‹ Le livre du colonChapitre 92 sur 99 · HYGIÈNE DU COLON · texte numérisé non relu

HYGIÈNE DU COLON

chargés,afin de ne pas fatiguer restomac.On pourra, par exemple, prendre le matin vers 6 heures, après sa douche, du café, du thé ou du café au lait. A 8 heures faire un repas léger de viandes froides. A midi déjeuner modérément et dîner le soir vers sept heures. Les repas copieux en surchargeant l'estomac le prédisposent aux gastralgies et aux dyspepsies rebelles. Les aliments recommandables sont : la viande de boucherie, pas trop cuite, les volailles, les œufs, les poissons, le riz bouilli et les légumes verts cuits à Teau. Parmi les fruits des pays chauds qui facilitent la digestion, il faut citer les papayes et les bananes. Les autres fruits peuvent être mangés, mais avec modération, car ils déterminent par l'excès des diarrhées et même la dysenterie.

En règle générale, on résistera à sa soif pour ne boire que pendant les repas. L'alcool et les liqueurs fortes seront proscrits. Les docteurs s'accordent pour blâmer l'usage des apéritifs qui peut trop facilement devenir un abus. Par contre, ils recommandent le thé et le café qui sont des boissons toniques et stimulantes.

Le colon étant appelé par état à vivre éloigné des centres où résident des médecins, il importe qu'il sache se soigner ou soigner lui-même sa famille, lorsque Téloignement l'empêche de recourir à l'aide et aux soins des docteurs.

Nous donnons à cet effet des indications sommaires sur quelques affections, en rappelant que chaque fois qu'il sera possible, dans un cas offrant une certaine gravité, de consulter un médecin, on

ne devra pas hésiter à le faire — des complications pouvant survenir dans les pays chauds avec beaucoup plus de rapidité et de danger que partout ailleurs.

Maladies

Abcès. — Les abcès sont des collections de pus qui se forment dans les chairs. Les abcès chauds ont une marche assez rapide ; ils s*ouvrent parfois d'eux-mêmes; quelquefois ils fusent à travers les tissus et vont former d'autres abcès plus loin. Ils se manifestent par une douleur localisée et une rougeur, accompagnée de chaleur, de Tendroit malade ; si Tabcès est superficiel, il se produit une tuméfaction ; quand il devient fluctuant, s'il ne s'ouvre pas tout seul, il faut recourir au bistouri. Les abcès froids sont résistants au toucher, les tissus qui les environnent ne sont altérés ni dans leur couleur, ni dans leur température, la douleur est en général peu sensible.

Les premiers se traitent par jl'application de cataplasmes de farine de lin ou de compresses émollientes, d'eau boriquée ou d*alcool camphré étendu d'eau (alcool camphré 50 gr., eau 100 gr.). Après ouverture de l'abcès, bifen vider la poche, laver et panser avec des antiseptiques, acide borique, salol, et si l'abcès est volumineux, iodoforme ou aristol.

Pour les abcès froids, on doit d'abord chercher à obtenir la résolution en frictionnant avec des pommades iodurées ou ammoniacales (iodure de potas-

sium 4 gr., vaseline 30 gr. ou chlorhydrate d'ammoniaque 2 gr., et vaseline 30 gr.). Si le pus se forme, employer des cataplasmes. Après Touverture de Tabcès, nettoyer la cavité et faire des injections iodées ou iodoformées (eau distillée 50 gr., teinture d'iode 50 gr., iodure de potassium 4 gr., ou iodoforme 5gr., glycérine 100 gr.), pansement salolé ou collodion.

Après les abcès froids suivre un régine tonique, amers, quinquina. Se mettre aux eaux de Saint- Honoré ou d'AlIevard.

