ACCLIMATATION ET REPRODUCTION
par des animaux de la même espèce. Dans c niercas, comme il vient d'être dit, il sera sage, empêcher les produits de perdre de la taille oi partie des qualités de la race originaire, de céder à l'accouplement avec des sujets nouvelU importés.
L'amélioration de la race indigène s'obtïen les moyens concordants d'une reproduction ii gemment dirigée et d'un régime alimentaire et bien réglé.
Lorsqu'on se trouve en présence d'une race des qualités réelles, il est préférable de cherc l'améliorer par la sélection plutôt qu'en tenta croisement avec une race non acclimatée.
L'amélioration que l'on obtient par la repr tion entre animaux de choix de la même ra manifeste surtout dans une plus grande abon< de lait, dans une élévation de ta taille ou dai engraissement notable. L'éleveur doit évit( chercher dans un accouplement plusieurs amé tionsà la fois, comme par exemple, l'aogmenl de la production du lait et celle de la tailh agissant ainsi il s'exposerait à des résultats près négatifs.
Le croisement s'opère entre sujets de deux indigènes différentes dont il y aurait intérêt { nir les qualités diverses ou bien entre une ra( dîgène et une race d'importation. Pour ce dt croisement, on doit s'adresser à une race étrai bien déterminée. Les animaux nouvellement i duils dans la colonie à cet effet, ne devron
l'élevage dans les colonies is qu'après un certain temps de repos et latemenl.
oix des reproducteurs doit être l'objet d'une Q scrupuleuse delà part du propriétaire qui ! d'élevage. Il ne doit pas s'arrêter au seul du sujet reproducteur, mais, s'il est poslui faudra se rendre compte de la santé, de ur et des qualités de la famille à laquelle le partient. L'âge, le degré d'engraissement, la résistance des reins et des jarrets, la conin générale, etc., etc. sont autant de points : lieu de considérer. Les mâles ne doivent utilisés trop jeunes el les femelles doivent teint leur complète croissance, ou à peu 1 évitera d'appareiller des animaux trop s sous le rapport de la taille ou de la conin, toutefois le mâle dont les qualités, que irche à reproduire, seraient un peu exaae devra pas être écarté, D;Ie générale les animaux que l'on réserve eproduction ne devrontpas travailler avant tteint leur presque complet développement.
Le cheval
ïval est un des animaux qui tout en étant i rendre de grands services dans les coloit, sur certains points, extrêmement diffixlimater.
X)us les pays où il n'existe pas de longue introduction demande de nombreuses pré-
cautions et plus les possessions dans lesquelles on veut l'importer se trouvent près de la zone toriale, plus les difficultés d'acclimatation mentent.
Les climats chauds, humides et pluvieux h funestes ; il végète et ne tarde pas à mouri les régions basses et marécageuses des ce tropicales, et les soins les plus assidus ne ref que de très peu un dénouement presque to rapide.
Dans les pays inlertropicaux où il a été do tenter son acclimatation, on a constaté que siste à la fatigue du climat, il ne reprodu difficilement ou donne des sujets afFatblis première génération. Même avec une nou abondante et riche, — qu'il n'est pas souven de se procurer dans ces régions, — on ne p pérer l'acclimater et en obtenir un travail su
En Indo-Chine, en Cochinchine et au Cam il existe cependant une race de petits chevai résistants et capables de fournir des course; tidiennes assez prolongées. Ces animaux soi sobres ; ils vivent dans ces pays où les cl d'Europe et du nord de l'Afrique pourraien cilement résister. C'est là peut-être qu'on p( tenter de s'approvisionner pour les contrée climat assez approchant.
Dans les !les voisines de la Malaisie onren aussi certaines espèces qui pourraient être uti Les races habituées des régions basses et m geuses sont d'une façon générale beaucoup
L ELEVAGE DANS LES COLONIES
ormes que celles des monlag;nes; mais outre ont déjà accoutumées à un climat humide ellesoffriraient l'avantage, importées dans ns analogues, de pouvoir s'améliorer avec ■ntalion ordonnée et des soins qui leur plètement défaut dans les pays qu'elles
!9 colonies où le climat est plus sec ou idenl de hauts plateaux, l'élève du cheval être entreprise avec des chances certaines
;vaux algériens importés au Sénégal et lateaux de Madagascar — où notamment le longues années on a entretenu la léi le cheval ne pouvait vivre sur la terre — pourraient faire l'objet d'un élevage et rémunérateur.
î du reste au Sénégal deux races de chêne sont pas sans mérite, les chevaux du rigine arabe dont la taille varie de 1 m.
. 45 et les petits M' Bayar, ne mesurant jue 1 m. 20 à 1 m. 30 en moyenne; mais rtaines qualités d'endurance très appré-
ivelle-Calédonie possède aussi une race x de taille un peu plus élevée, et de lapourrait tirer un grand parti, imé on peut dire que dans les colonies la question de l'élève des chevaux n'en : qu'à son début et que tout est à tenter, învoyons ici pour la construction des éCu-
ries au chapilre spécial que nous avons co:
ce sujet, en rappelant que plus le climat d'v. nie sera pénible et difficile à supporter poui maux qu'on y inlroduira, plus on devra i de soins à leur installer un logement coni bien aéré, situé le plus loin possible des m; et isolé du sol par un dallage ou un pav quemment nettoyé.
Il est difficile d'indiquer exactement la ture à donner aux chevaux dans les coloi général, la ration en fourriage doit être de 3 100 du poids vif; mais elle varie suivant la race, l'â^e el la taille des animaux ; ell également suivant qu'on les traite pour lei lien ou qu'on les nourrit en vue d'une pri de travail ou d'une dépense quelconque di On peut cependant l'évaluer de douze à quii de fourrage sec (quand le fourrage est di qualité) pour un cheval de taille moyenne.
L'herbe verte est donnée en quantité t:
plus grande, et lorsque les animaux travailli indispensable d'augmenter d'un tiers au i ration ordinaire. Il est évident que chaque!
sera possible de donner aux animaux des avoine, orge ou mil, il y aura intérêt à le fai: on supprimera une quantité de fourrage éqt au point de vue alimentaire, en estimant qi leur nutritive du grain est, à poids égal, ei double de celle du fourrage. Les grains ; tribués par ration quotidienne de cinq à si:
La nourriture est donnée aux chevaux I
238 l'élevage dans les colonies
à raidi et le soir. Mais cette façon de procéder est
naturellement subordonnée aux services qu'on exi^e
d'eux. Il est cependant recommandé de régulariser
de nourriture, et, dans les pays chauds,
)nner un peu d'eau avant chaque repas
ier la soif qui pourrait leur enlever l'ap-
oins toutefois qu'ils ne soient en sueur ;
s, il faudra attendre quelque temps avant
e boire.
:s du soir étant celui qui profite le mieux , non troublé dans sa digestion, il peut être rtant et plus substantiel que ceux de la tn évitera de mettre les chevaux au travail près qu'ils viennent de prendre leur noursi l'on y est obligé, on les maintiendra à t allure.
nènera pas les animaux à l'abreuvoir sans it déjà mangé un peu de fourrage, l'eau n pourrait déterminer chez eux des accilis on les fera toujours boire avant de leur ur ration de grains, l'eau prise en grande risquant d'entraîner une partie de cette e avant qu'elle ait été digérée, ival, à l'état sain, consomme de 25 à 30 lu par jour.
