DES ALIMENTS ET DE LA BOISSON
buer avec discernement suivant leur richesse nutritive, leurs propriétés particulières et le goût des animaux qu'on élève. Le maïs, le riz, le sorgho, l'alfa, l'herbe de guinée, les arachides et en général presque toutes les plantes graminées et quelques légumineuses offrent à diverses époques un secours précieux à l'éleveur de bétail. Les jeunes feuilles de certains arbres, les racines, les pommes de terre, les caroubes, les tourteaux de sésame, de colza et de coprah peuvent aussi entrer dans l'alimentation des animaux.
La nourriture des bestiaux se divise en trois parties : les aliments ; fourrages verts ou secs et fruits, la boisson et les condiments.
Elle varie suivant que les animaux sont élevés en liberté, en domesticité ou dans un état intermédiaire.
Elle doit être modifiée également en raison du but que se propose le colon. Si celui-ci désire faire de l'engraissement, obtenir du travail ou se livrer au commerce des laitages, il lui faudra non seulement augmenter le volume delà ration, mais encore choisir de préférence des aliments de qualité supérieure.
Dans les colonies où l'éleveurpeut plus facilement avoir à sa disposition de grands espaces de terrain, rélevage en liberté doit être préféré. Ce système entraîne peut-être dans certaines années de sécheresse ou d'épidémie des pertes plus sensibles ; mais elles sont largement compensées parla reproduction plus grande et plus rapide qu'il facilite. L'élevage
l'£levage dans les colonies système de la stabulation permanente ou teme n'est véritablement pratique que lorsqu'on iveen présence d'un petitnombre d'animaux 'on s'occupe de l'élevage de sujets de choix, fourrages verts sont pris sur place par les ux lorsque ceux-ci sont élevés en savane, et Ilis pour ceux maintenus à l'élable d'une façon nente. Les fourrages secs sont emmagasinés mt que possible liés en balles. Lorsque le ne dispose plus que de tiges sèches un peu celles-ci sont hachées ou broyées avant d'être es aux bestiaux. L'industrie, à cet effet, a doté ulture de machines spéciales que nous avons lées sommairement dans la première partie de vrage.Les racines qui peuvent être employées 'alimentation des animaux sont préalablement es; les grains sont concassés ou broyés, savanes dont l'herbe sera réservée à la nourdes bestiaux devront faire l'objet d'un exaérieux de lapart de l'éleveur. Lorsque le colon uvera en présence d'un pâturage susceptible fauché, commele cas se présente fréquemment !aga3car, il devra, l'époque venue, faire d'abon- } réserves tout en distrayant les parties sur Mes il enverra ses bœufs, ses moutons ou ses ux. L'herbe ne sera donnée aux bestiaux que le, sans être trop dure, elle présentera une ne fermeté.
irles animaux maintenus à l'étable, on variera, s qu'il sera possihle,les aliments qui leur seront es, soit en les alternant, soit en les mélan-