Adénite. — Les adénites sont des inflammations aiguës des glandes lymphatiques très fréquentes dans les pays chauds. Elles se développent principalement au cou, à l'aisselle et à l'aine et se terminent par résolution ou suppuration. Les symptômes accusent un gonflement des ganglions, une douleur locale et une mobilité de la tumeur sous la peau où apparaît quelquefois de la rougeur, ces phénomènes s'accompagnent ordinairement de fièvre et d'inappétence. Afin d'empêcher la suppuration qui retarde la guérison, appliquer des sangsues, si possible, ou une pommade résolutive (vaseline 30 gr., iodure de potassium 4 gr.), ou badigeonner avec de la teinture d'iode. S'il est impossible de conjurer la suppuration, avoir recours à un chirurgien pour l'ouverture de l'abcès, lavages antiseptiques, et pansements iodoformés ou à l'aristol.

Aigreurs (Testomac. — Les aigreurs d'estomac sont des troubles digestifs qui se produisent quelques heures après les repas sous forme de renvois

à odeur aigre, accompagnés quelquefois d'une brûlure à Tépigastre. Prendre pour les cas légers un peu d'eau de Vichy ou 2 gr. de bi-carbonate de soude, à chaque repas, dans sa boisson ; pour les cas plus graves, surveiller le régime, supprimer les alcools, le vin, se mettre au lait, aux œufs, aux légumes très cuits, en évitant les farineux et prendre un cachet de benzo-naphtol d'un gramme avant chaque repas.

Albuminurie. — Maladie symptomatique dans laquelle l'urine renferme de l'albumine. Elle est passagère quand elle survient pendant, ou à la suite de certaines affections, scarlatine, érysipèle, éclampsie, diphtérie, et même de brûlures. Elle est permanente dans la néphrite granuleuse.

On reconnaît la présence de l'albumine dans les urines, soit en versant dedans de l'acide azotique soit par leur ébullition qui détermine une matière semblable au blanc d'œuf très cuit. Il faut cependant tenir compte qu'il y a parfois un peu d'albumine, mais en très faible quantité, dans l'urine après la consommation d'oeufs frais. L'albuminurie entraîne une lassitude générale, une courbature lombaire, une diminution lente des forcesjde la bouffissure des paupières, de l'œdème des chevilles et du scrotum, des troubles du système nerveux et du système digestif, des névralgies, un affaiblissement et des troubles de la vue. Le malade doit s'astreindre à un régime sévère, lait, fromage, œufs très cuits et brouillés, des légumes verts trèscuits, desfarineux, du riz, des viandes très cuites, des crèmes au lait.

du thé, un peu de café. S'abstenir de poisson, de gibier, de vin et de liqueurs

Prendre tous les soirs une cuillerée du sirop suivant : iode 2 gr., extrait deratanhia 8 gr., sirop de sucre 1000 gr., ou 3 gr. de bromure de potassium par jour.

Anémie. — L'anémie est due à un appauvrissement du sang, soit qu'il n'existe pas en quantité normale, soit qu'il ne renferme pas suffisamment de globules. Elle est la suite d'une maladie, d'une opération, d'un séjour prolongé dans des climats épuisants, d'une nourriture mauvaise, etc. Les chairs sont pâles, la susceptibilité nerveuse extrême, les muqueuses décolorées, la respiration pénible, l'appétit nul. L'anémie des pays chauds se guérit par un retour dans les contrées tempérées, un changement d'air, un voyage en mer, on la combat sur place par de l'exercice, des bains de mer — si possible des amers : centaurée, gentiane, quinquina, quassia amara, des toniques, des vins vieux, des viandes noires grillées ou rôties, des eaux minérales ferrugineuses, Bussang, Vais (ferrugineux), Orezza, eau ferrée (1 litre d'eau bouillante sur une poignée de vieux clous). Prendre avant chaque repas un cachet d'une poudre composée de gr. 25 de protoxalate de fer et gr. 25 de phosphate de soude.

Angine. ~ Les angines sont des inflammations de l'arrière-bouche et du pharynx. Elles sont dues en général à des infections microbiennes. L'angine simple débute par une gène et une sécheresse au fond de la gorge, un peu de fièvre, de migraine,

de la difficulté à avaler; le fond de la gorge est rougft, gonflé, pointillé de vésicules ou de points jaunâtres, avec quelques mucosités filantes. Quand l'angine attaque les amygdales, celles-ci s'enflamment et la douleur s'étend parfois jusqu'aux oreilles ; quand elle se localise aularynx, le malade ressent un picotement à la gorge, il a la toux rauque et souvent de l'aphonie.