, dans les pays chauds, nuit le plus à la l'acclimatation des chevaux, c'est le raanins de propreté. La domesticité indigène, rt du temps ignorante et insouciante, le à eux-mêmes les animaux qui lui sont ^e pansage est à peu près inconnu ou fait
grossièrement et à la hâte. Le colon désireux de conserver, d'entretenir et de développer ses chevaux devra dès son arrivée s'occuper du recrutement d'un personnel indigène intelligent, le dresser complètement et le surveiller sans cesse. Il habituera ses gens à étriller ses animaux, pour débarrasser la peau de toutes les souillures et poussières qui s'attachent aux poils, à les brosser à Taide d'une brosse en chiendent, à les frotter ensuite avec des bouchons de paille, de façon à opérer sur tous les membres une sorte de massage. La poussière restant est enlevée ensuite avec une époussette, en lissant les poils. La queue et la crinière seront soigneusement peignées, les ouvertures naturelles lavées chaque jour, ainsi que les sabots qui seront visités, débarrassés des pierres, du fumier ou de la terre durcie qui s'y engagent et peuvent échauffer la fourchette et blesser l'animal. Pour entretenir le pied des chevaux on les frotte avec des graisses saines et douces qui conservent la souplesse de la corne et empêchent les déformations, lesseimes et autres accidents.
En dehors des bains qui sont nécessaires dans certaines affections, il serait convenable et très profitable aux chevaux de les conduire régulièrement à la baignade, de préférence dans des rivières ou dans des bassins creusés à cet effet où l'eau ne reçoit pas de déjections ou de matières susceptibles d'irriter la peau. Les rivières où auront lieu des baignades devront avoir un courant suffisant pour que des sangsues ou autres parasites ne puissent y vivre.
l'élevage dans les colonies bains qui n'auront pas de raison médicalise seront de peu de durée, cinq minutes au ils seront donnés pendant les jours de beau , avant les repas et sui^samineiit avant la tom- ! la nuit pour que l'animal n'ait pas à subir it après une grande différence de température, ropriélé du colon se trouve à proximité de la les chevaux devront, de préférence, y être its ; les bains de mer ayant une action beau- >ius énergique que les bains d'eau douce, juments en gestation et les nourrices seront s au bain très rarement et avec beaucoup de ition.
ce qui concerne l'élève et la reproduction, il nt d'aj'outer au sujet de la race chevaline tes renseignements particuliers aux indicaj^énérales que nous avons données d'autre
:heval est adulte à l'âge de quatre ans, Lors-
arrêtera son choix sur un étalon destiné à la
luction, on l'examinera non seulement pour
alités personnelles qui le distingueront et le
eront à ce rôle, mais aussi dans son ensemble
ira être équilibré, dénoter la santé, la vigueur
[ocilité.
alon doit avoir la poitrine large, les reins
nts et trapus, les jarrets solides, le front grand
yeux vifs. On écartera tous ceux qui auront
res, des vices de conformation ou des mala-
éréditaires.
t inutile de maintenir les étalons dans l'inac-
tion et tout en se gardant de les faire tra trop jeunes, avant deux ans, deux ans et de exemple, on doit les employer avec modératii: à la selle, soit à l'attelage, en attendant l'épo la monte.
Un étalon peut saillir annuellement de 5 juments.
Les juments poulinières sont choisies avec de soin que les étalons ; elles doivent offrir les signes extérieurs de vigueur et de santé, ave croupe large et un bassin bien développé, i ans les juments peuvent être saillies ; mai; préférable d'attendre jusqu'à leur complet Ai pement.
Elles sont appareillées en raison de leur I rament, de leur taille et de leurs formes. Une ; disproportion entre les deux sujets prédispi la jument à un avorleraenl.
La monte, dans les colonies, doit être calci telle façon que le poulain arrive à l'époque df pâturages et des herbages tendres, c'est-à-dii sitôt après la saison sèche, dès les premières La mère et le poulain trouvent alors une r ture favorable à l'allaitement et à la crois
Il y a deux modes de monte : la monte en pratiquée en savane et la monte à la main, quée par les petits propriétaires dans l'élève mesticité.
Une jument peut être saillie et porter tous 1(
cependant dans les pays chauds il sera sage i
nager les animaux. Les juments portent onzt
l'élevage dans les colonies nd elle arrivera vers le terme de sa g;estalion, : sera placée dans une écurie séparée où elle
jusqu'i ce que le poulain soit sevré, dste trois sortes d'allaitement ; l'allaitement 1 lorsque le petit est nourri par la mère ; l'alsnt par adoption, lorsque la mère étant morte nquant de lait, ou bien encore se refusant (ui est rare — à nourrir son poulain, on l'aï une autre nourrice; et l'allaitement artifiuand on en est réduit à nourrir le nouveau iivec du lait de chèvre ou de vache. On hailors le poulain à sucer un linge trempé dans ., puis, peu à peu on lui présente un biberon n on l'amène à boire dans une jatte, ique la jument a trop de lait on la trait pour
un engorgement des mamelles, qui serait ie au poulain. Au bout de six à huit jours le n se tient suffisamment sur ses jambes pour ir suivre sa mère ; on les laisse aller en liberté m enclos. Quand on les tient enfermés, on :he pas la jument de crainte que le jeune sujet prenne dans la longe, levrage a heu de quatre à six mois; mais dans
en liberté, l'allaitement dure plus longtemps >ulain se sèvre naturellement. Quand on opère îu d'animaux, il est facile de graduer le chant de nourriture, en séparant à des intervalles s en plus longs la mère de son petit. Celui-ci Lue mieux et avec moins de danger à un autre de nourriture; mais si l'on opère surungrand -e d'animaux, il faut souvent séparer brus-
quemenl les poulains des juments déjàquelqi pleines à nouveau. Dans ce cas, les jeunes ani devront être entourés de soins et de surveillar
Quand le poulain est sevré, on fait dîsparaj lait de la mère en diminuant sa ration quotid et en la faisant traire quatre ou cinq fois par mais de moins en moins souvent, pendant en une semaine.
Le dressage du poulain doit être entrepris sitôt que l'animal est sevré, et même un peu s Il convient d'agir avec douceur et patience, e tant les brusqueries et, à plus forte raison, le lences qui l'effraieraient et le rendraient ombra capricieux ou méchant. 11 faut en quelque l'apprivoiser, l'habituer à venir à l'appel de la le flatter lorsqu'il répond, lui parier sévère: sans éclat, s'il n'exécute pas ce qu'on lui dem On l'amènera ainsi doucement à accepter le b et le mors, à se laisser étriller et bouchonner, ver les pieds pour le curage des sabots. On l'a lumera aux bruits subits, imprévus, aux si aux coup de feux, aux objets qui remuent tel des flammes ou des drapeaux de couleurs viv' ainsi on arrivera un dressage complet en lui ff connattre et garder successivement, le surfai bricole, le collier, les traits, la selle, tirer le: riots et les voitures.
Tout ce travail demande une ténacité lentf patience et un calme absolus.
C'est lorsque les poulains sont encore jeune lecoion doit savoir faire entre ses animaux un
244 l'élevage dans les colonies
judicieux pour conserver ceux qu'il destinera à la reproduction. Il faut dès que les jeunes sujets atteij^ment l'âge de 18 mois ou deux ans discerner leurs qualités et garder pour Tappareillement les plus beaux types. Il en sera de même pour le choix des juments poulinières. Les autres chevaux seront castrés dans leur deuxième année. La castration a pour principal avantage, en privant le cheval de ses facultés génératrices, de le rendre plus docile et plus propre à un travail régulier et soutenu.
Les chevaux castrés sont appelés Hongres.
