je m’en couvre pour ne jamaisoffenser ou souiller lestroisclartés(*). » ( aS ) Les tortnes et les serpens sont sons l’influence flirecte du pâle septentrional et du dieu de la gnorre , et on ne les tue pas impunément. Il arriva à Yo~tefuou qu’un homme du peuple ayant desséché un étang , y prit une grande quantité de poissons et beaucoup de tortues ; il sépara la chair do ces dernières et alla porter les écailles . à Kiang^ling, pour les vendre , ce qui lui rapporta beaucoup d’argent. Mais U se trouva peu de temps après frappé d’un ulcère qui lui dévora tout le corps , en lui causant des douleurs intolérables -, on le plongea dans un bain tiède , mais il y prit insensiblement la forme d’nne tortue , et en moins
(’) Si forti in itinere mihi lotium rtddendum fuerity umbtlld corpus meuns consego , ne tria lumina spur— citid offendam atque contaminem. Tello est mot a mot U ridicule reisoa fournie par le -vieillard.
dHm an M chair tomba en ponrritnre, et U nonrat.
Au temps clés cinq dynasties , il j avait JLoang-ehan plusieurs esclaves qui faisaient des terrasses antoar d’nne plantation d'arbres i thë ; ils aperçurent un serpent blanc , grand comme une poutre. Ils prirent tons leurs bêches et se réunirent pour le tuer ; un seul d’entr’eax , nomme lu, ût ce qu'il put pour les en empêcher. Le lendemain matin on vit descendre de la montagne voisine une jeune fille vêtue d’une robe blanche et portant une corbeille de champignons ; les esclaves conmrent aussitôt pour les lui arracher : le seul lu n’y alla pas. Quand aes compagnons revinrent, ils firent cnire lea champignons ; mais /uepronva tout à coup nn violent mal de tète , et alla se coucher. Il vit en songe la jeune fille qui lui dit : £es champignons qt/on m’a pris sont vénéneux ; comme vous n'avez point participé au mal que m'ont fait vos eompngnnns ,js.vous a v e rtis de n’en pas manger. lu sc réveilla en sursaut et tout el&ayd. Tous ceux qui avaient mangé des champignons forent,: an bout de dix jours, attaqués d’un vomissement de sang et en moururent ; le seul lu échappa i cette maladie. Ainsi , quoiqu'on soit en général obligé à la même humanité envera tous les êtres vivons , on doit encore plus de ménagemena aux tortues et aux serpens, qu’il ue faut jamaia faire mourir.
( ag ) A la fin des deux éditions que j’ai sous les yeux, ou trouve quelques léQcxiousdes édi-
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leurs , ajoutées comme nu résumé de la dootriue qu’il contient. Je vais les transcrire ici :
K II y a dix choses à faire pour amasser des Tcrtns ; 1®. être bon vis-à-vis d’autrui ; 2'>. tenir son coeur dans l’amour et le respect ; 3°. ajouter aux bonnes qualités des autres j 4®. les exciter à la vertu; 5 ®. les délivrer de leiu:s dangers et les assister dans leurs nécessités; 6°. faire aux autres de grands avantages (*) ; 7.® abandonner ses richesses pour faire des heureux ; 8 *. garder et observer les lois ; 9®. honorer ses anciens et ses supérieurs; lO". avoir compassion de tons les êtres vivans. »
« Il faut trois pensées pour se ewriger de ses ▼ices : une pensée de honte , une pensée do crainte , et une pensée de courage. »
« U éloge du premier principe, considéré comme un homme véritable , dit : Le livre des Récompenses et des Peines est une instruction suspendue {**) , un enseignement toujours prêt. Si on le lit de coeur et de bouche , il éteint les péchés et enlève les souillures ; si on lë pratique sans relâche, le bonheur viendra sans interruption ; si on s’y attache avec force , on jouira de richesses et d’honneurs étemels, on
(») aing kian taïli; mot à mot, erigere magnum lucrum.
(««) Qq rimprime en trèf'-petit caractères sur des feniilet volantes destinées a être suspendues dans une chambre. LVdition où se trouvent cet réflexions est une feuille de cette espèce.
lera partoat loné et cctébrë ; on aura une gloire infinie , et une rie ëternelle. »
On lit à la dernière ligne cette date :