Ces afl^ections peu graves par elles-mêmes durent environ 8 jours. On les traite par des gargarismes émollients : racine de guimauve, glycérine étendue d'eau, ouantiseptiques, solutions boriquées (3 0/0), ou phéniquées (1 0/0). On touche le fond de la gorge avec du coton hydrophile imbibé de glycérine (20 gr.) et d'acide salicylique (1 gr.). Vers le quatrième jour, boissons légèrement astringentes, gargarismes au jus deciton, à l'alun ou au chlorate de potasse.

L'angine avec fausses membranes est plus dangereuse et réclame l'isolement du malade et une plus grande surveillance. En cas d'embarras gastrique donner un purgatif.

Les angines sont souvent un symptôme d'une autre maladie prête à se déclarer, grippe, scarlatine, érysipèle, etc.

Aphtes. — Les aphtes sont de petites vésicules blanchâtres douloureuses dans l'intérieur de la bouche et surtout sur la langue ; ces vésicules se rompent d'elles-mêmes et laissent à leur place de petites ulcérations arrondies, entourées d'une auréole d'un rouge vif; elles s'accompagnent quelquefois de fièvre

Maladies 3âd

et d'embarras gastrique. II suffit de les toucher avec un pinceau imbibé de borate de soude et de miel par parties égales, ou de les cautériser avec un morceau d'alun taillé en crayon. Gargarismes astringents, jus de citron, alun, tanin. Régime léger, boissons acidulées, laxatifs, bains, liqueurs de Fowler à commencer par 5 gouttes en augmentant jusqu'à 10 à chaque repas. Supprimer les excitants et les liqueurs alcooliques.

Apoplexie. — On distingue deux sortes d'apoplexie. L'apoplexie cérébrale et l'apoplexie pulmonaire. Que l'apoplexie cérébrale soit une simple congestion (coup de sang), qu'elle produise la paralysie d'un côté ou qu'elle soit foudroyante, il faut aussitôt desserrer la cravate, les effets du malade, lui tenir la tète élevée, lui mettre des sinapismes aux cuisses et aux mollets, des sangsues, si c'est possible, derrière les oreilles, au nombre de 5, 10 ou 15 suivant l'âge; lui donner un lavement purgatif : 10 gr. de séné, 20 gr. de sulfate de soude ou 30 gr. de sel de cuisine, lui poser sur la tête des compresses d'eau glacée, d'eau sédative ou d'eau fraîche. Saignée au bras droit, si le pouls bat fort.

Dans l'apoplexie, le malade tombe brusquement, son visage est congestionné, ses lèvres et la joue paralysée sont flasques, à chaque aspiration, il a l'air « de fumer la pipe», les yeux sont tournés du côté de la lésion, mais parfois aussi ils sont atteints d'un strabisme subit. Le malade sera ensuite mis à la diète et s'il se rétablit, avec ou sans paralysie, il se soumettra à un régime sobre, aux eaux alcalines,

bi-carbonate de soude, à des purgatifs fréquents et 8*abstiendra de Hqueurs alcooliques.

L'apoplexie ou congestion pulmonaire est progressive ou subite. Quand elle est progressive, elle débute par une gêne, une chaleur et des douleurs dans la poitrine, la respiration est embarrassée, parfois surviennent des crachements de sang abondants suivis d'une suffocation extrême. Dans l'apoplexie subite, les symptômes se présentent brusquement, les traits s'altèrent, la face devient pâle, les yeux hagards ou anxieux, le pouls bat vite mais faiblement, le corps se couvre de sueurs.

On saigne immédiatement le malade si l'asphyxie semble imminente ; ou on lui applique sur la poitrine des sinapismes, des ventouses et des vésicatoires et on cherche à le faire vomir en lui donnant l gramme 1/2 d'ipéca en trois fois.