Pour se rendre compte de la valeur et des qualités ou défauts d'un cheval quelconque, il convient d'examiner l'animal une première fois au repos, à l'écurie. On voit tout de suite si le cheval a bon air, s'il baisse la tête, s'il est sournois, s'il a l'apparence d'une bonne constitution, s'il tire sur sa longe, si l'ensemble donne une idée de vigueur et de santé.
Une fois dehors on l'examine libre, sans couverture, sans bride, avec un simple bridon. Du premier coup d'œil, on connaîtra si le cheval est d'aplomb, s'il ne porte pas moins sur une jambe que sur les autres. Quand le cheval boite d'une jambe de devant, il reporte le poids de son corps et la tête un peu en arrière ; au contraire si la boiterie afiFecte un membre postérieur, sa tête s'abaisse.
Le cheval doit être plus large de la croupe que de la poitrine qui cependant sera ouverte et saillante. La peau sera fine, le poil lisse et brillant ; la tète bien attachée, portée droit ; les oreilles hautes et mobiles, le front large, les salières pleines, les
naseaux grands ouverts, roses et sains, Tencolure solide, large à la base et sans glandes, les yeux clairs et vifs. En portant la tête dans l'ombre afin d'obtenir la dilatation de la pupille, on l'examinera en face pour vérifier si les yeux sont transparents et sans taches. Les épaules seront musclées, la pointe et le coude détachés, l'avant-bras solide et large, le genou plat, les canons droits, courts, les tendons forts bien détachés.
Le garrot sera haut et saillant, le dos droit très arrondi, les côtes ovales, ni trop pondes ni trop plates, les flancs pleins, charnus mais sans graisse.
Les reins seront courts, larges et puissants. On les pincera à la jonction du do$ pour se rendre compte de la souplesse de l'animal, qui, en bonne santé, doit fléchir légèrement sous la pression. Les hanches doivent être larges, garnies de muscles forts, la pointe saillante ; l'excès même, pour disgracieux qu'il soit, ne serait pas ici une défectuosit-é. La queue sera droite, attachée haut dans le prolongement des reins, les cuisses musclées, les jarrets larges, secs, bien dégagés ; les boulets larges également mais pas trop bas, les paturons inclinés et plutôt courts que longs. Les pieds seront examinés minutieusement Tun après l'autre et déferrés ; ils seront préférés ronds, moyens, à talons hauts. La corne serasolide, ni sèche ni tendre, lisse etnoirâtre.
L'âge d'un cheval se détermine aisément par la pousse, la succession et l'usure de ses dents, particulièrement des incisives qui sont au nombre de six
à chaque mâchoire. Les deux du milieu sont appelées
l'élevage dans les colonies les deux extrêmes coins et celles qui les sé- : mitoyennes.
oulain naît sans dents. Les pinces apparaisj sixième au dixième jour ; les mitoyennes, t d'un mois ou six semaines ; les coins, vers ème mois. La sortie de ces dernières varie mt assez souvent du cinquième au dixième
rtir de cette époque l'usure des incisives in-
ia sert de principale indication, l'întérieurde
creux et noirci par la nourriture se rétrécit
tce.
c-huit mois, les incisives et les miloyennes
entent plus de cavité.
ax ans, les coins ont rasé à leur tour.
>is ans, les pinces de lait ont été chassées par
ts de remplacement ; celles-ci sont plus lar-
e les premières et sans rétrécissement à la
latre ans, chute et remplacement des mi-
iq ans, les coins de lait cèdent la place aux
its de cheval et l'usure commence à la sur-
1 pinces.
L ans, les mitoyennes ont rasé et les coins
ncent.
[>t ans, les coins ont rasé, les pinces devien-
'ales.
lit ans, toutes les dents ont rasé, on dit que
ïl nemarqueplus; une tache jaunâtre nom-
iîe dentaire se monlre SUT li tahie des dents.
L ANE, LE MULET ET LE BARDOT
A dix ans, les mitoyennes supérieures o:
A douze ans, les dents inférieures sont d ovales, les coins supérieurs sont nivelés.
A quinze ans, les incisives inférieures son claires.
Le cheval atteint la plénitude de sa forc< de cinq ans ; il conserve tous ses moyens une dizaine d'années et ne vit guère plus d« vingt^cinq ans.
L'flne, le mulet et le bardot
L'âne est un animal rustique, robuste ( qui rendrait dans beaucoup de nos colonies services, si on voulait lui donner lessoins qi aux chevaux et qu'on ne leur donne pas U
Bien que, comme le cheval, l'âne vive diffîi dans les contrées humides et chaudes, plu premier il pourrait s'acclimater. Dans noi nos possessions où le climat est relativem et même dans les pays où l'atmosphère r constamment imprégnée d'humidité comme régions tropicales, il serait d'une grande ul ne saurait trop encourager l'acclimatation vage de cet animal d'un prix modeste, peu i sous le rapport de la nourriture, d'une re ble endurance et d'une docilité assez graU' gré sa réputation de bête entêtée et capric
Les anciens, dans des contrées qui ne le en rien à beaucoup de nos colonies, se serv l'âne et s'occupaient activement de son é\e\
l'élevage dans les colonies
par excellence la bête de somme des pays
et secs. Il est dans son ensemble moins fini cheval j sa tête est plus grosse, ses oreilles jpplus longues et plus poilues, son encolure orte, son garrot moinssaillanl, son dos plus
plus osseux, son poitrail moins ouvert, sa moins large et sa queue ne porte des crins 1 extrémité ; mais sous ses apparences grost lourdes, il cache des muscles vigoureux et Ions soHdes. Il a le pied sûr, l'énei^ie moins lis plus soutenue que le cheval et souvent ntelligence.
s que le cheval, il souffre des privations ; £ une charge trois fois moins lourde, il se e d'une nourriture qui ne suffirait pas à •X il travaille et il résiste dans des conditions 'iques dans lesquelles le premier dépérirait de temps.
I est d'ailleurs originaire de l'Âsiç oce. C'est encore du côté de l'Arabie qu'on t s'en approvisionner ; mais on en trouve mt dans l'Inde, en Egypte, en Tunisie, en
qui seraient utilement employés dans nos ions.
! peut être élevé à l'écurie et en demi-liberté. e dernier état, il prend naturellement des es d'indépendance qui le rendent plus ca-
ura intérêt pour le colon à faire soigner et ses ânes comme ses chevaux et à les mainndus ras afin de faciliter chez eux la trans-
L ANE, LE MULET ET LE BARDOT
piratioa de la peau, ce qui est dans les ca' une garantie de santé pour ces animaux. L( sage auquel il faudra les habituer tout jeune tribuera non seulement à les maintenir en bo mais aussi à l'amélioration de leur race, si < applique avec intérêt.
Nous avons dit que l'âne est un animal tr bre ; il n'en est pas moins pour cela friand dei fourrages et des bons grains et tant pour les vidus destinés au travail que pour les baudt producteurs, il y aura lieu de proportionne nourriture à la dépense de leurs forces et au vaux qu'on leur fera exécuter.
L'âne boit peu, ou du moins peut rester longtemps sans boire. On prendra au sujet boisson les mêmes précautions que pour les chi
La reproduction de la race asine est plus qu de la race chevaline à l'abri des accidents les climats intertropicaux. On n'entourera p pendant de moins de soins les sujets reproduc
L'ânesse qui, en Europe ou dans le no l'Afrique, donne du lait en assez grande qu; se trouve souvent dans les pays neufs où oi porte très à court pour mener à bien fallait de son produit. Il faut à ce moment se p tionner, pour pouvoir, s'il est nécessaire, su au défaut de lait de la mère nourricière par i de chèvre ou de vache.
L'ânesse porte un peu plus d'onze mois, quefois un an.
