‹ Le livre du colonChapitre 47 sur 99 · INDIGOTIER · texte numérisé non relu

INDIGOTIER

et maintient écrasées dans le cuveau les plantes que la fermentation en pourrait faire sortir. Le liquide recueilli dans la couche inférieure est abandonné à un repos de quelques instants; puis il est battu, à Taide de longs bambous, pendant 3 ou 4 heures. Après un nouveau repos quia permis à l'indigo de se déposer au fond de la cuve, on décante soigneusement le liquide qui devenu vert pendant le battage, a peu à peu pris une teinte bleue. Aux Indes, la pâte recueillie après le décantage est bouillie et mise à égoutter toute bouillante sur un grand filtre. Il n'en est pas de même aux Antilles, où la pâte recueillie est placée dans des sacs coniques au milieu de séchoirs très aérés mais complètement garantis de la lumière du soleil.Au bout d'une douzaine d'heures l'indigo est coupé en petits cubes et c'est sous cette forme qu'il est livré au commerce.

Les indigènes obtiennent la matière colorante des plantes indigofères'par des procédés beaucoup plus primitifs ; mais les produits qu'ils en retirent sont aussi de qualité inférieure et ne sont guère employés que sur place et par eux-mêmes pour la teinture de leurs vêtements.

Les plantes indigofères sont nombreuses dans nos colonies. On en trouve à l'état sauvage en Indo- Chine, à Madagascar, au Sénégal et à la Guyane. Des cultures en ont été entreprises en Cochinchine, au TonkiUjdansl'Annam, au Cambodge, aux Indes et aux Antilles. Elles pourraient être tentées avec d'égales chances de succès dans plusieurs autres de nos possessions d'outre- mer.

PRINCIPALES CULTURES COLONIALES

espèces ont été données comme fouristiaux ; mais ils n'en semblent pas très

us de la plante et les racines après la un excellent engrais.

Juta

:onnu aussi sous le nom decorète,sciensous celui de corchorus croît sous forme

t de plante herbacée à feuilles dentées, fleurs sont petites et jaunes, les fruits

psules allongées à cinq loges contenant

ient dans les climats tropicaux et même mats tempérés se rapprochant des Iropousse dans presque tous les terrains ; dément varie en raison de la nature du , cultivé. Les terrains qui conviennent le L culture sont ceux qui sont composés lable et d'argile, moitié de dépôts marlUuvion. S'il se développe rapidement uit beaucoup dans les terres basses et ans des anciennes rizières et partout où fécondante des inondations, par contre t est de qualité supérieure, lorsque le Itivé sur un terrain riche, humide mais is élevé,

se sème. Pour procéder à l'ensemencet d'usage de se servir des graines conser- Jes vases de terre et qui ont été recueil-

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