Arthrite. — L'arthrite est une inflammation d'une ou plusieurs articulations. Elle se traduit par la difficulté de mouvoir le membre malade, de la rougeur et un gonflement plus ou moins prononcé. On la traite par des badigeonnages de teinture d'iode, l'application de pointes de feu, l'immobilité et la compression ouatée. S'il se forme un abcès, le médecin l'ouvre en temps utile et ordonne les pansements.

Asphyxie. — L'asphyxie peut être due à deux sortes de causes : ou il n'entre plus d'air dans les poumons comme dans les cas de noyade, de pendaison ou de strangulation, ou il est entré un air vicié, acide carbonique, oxyde de carbone, etc.

Il faut d'abord faire cesser les causes qui ont produit l'asphyxie, mettre le malade dans un endroit aéré, la tête un peu plus élevée que les pieds, le débarrasser de tous les vêtements qui le gênent, lui nettoyer la bouche et les narines, le frictionner avec de l'eau sédative, de l'alcool, de l'eau de Cologne ou tout autre liquide stimulant, exercer des mouvements décompression alternatifs sur les deux côtés de la poitrine, y appliquer des ventouses sèches, desserrer les mâchoires, les maintenir ouvertes et attirer la langue au dehors avec les doigts enveloppés d'un linge.

Quand il s'agit d'un asphyxié par submersion, pendant que des aides s'occupent de tous les soins généraux dont il vient d'être parlé et qu'ils le frictionnent avec des Unges chauds, on lui insuffle de l'air dans les poumons soit bouche à bouche soit à l'aide d'un tube quelconque, puis on procède à la respiration artificielle. A cet effet, on rapproche les deux bras de la poitrine de l'asphyxié, on les saisit au coude et on les amène au-dessus de la tête en leur faisant décrire un arc de cercle ; par ce mouvement la poitrine s'agrandit et l'air pénètre dans les poumons ; puis par un mouvement contraire on replace les bras près du thorax contre lequel on les presse doucement pour chasser l'air par une expiration forcée. On maintient environ deux secondes les bras près du corps et deux secondes au-dessus de la tête du noyé, de façon qu'on puisse répéter ce mouvement de 16 à 18 fois par minute. Ces mouvements doivent être faits vigoureusement et sans

pendant plusieurs heures. On a >u des ases ne revenir à la vie qu'après troisel quatre s de ce travail,

peut aussi faire simultanément des tractions lées de la langue. Ces tractions consistent à a langue en dehors de la bouche assez fort et, a lâcher, à la laisser rentrer d'elle-même. Ces ements demandent à être également répétés à 18 fois à la minute.

■sque la respiration naturelle commence à rere et que la circulation se rétablit on donne 'diâl au malade.

ir l'asphyxié par strangulation ou pendaison, i est tout un, après avoir coupé les liens 3 de l'asphyxie, on procède comme pour les

n est de même pour les autres genres d'asphyir le charbon, par des gaz méphitiques ou ferition alcoolique; mais en outre, on jette de froide par potées sur la figure du malade, on ctionne fortement les pieds et on lui donne ivements vinaigrés ou avec du sel de cuisine ammes).

hme- — L'asthme est une maladie nerveuse : manifeste par une difficulté de respirer surt en accès, subitement, le plus souvent au I de la nuit. Comme toutes les affections neri, l'asthme varie dans ses manifestations chez ne des personnes qui souffrent ; il en résulte que tel médicament qui agit efficacement sur liade, n'est d'aucun effet pour un autre. Il

faut donc pour le traitement de cette affection jwrocéder un peu par tâtonnements.

Les accès éclatent brusquement, assez souvent à la même heure. Le malade suffoque, demande de Tair, sa figure est pâle, exsangue, — cependant chez quelques personnes la face au contraire se congestionne — les yeux sont saillants exprimant Tanxiété, des sueurs froides couvrent le corps; l'accès est accompagné d'une toux sèche au début et mousseuse à la fin ; il dure une ou deux heures. L'asthme est souvent héréditaire.