Comme pour la jument on la place vers la
230 l'élevage dans lbs colonies
sa gestation dans une écurie ou une élable à part •■' "u J'y laisse avec son ânon pendant quelque >s. Peu à peu, on déshabitue le petit de la sodé sa mère et par une nourriture mixte de elle on diminue le lait de plus en plus on le are au sevrage. L'âne est sevré le plus ordiîment vers le neuvième mois, âne atteint son complet développement à la fin a quatrième année. Il peut facilement vivre l ans.
i mulet rend plus encore que l'âne et le cheval services dans les colonies. Il n'a ni la délicani les besoins du cheval, tout en possédant rce de résistance de l'âne, une frugalité pa- : et une puissance de travail beaucoup plus de.
I s'en est beaucoup servi aux Antilles, en Nou- ■Calédonie, au Sénégal, à Madagascar, au Ton- :t partout on a eu à se louer de ses services, d on a pu l'employer dans des conditions nors de labeur et de nourriture, mulet est infécond ; sa tête est relativement te et courte, comme l'âne il a le dos droit, les plus plates, le garrot peu élevé, la croupe Le, les jambes sèches, les tendons solides, les ns assez longs et les pieds petits. La mule a 3upe plus large.
ilève du mulet se fait en grand dans l'Amé- : du Sud, et beaucoup de colonies dont le cliirésente de grandes analogies avec celui de ces d'élevage, se fournissent au Pérou, au Brésil
L^ANE, LE MULET ET LE BARDOT 251
et dans la Plala, alors qu'elles pourraient pourvoir elles-mêmes à leurs besoins.
Le mulet est le produit croisé d'un âne et d'une jument. Le choix des reproducteurs est là encore plein de difficultés.
Les baudets du Poitou sont à très juste titre réputés les plus beaux; mais en Espagne, il en existe aussi une race plus habituée aux températures élevées et qui donne d'excellents produits.
Un baudet doit être trapu, avoir l'encolure et les membres puissants, le poitrail, les reins, la croupe, les genoux et les jarrets larges et vigoureux, les yeux clairs et vifs et les oreilles longues.
La jument mulassière doit posséder des qualités de conformation qui fassent un peu opposition avec celles du baudet pour corriger les faiblesses de la race asine. Elle aura le poitrail large, le dos droit ou légèrement ensellé, les membres et les pieds forts, les jarrets bas et le bassin large. L'âne étant de nature insoumise, la jument devra être extrêmement docile. Il est bien entendu que le choix des deux reproducteurs est guidé par le but à atteindre, le service auquel on veut affecter le produit, et que les sujets devront être examinés d'une façon différente suivant qu'on aura en vue d'obtenir des mules ou mulets de trait ou bien des animaux porteurs.
Les saillies auront lieu comme il a été indiqué pour les étalons.
Les jeunes muletons sont sevrés à l'âge de huit mois. On doit dès cette époque s'occuper de leur
t l'élevage dans les colonies
lage et à l'âge d'un an, on peut commencer à ire travailler, en leur évitant les Fatigues penloute la durée de leur croissance. ■ bardot, animal plus rare et plus rustique est oduit du cheval et de l'ânesse. Il a généralemenl reilles plus courtes que le mulet, la tête plus gée, l'encolure grêle, la croupe et les reins ts. On ne l'utilise guère que comme animal
Le iKBaf
boeuf existe ou peut être importé et acclimaté toutes nos colonies, car la famille des bovidés nombreuse et très variée se présente sous des es diverses appropriées aux différents climats presque toutes les régions du globe, ins plusieurs de nos possessions, le bœuf vit à . sauvage, dans d'autres il a été à peu près :sliqué parles indigènes, dans toutes il pourra l'objet d'une élève et d'une domestication par-
ist de tous les ruminants celui qui se prêle le à une existence coloniale par la diversité de spèces parmi lesquelles on peut trouver tout lite des individus acclimatés et propres à vivre souffrir ni végéter, soit dans les contrées des et humides de la zone équaloriale, soit au aire dans les pays secs et chauds.
est doué aussi d'une endurance qui lui permet ipporler sans dépérir le changement de pays,
si on a la précaulîoa de ne pas trop modifiei habitudes et si on l'entoure de soins.
On ne saurait trop répéter que dans tous pays neufs les animaux doivent être soignés encore que dans les pays tempérés. Malgré sobriété, leur rusticité, leur vigueur nalurelli peu de délicatesse de leur peau, les bœufs que élèvera en vue de la reproduction, de l'engraisseï ou du travail devront être choisis parmi les sujet plus parfaits des races locales ou parmi les r vivant dans un climat offrant de grandes analt avec celui sous lequel on les transportera.
D'une manière générale, les taureaux eties va de provenance européenne donnent d'assez i vais résultats. Il y a des exceptions, mais sont rares ; on signale parmi celles-ci les bœu; petite taille de la race irlandaise. Les petites 1 de race bretonne, noires et blanches, renorai comme laitières, sont également indiquées.
Hollandais établis dans l'Ile de Bali ont ob par le croisement de la race bretonne et de la Benleng de la Malaisie des sujets vigoureux e sistants.
Parmi les bovidés que l'on rencontre dam colonies on peut citer en Indo-Chine et au ( bodge des zébus de grande taille, portant un plusieurs bosses et dont quelques-uns Font l'objet d'une domestication réglée, nolararaen animaux de race katbiawar fournissant des b de trait et des bêtes laitières, ceux de la race chonopoly donnant des petits animaux de trail
L ELEVAGE DANS LES COLOMkS
nts et des bœufs coureurs, pelits, alertes et eux.
[adagascar la race locale très nombreuse est lu de petite taille possédant une bosse grais- Od le rencontre aussi dans l'Inde d'où il I être originaire.
de possède encore des zébus domestiqués ;es omri employés comme bêtes de trait pour nsports et à la charrue, et les animaux des ngole et jalabda utilisés, les premiers pour luction laitière, les seconds pour les trans-
ténégal possède également des variétés de [ui pourraient servir à l'amélioration d'autres et les bœufs des races Peuhl, Mandingue, ra, Khassoukès, qui dans la plupart des pays mrraient être utilement importés, derniers surtout, bien que de petite taille, 3ués de qualités d'endurance et de sobriété
recommandent particulièrement dans les à le fourrage est rare. Ces bœufs se con-
et se soutiennent en mangeant des racines branchages. Ils peuvent résister assez longians souffrir delà soif, au sud à Jellakoffy, sur la côte occidentale ue, une race de bœufs très précieuse pour s humides et chauds est à signaler tant par u'elle fournit en abondance que par sa viande îrce de résistance.
abon, desbœufs viventàl'étatsauvage dans ions de l'ileMaudji, au milieu dcsn
^si ceUe, lace pouvait être domestiquée, elle d'une grande utilité dans les pays humides t réca^eux où l'existence est d'autant plus dm Européens que la viande de boucherie leur f taleraent défaut.
En Algérie, on trouve trois variétés desce toutes trois de la race espagnole. Ces race lesquelles on comptait pour obtenir de bonsc ments dans les pays chauds n'oal pas répond espérances qu'elles avaient fait naftre.
La Nouvelle-Calédonie est par excellence ni d'élevage qui s'est développé dans ce sens pa Iroduclion de races anglaises. Là, conlrairen ce que nous disions plus haut, on trouve des européennes reproduisant avec succès ; mais le répétons c'est un exemple que l'on ne pe commander de suivre pour toutes les autres col
Le bœuf — taureau ou vache — est adulte à c ans.' On donne plus ordinairement le nom de à l'animal qui est castré.
