AFFECTIONS DES RACES BOVINE, OVINE, PORCINE
nasales. Il y a lieu de commencer les soins comme il vient d'être dit pour le coryza simple, puis de mettre le bœuf à la diète, de lui donner des lavements émollients ou quelques purgatifs légers et d'augmenter son régime par l'addition de toniques et d'amers.
Le coup de chaleur est une brusque congestion du poumon qui se produit chez le bœuf exposé au soleil ou enfermé dans une étable mal aérée et dont la température est très élevée. L'animal frappé d'un coup de chaleur s'arrête subitement, les membres raidis, la tête basse allongée en avant ; ses yeux sont fixes et brillants, ses narines dilatées, sa respiration haletante, les battements du cœur précipités, les muqueuses violettes, la peau couverte de sueurs. Ne pas perdre un instant, jeter des seaux d'eau froide sur la bête malade, pendant quelques minutes, trois ou quatre, sécher ensuite très rapidement avec des éponges et des linges de façon à obtenir une violente réaction.
Si l'état de stupéfaction et d'immobilité se prolonge, faire de vigoureuses frictions avec de l'essence de térébenthine, donner des lavements térébenthines, des breuvages chauds de vin et de plantes aromatiques et si l'asphyxie devient menaçante, opérer une saignée.
La rf/arrA^ est une inflammation d'intestins qu'on peut arrêter facilement en la soignant dès le début. On commence par diminuer la ration alimentaire, on donne ensuite à l'animal des boissons émollientes dans lesquelles on mêle des décoctions de
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pavots ou quelques gouttes d'opium, on lui fait prendre plusieurs lavements de graines de lin et on double sa ration de sel. Après guérison on augmente par degré son alimentation.
La fourbure se soigne chez le bœuf comme chez le cheval. On recommande aussi en France, après avoir fait prendre des bains froids à la bête, de poser sur ses pieds malades des cataplasmes de suie de cheminée et de vinaigre.
La météorisation ou le météorisme est une afiFection qui se produit chez le cheval et chez le bœuf, mais qui est beaucoup plus fréquente chez ce dernier. Elle consiste chez le bœuf en une accumulation de gaz dans la panse qui détermine un gonflement anormal du ventre. C'est dû à la fermentation de mauvais foXirrages dans le corps de l'animal.
Le mal se développe avec rapidité et réclame des soins immédiats. Il faut aussitôt faire prendre à l'animal qui en est atteint 60 grammes d'ammoniaque dans 3 litres d'eau, ou un litre d'eau salée dans un litre d'eau froide.
Puis aussitôt après frictionner avec la main ou des bouchons de paille le ventre de l'animal. S'il est possible le faire marcher. Lorsqu'on adonné l'eau salée, si le ballonnement ne diminue pas on administrera au bœuf, un deuxième litre d'eau dans lequel on aura versé un verre d'eau-de-vie.
Si, malgré ces soins, l'animal s'abat, on pratiquera la ponction avec un trocart et si on n'en a pas sous la main, avec un couteau dans le milieu du flanc gauche. Après avoir retiré le couteau, in-