Pendant l'accès, on desserre les vêtements du malade que Ton place dans un endroit très aéré, on lui met des sinapismes sur les jambes, on lui fait respirer de Téther ou des vapeurs d'eau ammoniacale (15 grammes d'eau distillée, 15 grammes d'ammoniaque), on lui donne des bains sinapisés et des lavements purgatifs. On combat l'affection par des demi-lavements d'assa-fœtida (3 grammes) par des pilules de belladone dosées à 1 centigramme d'extrait de belladone et 1 centigramme de poudre de belladone, prises pendant quinze jours à raison de 3 à 4 chaque soir, et à chaque repas pendant les quinze jours suivants, une cuillerée à bouche d'une solution de 15 grammes d'iodure de potassium dans 250 grammes d'eau. Fumer des cigarettes arsenicales ou des feuilles de datura-stramonium.

Bronchite. — La bronchite est une inflammation des bronches. Elle succède quelquefois à un rhume de cerveau ou à une laryngite. Elle est caractérisée

HYGIÈNE ET RENÏIEIGNEMEMTS MEDICAUX

le oppression et un chatouillement derrière num, au bas de la gor^e; la respiration est i, la toux est sèche au début puis se produit intes à certains moments et devient humide la^née de crachats séreux. Le malade a paripeu de fièvre, des maux de têteet de la courut, aussitôt que les symptômes indicateurs ent, coucherle malade dans un endroit chaud, mer du lait chaud additionné de rhum, baner le haut de la poitrine à la teinture d'iode rictionner à l'essence de térébenthine deux rjouret lui faire prendre par cuillerées toutes 1res la potion suivante : teinture d'aconit 20 i, sirop de fleurs d'oranger 30 grammes, (0 grammes — ou bien 50 centigrammes de ! de Dower, s'il y a fièvre, ures. — La médecine compte six degrés de ;s. Les trois premiers sont ceux qui peuvent enter le plus souvent. Dans le premier degré lire n'a déterminé qu'une rougeur de la peau, pplique des compresses d'eau blanche, après ïitdesaffusions d'eau froide, et, entre chaque tment décompresses, on conseille les bains prolongés. Dans la brûlure au deuxième dcipiderme s'est soulevé et a fait ampoules ; on les cloches avec une aiguille le plus tard posen se gardant d'enlever la peau et de mettre T à nu, et on étend dessus un liniment com- 'huile d'olive ou d'huile d'amandes douces, mmes d'eau de chaux, 10 grammes de sa-

loi, 10 grammes et 10 gouttes de laudanum deSydenham. On recommande aussi la formule suivante : iodoforme 5 grammes, antipyrine 5 grammes, acide borique 5 grammes, vaseline 50 grammes.

Les autres brûlures déterminent des plaies plus ou moins graves avec suppuration. Appliquer un pansement de vaseline phéniquée à 1 pour 30 ou un cérat (huile et cire) opiacé en cas de grande douleur, poser ensuite des compresses imbibées d'une solution de sublimé très faible à 50 centigrammes pour 1000. Si la brûlure a atteint la main, avoir la précaution, à chaque pansement, de bien séparer les doigts avec de Touate.

Choléra. — Le choléra est une maladie épidémique et contagieuse fort grave qui commence par un malaise, une courbature, une diarrhée avec évacuations muqueuses et bilieuses, puis la langue devient froide, noirâtre, le malade a des nausées, des vomissements continuels de matières blanchâtres, les selles augmentent, fréquentes également blanchâtres comme de l'eau de riz, la respiration, d'abord pénible, devient oppressée et suffocante. Des crampes et des douleurs épigastriques torturent le patient qui maigrit considérablement et se refroidit, les yeux deviennent caves, la peau sèche ou couverte d'une sueur visqueuse.