En général, le bœuf de travail doit avoir 1 grosse, l'encolure forte et solide, le poitrail le corps trapu, la croupe ferme et bien muscli membres larges et forts. Le bœuf destiné à 1j chérie au contraire, tout en ayant le corps ferme, épais et rond, la poitrine et la croupe li peut avoir la tête et l'encolure fines, les me courts et peu gros.
La vache laitière est très rarement gros!
peut môme dire qu'elle ne l'est jamais. L'ens de la conformation de la bêle, en tenant ci
l'élevace dans les colonies a stniclure distinclive de la race, est élancé; nembres sont courts mais fins, la peau souple ilachée, le poil est doux et luisant, les cornes ,es et effilées, les oreilles ont peu de poils à érieur, elles sont plutôt grandes.
;s hanches et la croupe sont larges, les mem-
postérieurs très écartés. Les mamelles sont mineuses, légèrement pendantes et couvertes rosses veines très nombreuses; les trayons sont IX, régulièrement écartés les uns des autres, leau mammaire douce, se plissant aisément
les doigts est onctueuse et jaunâtre. Plus l'éon est large chez une vache, plus on a de ices de trouver en elle une bonne laitière. On me écusson la partie postérieure de la vache, ie au-dessous de la queue entre les cuisses et namelles : le poil de cette partie de la vache au de suivre la direction de bas en haut est planté ms inverse. II suffit, si te poil est très ras, de er le doigt de haut en bas pour rencontrer une ice rugueuse et se convaincre ainsi de l'étendue ou moins réelle de l'écusson.
i nourriture à donner aux animaux de producest évaluée, en Europe, à trois pour cent de poids vif j c'est-à-dire qu'un animal pesant SOO ;s a besoin chaque jour de IS kilogs de noure. Il estbien évidentquece renseignement n'est lé qu'à titre d'indication et qu'il y a lieu de
compte à ce sujet du pays, du climat et de la té des herbages et des fourrages. On veillera à l'aucune plante vénéneuse ne se mêle à la nour-
riture des bœufs. Les animaux desqueli tendra ni lail ni travail pourront, dans le tes pâturages seront suffisants, n'élre no d'herbe verte. Chaque fois que ce sera pi donnera aux animaux des racines farine pommes de terre, des topinambours, de douces, des fèves ou fèverolles, des tou colon, de Un, decocotier, de sésame et à't Ces aUments conviennent surtout aux bête:
et aux animaux de production. Les racine:
toujours être coupées en petits morceaux teaux seront concassés ou broyés. Pour I animaux que l'on veut enlever de la mame viennent d'être sevrés, les tourteaux broj délayés et donnés en buvées.
L'élevage de la race bovine se fait en I en domesticité.
En liberté, on divise le terrain affecté i du bœuf de façon à pouvoir déplacer les 1 et faciliter ainsi dans une sorte de roui repousse des herbages, de façon que les aient de l'herbe verte toute l'année. L'ens la concession, s'il est possible, est clos ij ou d'un fossé bordé d'arbustes, ou encor sieurs fils de fer superposés et tendus su quets. Des canaux sont aménagés de n amener de tous côlésune eau claire, saine el dcfiltrations putrides, afin que les animaux se désaltérer à leur guise. Des abris soi sur divers points pour pouvoir y recevoii tiaux la nuîl, pendant les trop grandes ch;
258 l'klevage dans les colonies
pendant les ouragans. Des hangars sont construits et aménagés pour les animaux malades qui doivent toujours être séparés des autres dès les premiers signes de maladie et pour lei^ vaches en gestation sur le point de mettre bas.
Des abris seront encore installés isolément pour les jeunes mères et leurs veaux.
Il y aura intérêt à donner un nombre de gardeurs suffisant aux animaux pour assurer à ceux-ci un pansage sinon quotidien au moins régulier. Outre que la présence de ces hommes rendra les animaux moins farouches et préviendra bien des accidents, les soins qui leur seront donnés les entretiendront en bonne santé.
Ces gardiens pourront leur faire de temps en temps des distributions de sel : mais il sera préférable de placer dans tous les abris et hangars des briques de sel gemme que les bœufs lécheront à leur gré.
Si le nombre des gardiens est restreint on organisera des points d'observation pour surveiller les troupeaux et on assurera une inspection constante du bétail.
Les bêtes de boucherie élevées en liberté devront rester quelque temps enfermées et soumises à un régime d'engraissement avant d'être abattues. Dans les pays chauds et humides les bœufs donnent une viande meilleure lorsqu'ils sont tués jeunes.
L'élevage en domesticité permet d'entourer le bétail de plus d'attention. Les étables seront installées comme il est dit au chapitre spécial ; toute-
fois il convient de faire remarquer que les des vaches laitières doivent être plus vastes aérées que celles affectées au logement des animaux. On assure que les bœufs mis à l'e sèment se développent mieux dans une éta peu sombre. Gomme les écuries, les étables tenues en grand état de propreté. Le fumii enlevé tous les jours et le dallage ou le pava régulièrement.
Pour les animaux en stabulation la noi sera distribuée, le matin, à midi et le soir. Les laitières et les bœufs à l'engrais peuvent r une plus grande quantité de nourriture, âi\ un plus grand nombre de repas, quatre o
11 y a avantage au point de vue de la proi à laisser ces animaux au repos. Les bêles de peuvent sans danger être attelées aussitôt leur repas, si le travail qu'on exige d'elles mande pas de leur part une grande dépi forces.
On fait boire les animaux à chaque rep bœufs consomment de 25 à 30 litres d'eau ps
Les bêtes élevées en domesticité gagneron coup à être pansées journellement. Dans li chauds les soins de propreté donnés au bé nous ne saurions trop souvent insister sur c — constituent une des premières conditioi le maintenir en bonne santé. Le lait des vacl soignées est meilleur; les animaux de bo engraissent mieux et plus vite.
Les mêmes raisons peuvent être invoquée
260 l'élevage dans les colonies
veur du tondage pour les bétes qui n'ont pas le poil ras. Les animaux tondus peuvent être nettoyés plus facilement, les fonctions de la peau s'opèrent avec moins de difficultés, on peut les débarrasser plus aisément des parasites qui s'attachent si souvent aux bestiaux dans les régions tropicales.
Les bains, à la condition d'être donnés avec précaution, peuvent faire également beaucoup de bien aux animaux.
Les sujets reproducteurs sont choisis en raison du but que se propose l'éleveur ; qu'il ait en vue la lactation, l'engraissement ou le travail il nedevra poursuivre dans un apparelllement qu'un seul de CCS états. Lesanimaux ne seront jamaisdisproportionnés, et le colon tiendra compte des exigences d'une race avant de l'introduire dans un pays ne répondant pas aux besoins decette race.
La gestation de la vache dure un peu plus de 9 mois (280 jours).
Dans l'élève en liberté une vache donne un veau à peu près tous les ans. Le veau est séparé de sa mère chaque fois qu'on veut traire celle-ci, si elle a du lait plus qu'il n'est nécessaire à la nourriture du jeune produit. Le veau sesèvre lui-même généralement vers le huitième mois.
En domesticité, le veau tette sa mère ou si celleci n'apas de laitenquantité suffisante pour le nourrir, on habitue le petit à boire du lait dans une écuelle.
• En Europe, les veaux réservés à l'engraissement sont sevrés au bout de quelques jours et reçoivent
LE BŒUF â61
une nourrilure particulière de racines farineuses broyées et délayées.
Dans l'élevage en liberté, les veaux s'habii eux-mêmes aux pâturages; dans l'élevage ei mesticitéon sèvre les jeunes animaux dès que \i talion de la mère est moins abondante. On lui d ensuite des buvées de grainsou des tourteauxbn détrempés dans l'eau ou dans le lait.
