‹ Le livre du colonChapitre 77 sur 99 · LE CHAMEAU ET LE DROMADAIRE · texte numérisé non relu

LE CHAMEAU ET LE DROMADAIRE

rés. Le dromadaire, au contraire, s'est répandu dans les régions désertiques de la zone tropicale.

Ces animaux sont d'une grande ressource pour les transports et les longues courses par leurs qualités de sobriété, d'endurance, de force et surtout par la disposition remarquable de leur estomac qui leur permet de faire des réserves d'eau et de rester plusieurs jours sans boire et sans souffrir de la soif. On estime à quatre jours le temps pendant lequel sans inconvénient le dromadaire peut rester sans s'abreuver ; à trois jours celui pendant lequel il peut travailler sans prendre de nourriture. Il est évident que ces privations peuvent durer plus longtemps ; mais alors c'est au détriment de la santé et des forces de l'animal.

Le chameau est d'une frugalité et d'une rusticité extraordinaires. Il se nourrit d'herbes dures et de broussailles qu'aucun autre animal ne pourrait manger, à la condition toutefois que sa nourriture soit légèrement salée ou qu'il puisse trouver sur le sol des efflorescences salines.

On y supplée en mêlant du sel à ses aliments ou en mettant à sa portée des pierres de sel gemme. Quand le chameau mange du fourrage vert, il n'a point besoin de s'abreuver ; autrement, il est bon de lui donner à boire tous les jours.

On évalue à trente kilogsla quantité de fourrage nécessaire à l'alimentation journalièred'unchameau. On lui laisse environ six heures pour son repas en pâturage.

Le chameau est un animal entièrement acquis à

L ELEVAGE DANS LES COLONIES

itioité. On l'a employé dans l'antiquité nimal de guerre ; on peut l'utiliser non seu- )mme béte de somme ou deselle, mais aussi lète de labour. Entre les mains d'un bon ur il obéit à la voix et à la simple vue d'une

le, on distingue trois races principales de

edu Feudjamb, parmi laquelle on recrute auxpour les transports; la race du Bikatiir lit les dromadaires de course et la race de renommée pour sa force el son endurance, ameaux en général dépérissent et meurent nt dans les régions marécageuses. On doit ten excepter une espèce dite race de Ka- [u'on rattache à la race de Bombay et qui es marécages en se nourrissantde feuilles vîers. C'est parmi ces animaux qu'on dercher ceux dont la colonisation aura besoin utilisés dans les régions humides chaudes.

essais d'introduction de chameaux dans :ropicaux humides ont été tentés, nolamjongo el à Madagascar ; mais si ces tenint pas réussi, il n'en faut pas conclure :ment à l'impossibilité absoluede transporclîmater le chameau . Des dromadaires ont is au Brésil eL sont arrivés en parfait état, lous voyons qu'aux Indes une racedeces ^it parfaitement dans les marais et au lier déjà, on employait en Italie des drolans les maremmes de la Toscane.

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