Dès le début, coucher le malade, et le réchauffer avec des bouteilles d'eau chaude, des briques, des fers chauffés, et le frictionner énergiquement ; essayer d'arrêter la diarrhée en lui donnant trois paquets par jour de 1 gramme de sous-nitrate de

bismuth et 75 centigrammes de benzo-naphtol chaque. Pour arrêter les vomissements donner de la limonade glacée, du Champagne frappé additionné de rhum ou de l'eau de Vais (source Précieuse) glacée par cuillerées à soupe toutes les heures; contre le flux intestinal, donner toutes les deux heures un verre à Bordeaux d'une solution composée de 6 grammes d'acide lactique dans 750 grammes d'eau sucrée. Pour combattre le refroidissement donner des boissons alcooliques chaudes, café, punch, grog, redoubler les frictions.

Pendant une épidémie de choléra, on ne devra rien changer à son régime; on évitera les excès, les fatigues, les refroidissements. On portera une ceinture de flanelle et on s'abstiendra de manger des fruits. On se lavera souvent les mains dans une solution antiseptique (liqueur de Van Swieten) et les dents avec de l'eau boriquée.

Tous les objets d'une maison où il y aura eu un cas de choléra seront désinfectés avec le plus grand soin.

Clou. — Voir furoncle.

Coliques. — Les coliques sont des douleurs aiguës qui ont leur siège dans l'abdomen. On les calme avec des flanelles chaudes sur le ventre, des lavements d'infusion de camomille auxquels on ajoute 30 grammes d'huile et vingt gouttes de laudanum. Si elles persistent, appliquer des cataplasmes sur le ventre. On peut aussi prendre des tisanes calmantes, thé, mélisse, anis.

Les coliques hépatiques sont des douleurs vio-*

lentes dues au passage d'un calcul à travers les canaux biliaires. Ces douleurs se produisent à des intervalles plus ou moins éloignés sous forme d'accès ; elles partent de Tépigastre et s'irradient vers le dos et Tépaule droite. On les calme par des bains chauds prolongés et l'application d'un cataplasme de farine de lin sur lequel on verse 20 gouttes de laudanum, au moment de le poser. On peut donner au malade des cachets d'antipyrine et, dans ses boissons, de S à IS gouttes d'alcoolature de belladone ou de 5 à 8 centigrammes d'extrait d'opium.

Si le calcul s'arrête, donner des purgatifs huileux ou salins au malade qui devra, après la crise, se mettre à un régime sévère, prendre de S à 10 grammes par jour dans du bouillon d'une potion composée de 30 grammes d'éther sulfurique et 20 grammes d'essence de térébenthine. Manger peu de viande, des légumes nombreux, sauf l'oseille, les tomates, les haricots verts et les pois ; s'abstenir des substances grasses, des épices, des sucreries, des liqueurs, des alcools et ne boire le vin que coupé avec de l'eau de Vichy ou de Vais.

Les coliques néphrétiques ne sont que les symptômes et le résultat d'une maladie : la gravelle. Elles causent des douleurs atroces dans la région des lombes, sur les côtés de l'abdomen, dues au passage des graviers dans les uretères. Les malades sont atteints en outre d'une très forte constipation et perdent l'appétit. On combat les douleurs néphrétiques comme les coliques hépatiques. On peut mettre des compresses de chloroforme sur les lom-

ndre de l'antipyrine à la dose de 2 grammes l'eau frappée, et, l'accès passé, suivre un ïl un Iraitemenl contre la gravelle.

sion. — Une contusion est une meurtrisla peau survenue à la suite d'un heurt, up ou d'une chute. La contusion simple, ;hirure de peau, disparaît en peu de temps plication de compresses d'eau blanche ade d'alcool camphré, ou même seulement ressea d'eau salée.