Les bœufs eties vaches destinésàl'engraisse sont soumis, suivant le mode d'élevage, à tro gimes différents. On les engraisse simplement d bages, cequi exige des prairies abondantes d'hi d'excellente qualité, chose assez rare auxcol surtout pendant tout le cours d'une année, a les engraisse à l'élable avec des fourrages de ci des racines et des tourteaux, en ayant soin di rier la nourriture pour entretenir l'appétit de constamment enfermées, ou bien encore on pra l'engraissement mixte qui, tout en fourni:
à l'animal l'occasion de sortir et de rester au j rage pendant les heures les moins chaudes ■ journée, le fait bénéficierde rations complément de racines et de tourteaux qu'il prend en ren à l'élable. Ce dernier mode est celui qui, pour 1' en domesticité, est dans les colonies le plus i table aux bestiaux.
11 en esl de la race bovine comme de la race laline, les sujets appelés à la reproduction do être choisis par l'éleveur dès les premiers moii choix fait, les animaux destinés à l'engnùsseï sont castrés vers l'âge de 5 ou 6 mois. Les 1
l'élevage dass les colonies our le travail ne sont castrées qu'à l'âge , afin de leur permettre de mieux déves forces musculaires. On procède aussi
à la castration des vaches laitières qui :s par des vêlag-es successifs et nombreux.
tiona pour effet de prolonger de 2 années durée de leur période de lactation.
!:s qui ne produisent plus de lait peuvent engraissées et livrées à la boucherie.
! que chez lecheval l'âge du boeuf se re- : dents. On pourrait aussi le reconnaître qui portent autant d'anneaux circulaires Icomple d'années ; mais cessignes sont ins et peuvent très souvent être altérés prié t aires malhonnêtes mais subtils.
aire du bœuf adulte compte 8 incisives centrales sont dénommées pinces, les remières et deuxièmes mitoyennes, et les ins.
nent les veaux naissent avec les deux i deux premières mitoyennes. Au bout les deuxièmes mitoyennes font leur ap-
un mois, les coins commencement à
!s pinces et les premières mitoyennes de
is, les pinces de lait sont remplacées 'S pinces, toutes les mitoyennes et les L ont rasé ; s, les premières mitoyennes usées sont
A quatre ans, c'est le tour des deuxièm toyennes ;
A cinq ans, les coins eux-mêmes sont remp
A six ans, la mâchoire est parfaitement r
A huit ans, les nouvelles pinces commeni s'user ;
A neuf ans, rasement des mitoyennes ;
A dix ans, nivellement des coins.
Les vaches laitières européennes donnen quantité de lait qui varie entre 3 et 20 litres. dont la forte moyenne peut être évaluée à 10 de lait par jour. Ce chiffre ne peut servir d'il tien dans les colonies. La lactation est bea moins abondante et même les bétes des climat: pérés transportées dans la zone intertro voient leur production diminuer dans des pr lions considérables.
Mais où que ce soit, le lait trait le matin et provenant de la fin d'une traite est celui qu tient le plus de beurre. Le croisement de h bretonne ou jerseyaise et de la race de Jella donne des vaches laitières très estimables. I jaune, rouge ou bleu est généralement mi aussi bienpour l'homme que pour les animaux aussi souvent l'indice d'étables mal tenues etqi lieu de nettoyer le plus tôt possible.
Lorsque le lait se caille aussitôt après la tr. sans motif apparent, c'est le symptôme d'un ladie des mamelles ou de l'appareil dia^eslif vache. Quelquefois des bulles gazeuses llotteii surfacedulait, lui donnant une odeur naùséabi
264 L ÉLEVAGE DANS LES COLONIES
c'est encore l'effet de la malpropreté des bestiaux ou de leur étable.
Aussitôt après le vêlage, les vaches donnent un lait épais et d'une coloration jaunâtre ; on le nomme coloslrujn. Ce lait est parfaitement sain, il possède des propriétés laxatives très utiles aux veaux ou génisses. Ce serait un tort d'en priver les jeunes animaux et de s'inquiéter de ces apparences qui disparaissent d'ailleurs au bout d'une huitaine de jours, souvent avant.
Le baffle
Tout ce que nous avons dit du bœuf pourrait à très peu de chose près être appliqué au buffle, animal de la famille des bovidés, originaire d'Asie ou d'Afrique, ayant le pelage dur, peu épais, le front bombé, élargi entre les cornes, vivant de préférence dans les endroits marécageux très inondés.
Le buffle constitue plutôt une bête de travail qu'un animal de boucherie; sa chair est coriace; la femelle donne peu de lait, encore ce lait a-t-il, malgré ses évidentes propriétés nutritives, un goût musqué assez prononcé.
Cet animal est utilisé par les indigènes dans les rizières où il rend de grands services. Sa rusticité, sa sobriété, son goût prononcé pour les séjours prolongés dans Teau, en font un auxiliaire précieux pour les labours dans toutes les régions marécageuses.
Le buffle est adulte à Tâge de 3 à 4 ans.
La femelle porte 10 mois. Elle allaite ses petits
qui se sèvrent eux-mêmes quand diminue la lactation de la mère.
L'élève du buffle n'a encore été entreprisi liberté. Malgré sa réputation de sauvag;erie et lence, le buffle s'apprivoise et se domestiqu facilement. La douceur est le fond de son ca quand il est mené sans rudesse ni brusquer
Le buffle peu exigeant pour son alimente nourrit lui-même d'herbes et de jeunes bran< Quand extraordinairement il est enfermé, donne de la paille de riz, des tiges de mil ot fourrages secs.
L'élève ou l'importation du buffle a déjà éti avec succès au Tonkin, en Ckîchinchine, en G en Egypte et dans l'Inde. Dans nos coloi l'Afrique occidentale il pourrait être introduit drait de grands services, tant comme bête de que comme animal de transport.
Le mouton
Le mouton, qui serait d'une si grande uti point de vue de l'aliinentation au moins, dan coup de nos possessions lointaines, est co cheval un des animaux qui souffrent le plus i régions intertropicales, humides et maréca Presque toutes les tentatives d'élève faites ce jour dans les régions chaudes et pluvieuse donné que des résultats malheureux. L'anin une partie de son rapport en perdant sa iain à la première du moins à la seconde ou tr
aux races qui, dans cespajs,con- I, leur laine devient d'une qualité : n'a plus que très peu de valeur, 'it bien et ne peut se développer nies où s'étendent de vastes saclimat est à la fois sec et chaud, nos possessions où l'on rencontre Ss, l'élève pourrait être essayée autrefois avec succès aux Antilles, trouve trois races principales de Il te sur pattes ayant la tête grosse, , qui constitue la race algérienne sa toison est peu épaisse, quelque- , qu'on appelle race barbarine, se queue large, graisseuse à l'extréine encore assez bonne, et la troifouareg, est constituée par des ts sur pattes ayant les mamelles la laine est raide.
îst un pays d'élevage remarquable ;, on rencontre le mouton peuhl, tu garrot saillant, au poil long eux et non frisé ; le mouton mau- , porteur d'une laine très courte e, grossier, sec et sans laine. Sur j' Afrique, du côté d'Obock et de fe une race de taille moyenne, la ueue plate et courte, f montagneux du Fou ta-Dj allô n, e compte aussi une race de moue et sans laine.
Dans l'Inde on voit deux races principal naires du nord de ce pays.
La Chine a fourni une race de petite ti oug-li dont l'acclimatation offrirait peut-ê ques chances de succès dans les pays où It races ne peuvent être introduites.
