ABREUVOIRS, PUITS, FILTRES ET RÉSERVOIRS
Lorsque aucune source ni rivière ne se trouve dans le voisinage de rhabitalion,il y a lieu de chercher à creuser des puits.
Ces puits doivent être creusés à une distance assez éloignée des écuries et des étables pour que des infiltrations de purin ne risquent point de se produire et souiller les eaux. Les parois des puits sont ordinairement en pierres ou en briques.
Dans les terres meubles qui permettent difficilement de creuser sans éboulements, on emploie le système des puits tubulaires. Ces puits se composent de tôles d'acier laminé cintrées en demi-cercle qui s'adaptent entre elles à Taide de boulons et qui sont renforcées par des armatures en fer. La construction en est rapide, et, de plus, économique. La seule difficulté de Topération consiste à s'assurer souvent au cours des travaux que le puits descend bien suivant la verticale.
L'eau des puits est amenée soit à l'aide de seaux que l'on monte et descend au moyen d'une corde soutenue par une poulie ou par un treuil, soit avec une pompe à main ou actionnée par un manège.
Nous ne citerons qu'en passant les puits forés, dits artésiens. Ce sont des trous de sonde étroits où les terres sont soutenues par des tubes en tôle superposés. Ils amènent à la surface du sol de grandes quantités d'eau qu'ils vont chercher à des profondeurs qui dépassent souvent 600 à 800 mètres. Les dépenses que le forage de ces puits entraînent ne permettent pas de nous arrêter sur la nécessité de leur création, qui, cependant, dans certaines
L HABITATION ET SES DEPENDANCES
emmêle Sénégal, par exemple, rendraient iabies services et permettraient la mise le terres riches, mais improductives faute
s puits, des rivières et même des sources sbue sans avoir été pri^alablement filtrée.
le exige que toute habitation coloniale
d'un filtre, soit de ceux que l'industrie
après le système Pasteur, soit au moins
le pierre creuse des Canaries.
;s, quels qu'ils soient, doivent être fré-
aettoyés.
B se contracte souvent en buvant des eaux puisées auhasarddansles marais ou dans d'eau charriant des germes paludéens, ir cette raison également qu'il serait sage
côté de chaque maison un réservoir ci- : soin et destiné à recueillir les eaux pluréservoir serait divisé en plusieurs com- 1 afin qu'on pût, sans être privé d'eau ts nettoyer à tour de rôle. Un système ige peu dispendieux à installer y amèneiix recueillies sur les toits des constnic-
cas, il n'est pas besoin de dire que ces étaient en feuilles de zinc ou en tôle, ne ivoir reçu ni couche de peinture ni cou-
lium.
GÉNÉRALITÉS
Des instruments aratoires
Nous signalerons seulement pour mémoire les principaux instruments aratoires qui se trouvent dans les exploitations agricoles convenablement installées.
Sans nous arrêter à décrire des outils aussi connus que les bêches, les pelles en fer et en bois, les râteaux, boyaux, brouettes, arrosoirs, binettes, fourches à foin et fourches américaines, nous nous bornerons à les mentionner ainsi que les serfouettes dont on se sert pour remuer le sol autour des plantes potagères, les crocs à arracher les pommes de terre, les fléaux pour battre le grain, les sabres d'abatis, les serpes, faux, faucilles, sécateurs, les greffoirs; les émondoirs, leséchenilloirs, les cisailles à tondre les haies, les sarcloirs à main pour couper entre deux terres les mauvaises herbes et les scies de jardinier.
Ce sont là des instruments de première nécessité.
GÉNÉit ALITÉS
le ceux-là, il en est d'autres plus imporit nous dirons quelques mots.
} charrues, des buttoirs et des herses
impie plusieurs modèles de charrues et l'eux est plus ou moins perfectionné ; mais vent être ramenés aux types suivants :
irrue ordinaire qui se compose d'un coupelé contre adapté en avant du soc et qui irticalement le sol ; d'un soc qui tranche la rizontalement; d'une pièce de bois garnie ui glisse en appuyant sur le sillon et qu'on sep ; d'un versoir qui aide le soc à relever et à la rejeter de côté et de deux manche~
bras que tient le laboureur pour diriger rument. Un régulateur placé à l'avant perhanger la ligne de tirage.
»rrue brabant double comporte deux corps ■ue superposés, deux coutres, deux socs, soirs. On peut avec cet instrument labourer 30 centimètres, une vis de réglage permet-
fixer soi-même la profondeur qu'on veut
e des bisocs et des polysocs, chai^ leur nom l'indique, de deux ^urssocs ; des charrues à versoira rentrants, rrues tourne-sous-sep, portant un versoir, volonté, el qu'on peut placer à droite ou ; et des cbarruesdos-à-doscomportantdeux laptés au même timon en sens opposé.
CHARRl/ES, BUTTOIRS ET HERSES 37
Des charrues à vapeur sont employées dans beaucoup de pays, et dans quelques endroits la force motrice est demandée à Télectricité.
Les battoirs sont des petites charrues, sans coutre, s'attelant à un ou deux chevaux. Ils se composent de deux versoirs pouvant s'écarter à volonté. Ils permettent de passer dans les plantations et de rejeter la terre au pied des plantes en culture.
Les herses sont des instruments de labourage qui portent sous un châssis en bois ou en fer des dents droites ou inclinées. Elles servent, après le passage de la charrue, à briser les mottes de terre ou à recouvrir les grains, après les semailles.
Il existe plusieurs sortes de herses qu'on peut ramener aux trois types suivants : la herse triangulaire, la herse oblique et la herse articulée, dite aussi herse Howard, du nom de son inventeur.
Le roui eau y composé de cylindres en bois ou en fonte, remplace ou complète le travail de la herse pour enterrer les graines et sert à écraser les grosses mottes de terre soulevées par la charrue.
Notons, aussi, la houe à cheval, instrument très employé dans les récoltes sarclées, qui se compose d'un pied d'extirpation fixe, placé sur l'age et de plusieurs couteaux, disposés horizontalement et que l'on peut, à volonté, éloigner ou rapprocher les uns des autres.
38 GÉNÉRALITÉS
Des machines agricoles
Pour faciliter la tâche de l'agriculteur, l'industrie s'est appliquée à la construction de machines ingénieuses, dont le travail mécanique fait réaliser au propriétaire de grandes économies de temps et d'ouvriers.
Nous ne décrirons pas chacune de ces machines, nous bornant à appeler sur elles l'attention des colons qui songeraient à entreprendre, dès le début, de grandes exploitations.
Une des plus utiles est le semoir automatique qui enfouit les graines à une profondeur déterminée et régulière. Il se compose d'une caisse contenant les semences que des tubes disposés d'une façon particulière amènent à l'extrémité de petits socs qui déchirent le sol. A ces socs est adaptée une espèce de herse qui recouvre de terre les graines déposées dans chaque sillon tracé. On peut à l'aide de ce semoir ensemencer de douze à seize rangs à la fois. Dans les machines bien comprises, des engrenages numérotés sont disposés de manière à ce que l'on puisse changer instantanément la quantité de semence à répandre.
La faucheuse est une machine employée sur les grands terrains plats et non pierreux. Elle comprend une longue scie horizontale actionnée par le mouvement même des roues sur lesquelles repose l'ensenr:ble de l'appareil. Un patin placé à l'arrière de la scie ramasse l'herbe ou les tiges coupées.
Une disposition ingénieuse permet de débrayer