■e. — La cystite est une inflammation de euse de la vessie ; bénigne, cette affection isez rapidement; profonde, elle est extrêgrave et nécessite un régime et des soins [. La cystite se manifeste par «ne extrême té de l'hypogastre, partie inférieure du lesbesoins d'uriner fréquentset douloureux, stipation accompagnée d'envie continuelle e d'aller àla selle ; parfois on souffre d'une 1 d'urine. Quand la cystite est profonde, stmuco-purulente, le malade a de la fièvre, .temenl, de la tristesse.

le sévère : repos complet, boissons de graiin ou de chiendent, grands bains prolonni-Iavement huileux matin et soir, cataavec laudanum pendant les douleurs, inérales de Vichy, Vittel, Contrexeville ou

. — On calme les maux de dents en métis la dent cariée un petit morceau d'ouate le créosote, ou trcmpû dans une solution

composée de 5 grammes d'acide phénique, S grammes de chloral-hydralé, 5 grammes de camphre, et 5 grammes de glycérine.

Bien nettoyer la dent cariée avec une solution antiseptique, avant d'y appliquer le remède.

Diabète. — Le diabète ou glycosurie est une maladie que caractérise l'élimination d'une grande quantité de sucre par les urines. Il est le résultat d'un état général morbide et se rattache quelquefois à des affections diverses. Il s'accuse par une sécheresse de la gorge, une soif vive et constante, un ramollissement des gencives devenues douloureuses, une haleine fétide, des troubles de la vue, des renvois acides^ des crampes, des vomissements, de l'amaigrissement, malgré un appétit excessif, des furoncles, de l'impuissance et des urines très abondantes (de 5 à 10 litres en vingt-quatre heures) contenant du sucre.

Pour reconnaître la présence du sucre, on remplit un tube-éprouvette d'urine, on y ajoute une quantité égale d'une solution aqueuse de potasse caustique et l'on porte le mélange à l'ébullition sur une lampe à alcool. Le sucre se révèle en donnant au liquide une coloration brun rongeât re dont la teinte se fonce jusqu'à la nuance caramel, en raison de la quantité de sucre contenu dans l'urine.

Le diabète se traite par un régime rigoureux. Suppression absolue du pain ordinaire et du sucre, pas de lait, pas de potages aux pâtes, pas de féculents, pas de fruits. Remplacer le pain par du pain

de gluten. Tous les aliments gras sont permis,

beurre, graisse d'oie, lard, charcuterie, sardines, thon, harengs à l'huile, les poissons, les mollusques, les œufs durs, toutes les viandes, surtout les viandes noires, le gibier, les légumes verls, sauf les navets, les carottes et les betteraves. Le vin sera coupé d'eau de Vichy, Supprimer les liqueurs et les alcools, faire de la gymnastique et de l'hydrothérapie.

Prendre tous les jours 10 centigrammesd'opîum, trois cuillerées à bouche d'une potion de 10 centigrammes d'arseniate de soude dans 2S0 grammes d'eau et environ 3 grammes de bicarbonate de soude dans 250 grammes d'eau et environ 3 grammes de bicarbonate de soude dans ses boissons.

Diarrhée. — La diarrhée qui est accidentelle et ne provient que d'indigestion, de mauvaise alimentation, d'un refroidissement, d'inflammation momentanée des intestins, se traite par de la tisane de riz, des lavements avec 4 grammes d'amidon et 10 gouttes de laudanum (on peut aller jusqu'à 20 gouttes], et de l'eau de graines de lin ou une infusion de feuilles de baobab. Si la langue est chargée, purger avec 30 grammes de sulfate de soude ou de magnésie. Porter une ceinture de flanelle. Si la diarrhée continue prendre pendant quelques jours i grammes de sous-nitrate de bismuth arrosés de 10 gouttes de laudanum.

Quand la diarrhée se renouvelle souvent, se mettre au régime sec, battre deux œufs avec du sucre en poudre et ajouter quelques gouttes de kirsch ou de rhum ; manger des féculents, lentilles, ha-

ricots en purée et arriver graduellement aux légumes verts, aux viandes très cuites, et après guérison aux viandes saignantes.

Dysenterie. — La dysenterie est une inflammation des intestins caractérisée par des évacuations très fréquentes, mêlées de sang, de graisse ou de mucosités glaireuses. Le malade éprouve des douleurs dans le ventre, une chaleur ardente au rectum, de la fièvre et de l'abattement.