En Nouvelle-Calédonie, l'élève du moul être menée à bien, après quelques lâtoni car on avait à lutter sur une côte contre minée dont les épis occasionnent aux anin maladies assez graves el sur l'autre contre If des pluies pendant lesquelles les moutons t( malades et périssaient en grand nombre.
• Les améliorations des races locales dans chauds peuvent être tentées et entreprises sèment avec les mérinos espagnols. Dison de renseignement, qu'en Australie et en > Zélande on a introduit des mérinos espagn Rambouillet, des Lincoln el des Leicester.
Jusqu'à ce jour il n'a pas été possible d'e l'élève du mouton dans les colonies fran; vue de l'exploitation de la laine. On ne d s'occuper, pour le moment du moins, de si malation ou de l'amélioration des races ii qu'au point de vue de l'alimentation comm de boucherie.
Dans les pays où l'élevage en grand est [ la production dépasse souvent dans des pro colossales les besoins de la consommalioi Un commerce est né de cette situation et occupé tout particulièrement des races dite
l'élevage danr les colonies ition. Les animaux sont abattus et dépecés e pays d'élève et exportés dans des chambres ifiques qui assurent par l'air refroidi la conion de la viande jusqu'à son arrivée en Europe. st aujourd'hui reconnu que les moulons de taille, ayant une ossature fine et légère, peuvec peu de frais être facilement engraissés, et développement de la toison nuit à l'engraist des animaux.
éleveurs devront donc opérer les croisements aspirant de ces observations, fréquemment es. Les Anglais, qui s'occupent du commerce andes réfrigérées, pratiquent dans leurs posis de l'Océanie les croisements de mérinos ;s moutons de races à laines longues ; les carde ces produits étant plus aisément transites. On abat de préférence les animaux très ; la viande de ceux-ci. se conservant mieux es chambres frigorifiques, nouton non consommé sur place, non exporté Dn transportable réfrigéré, peut être encore en le transformant en extrait de viande et en it des résidus résultant de cette première exion, de la graisse, de la colle forte et des enl'une réelle valeur.
le manière générale, le mouton est divisé en Toupes principaux : le mouton à laine courte outon à laine longue. Les toisons se compoe deux sortes de poils : Us uns ondulés ou les autres raides et droits. Les premiers fora laine proprement dite, les secoads constî-.
luenl la jarre. La qualité de la laine dépend de la finesse, de la longueur et de la souplesse du firln On lient compte aussi de l'extensibilité et de licite de la laine dans l'appréciation de sa v Les laines raldes et dures sont toujours d'un diocre qualité. C'est le défaut ordinaire de la i des animaux des pays chauds.
La laine est de couleur blanche, qui est la appréciée ; rousse, qui est fréquente dans 1< mats intertropicaux et quelquefois noire. El plus ou moins imprégnée d'une matière grasse appelle le suint. Plus la laine est fine, plus le est abondant ; toutefois une trop grande qu de suint, ou une coloration fortement prononc vient nuisible.
Il a été traité au livre spécial de l'habitatic dispositions hy^éniques des bergeries. Ces i sitions qu'il serait sage d'adopter dans les co Hont quelquefois négligées surtout lorsqu'il de l'élève en grand du mouton. Tout en s'effc de se conformer le plus possible aux indicalioi veloppées au commencement de cet ouvrage, trouvera peut-être parfois dans l'impossibili raison du grand nombre de bêtes à enlreten leur donner tout le confort désirable. C'est ( dant en les entourant de soins et en les mett plus possible à l'abri de la chaleur et des inti ries du climat, qu'on pourra espérer des rés sérieux de l'élève d'animaux aussi difficilement ma tables.
Le mouton boit peu et reste facilement assez
270 l'élevage dans les colonies
temps sans boire. On évalue à trois litres par jour la quantité d'eau qui lui est nécessaire. Celte ration est naturellement partagée entre les différents repas que fait Tanimal s'il est élevé en bergerie. Si, au contraire, il est élevé en liberté, le mieux est de le laisser boire à sa soif, en assurant la pureté et la limpidité de Teau qu'il doit rencontrer.
Il est bon aussi, dans les colonies où les fourrages sont souvent de qualité médiocre, de donner aux animaux une certaine quantité de sel, soit par distribution quotidienne de deux grammes environ par bête, ou mieux en plaçant à leur portée quelques briques de sel gemme.
Dans les contrées tempérées chaudes les animaux sont lavés avant la tonte. C'est une excellente mesure : elle débarrasse la laine de toutes les impuretés que le suint y peut maintenir et la fait paraître dans toute sa valeur.
Les béliers sont aptes à la reproduction dès l'âge de quinze mois. Il importe avant d'appareiller les animaux de s'assurer, par un examen attentif des deux reproducteurs, non seulement qu'ils ne sont point malades, mais encore qu'ils présentent les caractères propres à une amélioration de la race. Tous les animaux anémiques seront impitoyablement écartés ; on s'assurera que les deux sujets n'offrent pas les symptômes de la présence de distomes dans le foie, affection incurable chez la race ovine, et si les vaisseaux de la cornée opaque de l'œil sont bien apparents et très colorés, indice à peu près certain d'une bonne santé. Ces animaux sont appareillés
de telle façon que les petits puissent naître à l'épo- .que des herbages tendres, au commencemei saison des pluies.
Les brebis portent un peu plus de cinq me jours). Les portées sont de un ou deux ag rarement plus.
Quand les brebis touchent au terme de le tation elles sont séparées du troupeau et on 1 à l'écart avec leurs petits pendant les premiei de l'allaitement. Elles sont, pendant cette | de courte durée, nourries d'herbe verte, de coupées ou broyées, de grains, de féverolle:
son.
La durée de l'allaitement est d'environ mois ; mais au bout de quelques jours les sont envoyées au pâturage et les agneaux vent. Dans ce cas les agneaux se sèvrent euX' petit à petit.
Quand le troupeau est élevé en bergei agneaux sont séparés des brebis dans des log particuliers où ils reçoivent, s'il y a lieu, des supplémentaires d'engraissement. On les rap de leurs mères plusieurs fois par jour à des régulières pour les laisser téter. .\u bout d mois, on peut commencer à diminuer les s d'allaitement et on les habitue à des bouil farines.
Quand les mères n'ont pas assez de lail nourrir leurs petits, ou qu'elles meurent à cet que, on confie les jeunes agneaux à des noi étrangères ou à des chèvres.
272 l'élevage dans les colonies
Les moutons peuvent être livrés à l'engraissement dès Vêige de trois ans, même plus tôt dans certains pays de production rapide. Cet engraissement s'opère au pâturage dans les contrées riches où l'on dispose d'herbages de bonne qualité ; à la bergerie, quand on n'a qu'un troupeau de peu d'importance, on peut soigner la nourriture en donnant aux animaux d'abord des racines coupées, puis des pommes de terre, patates douces, ignames et tourteaux. C'est le mode d'engraissement le plus rapide. Les animaux font alors deux repas par jour, et lorsqu'on les a pris bien portants, ils atteignent leur maximum de développement en moins de trois mois. Mais le plus ordinairement on a recours à l'engraissement mixte qui répond mieux dans les pays chauds aux exigences du climat et aux besoins des animaux.
Dans ce dernier cas, les moutons sont lâchés sur les pâturages pendant les heures les moins chaudes de la journée, et ils reçoivent le matin, à midi et le soir, des aliments complémentaires d'engraissement.
Avant d'être mis à l'engrais les moutons sont castrés.
Les béliers gardés pour la reproduction ne sont castrés que lorsqu'ils ne sont plus aptes au rôle pour lequel on les avait réservés. On les livre alors à l'engraissement avec les jeunes agneaux.
Quelles que soient les conditions dans lesquelles il s'établira, le colon-éleveur devra faire construire des abris pour ses troupeaux. Le sol de ces han-
gars sera battu, assez incliné pour permettre l'écoulement des urines et nettoyé le plus souvent possible. Il y trouvera d'ailleurs une fumure excellente qu'il pourra ulibser avec profit dans sa prc Il aura soin surtout de tenir séparées sous It ou dans des constructions différentes, les d catégories de ses troupeaux, en tenant con leur destination, si on s'occupe de la produc la laine ou de la production de la viande, i âge, de leur sexe et de leur état.
Les animaux malades seront aussitôt sépi troupeau commun. Les litières, surtout p< moutons à toison, devront être fréquemment velées et maintenues sèches d'une manière tante.
Le mouton et la brebis sont adultes à 1' quatre ans. Ils se plaisent, vivent et se dével dans les pâturages un peu élevés, sur les pen montagnes, au milieu d'une herbe courte, i sols sablonneux, calcaires, pierreux, perméa secs. On partage l'ensemble des animaux e sieurs troupeaux qui pâturent dans des lots rains où l'on assure par une irrigation mes repousse régulière de l'herbe verte.
A la bergerie, la nourriture du mouton s pose partie de fourrages secs, partie de gn de racines farineuses broyées.
Les bêtes à l'engrais sont mises le moins p à l'herbe verte. Les animaux ne devront pas?
graduellement de la nourriture du pâlurag nourriture de la bergerie, de l'herbe verte ai
L ELEVAGE DANS LES COLONIES
autrement il en pourrait résulter paat nalaises, voire même des maladies, ton estpeut-ètrele seul animal qui ne sache inct discerner les herbes saines des plantes is et qui s'empoisonne en mangeant ; il y u de surveiller avec une extrême attention ges dans lesquels on le place.
me dans les pays chauds à 1 kilogramme je sec et à 230 grammes de grains ou de 1 totalité de sa ration quotidienne. Cette est naturellement qu'une base approximaquelle on devra tabler suivant le pays, la qualité des aliments dont on disposera.
IX dents aussi qu'on reconnaît l'âge des
isives poussent à l'agneau de vingt-cinq à rs.
I les pinces de lait sont usées ; uit mois, elles tombent el font place aux initives.
ans, chute des premières mitoyennes remr les mitoyennes d'adulte, ans, remplacement des secondes mians, toutes les dents sont remplacées et es commencent à s'user, à dix ans, toutes les incisives et les miiont usées.
! parlerons qu'en passant des brebis laisont extrêmement rares dans les pays in- IX. Les brebis n'ont qu'à grand peine le
lait nécessaire à la nourriture des agneaux, situation pourrait peut-être être améliorée ] croisement des races indtg-ènes avec des bélie Texel, du Larzac et du Lauraguais.
La chèvre
Lachèvreesl un ruminant quiplusqu'aucun animal peut s'acclimater dans les pays tropi Elle vit dans les contrées chaudes et pluvieus ne pourrait résisterlemoulonetà la seule corn de trouver un espace libre, au milieu des I même les plus épaisses, elle se développe et r duit avec rapidité.
Ces qualitésd'endurance et de rusticité nese vent pas seulement chez les chèvres des races gènes ; on les rencontre au même degré chi animaux des races européennes qui possèden facultés remarquables d'acclimatation.
A ce titre elle est une grande ressource pou Européens obligés de vivre dans les régions ma geuses et son élève estindiquéetantau point d de la production laitière que de la viande de chérie.
Parmi les races des colonies françaises, on citer en Algérie la race arabe, la race maltaist race du Soudan. Cette dernière vil surtout su conhns du désert. Au Sénégal on en connaît races principales, la race peuhl et la race n Dans l'Inde il e.\iste également plusieurs rac chèvres; mais là certaines d'entre elles, notam
LEVAGE DANS LES COI^NIES
itolie, ne pourraient être transportées ns intertropicales, à moins que ce ne et de montagnes très élevées, chèvres à longue toison, que l'on élève onte. Les chèvres du Népaul, de Cal'Angora surtout sont très appréciées la valeur de leur toison longue et
a été dit des bergeries s'applique aux ervés aux chèvres. Les soins dont on gmentent le débit de leur lactation et randement à leur engraissement. S'il : soumettre les moulons à un pansage en est pas de même pour les chèvres
I en beauté, en santé et en valeur si ain à ce qu'elles soient chaque jour (rossées avec soin.
i, à titre de renseignement, car dans is les chèvres ont généralement les rts, qu'en Europe et dans les Indes la
se tait par le peignage et parla tonte.
sont adultes à l'âge de douze à quinze
ans elles ont atteint leur complet dé- Peu difficiles, elles se nourrissent ourrages, de feuilles, de paille. Ilsuf-
à l'écartdes plantations où leur goût ries jeunes pousses leur fait commete grands dégâts, lommé bouc, a une odeur forte et
II est inquiet et capricieux, surtout
t.A CHEVRE
Les chèvres vivent environ 15 ans.
La femelle porte à peu près cinq mois (14Sjc Ordinairement le petit ealséparé de sa mère que aussitôt après sa naissance. On ne le rapp de la chèvre que trois ou quatre fois par jour le faire tèter. A quinze jours il commence à br< et au bout de si.\ semaines, deux mois au plu peut le sevrer complètement.
Les mâles qui ne sont pas réservés pour I production sont castrés à l'âge d'un mois; o met alors à l'engraissement pour les livrer en à la boucherie. On les nourrit alors de buvées < racines farineuses.
Les boucsqui ont été réservés pour la repro tion sont castrés à l'âge de trois ans et mis ap l'engraissement.
La chèvre produit des chevreaux pendant à près sept années. Après cette époque elle peu elle a été bien soignée et bien engraissée, do une viande de très bonne qualité.
Les chèvres rendent surtout de grands sen dans les pays in 1er tropicaux par leur produc laitière. Si leur lactation est moins abondante dans les régions tempérées, elle reste encore importante et d'autant plus précieuse qu'elle i place le lait de vache qui fait souvent défaut- La période de lactation ne dure guère plu quatre ou cinq mois chez la chèvre. Les soins et nourriture riche en éléments nutritifs peuvent i menter la production du lait ou prolonger ladi de cette production.
l'élevage dans les colonies ait de chèvre est aussi employé pour la faion des fromages, qui sont de meilleure qualité es pays chauds que ceux obtenus avec le lait :he.
chèvres bonnes laitières sont dociles ; elles tète fine, les yeux doux, lecol élancé, les poils
les épaules plutôt maigres, les reins et les es très développés ; leur ventre est large, leurs lies sont grosses, couvertes de veines nom- » et très apparentes; la peau en est souple et
Le Cbameam «t le Dromadaire
chameau est un animal qui dans les pays plats, ineux etchauds,rend d'incomparables servil'origine asiatique, il comprend deux espèces : :hameau proprement dît, animal de grande ayant la tête petite, la face étroite, les orbites its, la lèvre supérieure fendue, le cou et les s longues, les jarrets en dehors, les pieds et gros, n porte des callosités aux coudes, signets et à la poitrine ; deux bosses charnues iaseuses surmontent son dos ; ue dromadaire ; cet animal se distingue du prét en ce que la nature ne l'a doté que d'une bosse ; son poil est comme celui de son con- E d'un gris roussâtre plus ou moins foncé, mais loux et plus fourni sur la bosse, le cou et les ires que chez )e chameau, ui-ci vit de préférence dans les climats lempé-