Donner le premier jour au malade 30 grammes de sulfate de soude dans 120 grammes d'eau, à prendre par cuillerées à soupe toutes les heures. Le deuxième jour on donnera 20 grammes de sulfate de soude à prendre de la même manière. Le troisième jour on fait bouillir dans 400 grammes d'eau, 8 grammes de racines d'ipéca, ou à défaut de racines, 2 grammes de poudre d'ipéca, on laisse réduire le liquide à 250 grammes et on le fait prendre au malade en quatre fois à une heure d'intervalle.

Si des vomissements se produisent ajouter à l'ensemble du liquide 3 gouttes de laudanum. Dans la journée, boire de l'eau de riz. On continuera ce traitement pendant trois ou quatre jours si les évacuations renferment encore du sang. Quand les selles sanguinolentes ont cessé, on met 8 grammes de racines d'ipéca (ou 2 grammes de poudre d'ipéca, à défaut) à macérer pendant 24 heures dans 200 grammes d'eau froide et on donne l'eau de cette macération à boire au malade en trois fois à une heure d'intervalle. Si les vomissements ont lieu ne pas s'en préoccu-

per. Traiter ensuite la diarrhée comme il vient d'être dit à Tarlicle précédent : flanelle, lavements, cataplasmes, piluled'opiumlesoir.Les macéra tionsd'ipéca ne seront pas données pendant plus de sept jours.

Le malade sera maintenu à la diète d'abord et à la diète lactée ensuite.

Eczéma. — Maladie de la peau caractérisée par des petites vésicules qui se dessèchent presque aussitôt après leur apparition, avec ou sans suintement ; démangeaisons. Lotionner la partie malade avec une solution de sous-acétate de plomb liquide 30 grammes, eau SOOgrammes, alcool à 36^ 25 grammes, ou frictionner avec la pommade suivante : oxyde de zinc pulvérisé 5 grammes, vaseline 20 grammes.

Empoisonnements. — Quand une personne bien portante est prise subitement de coliques, de nausées, de vomissements après Tingestion d'aliments ou de boissons et qu'on soupçonne ou redoute un empoisonnement, on cherche aussitôt à faire évacuer le poison et à en neutraliser les effets. Dans ce but on administre au malade 5 centigrammes d'émétique ou d'ipéca et on lui fait boire un ou deux verres d'eau tiède. Cinq minutes après, on recommence et si les vomissements ne se produisent pas, on réitère une troisième fois. En même temps on donne en lavement au malade une dissolution de 30 grammes de sulfate de soude ou, à défaut, de sel de cuisine. On bat ensuite des blancs d'œufsdans de l'eau, à raison de deux œufs par litre d'eau et on fait boire de cette eau albumineuse tiède en très grande quantité pour augmenter les vomissements.

Si le poison a été absorbé depuis quelque temps déjà on commence par donner des purgatifs salins.

Si on peut connaître le poison à combattre, on s'en rapportera aux indications suivantes.

Le lait et l'huile de ricin ne doivent jamais être employés contre l'ingestion de phosphore. On donnera 25 grammes d'essence de térébenthine toutes les demi-heures et un purgatif de 15 grammes de sulfate de magnésie.

On se gardera également d'administrer les vomitifs si l'empoisonnement est dû à des acides (acide sulfurique, chlorhydrique, nitrique, azotique, oxalique, phénique, acétique, etc...), ou à des alcalis (carbonates de potasse, de soude, d'ammoniaque, chlorure de potasse, de soude, eau de javelle, etc.).

On fera boire au malade contre les acides de grandes quantités d'eau dans laquelle on aura mis de la magnésie calcinée, à raison de 50 grammes par litre d'eau; on pourra quand le malade aura rejeté cette eau lui en donner d'autre dans laquelle on aura versé 10 grammes de bi-carbonate de soude par litre. Contre les alcools on donnera de l'eau vinaigrée (100 grammes de vinaigre pour 900 grammes d'eau), de la limonade au citron, de l'eau albumineuse.

(Contre les champignons, les huîtres ou les moules, si l'empoisonnement est récent, vomitif, s'il date de plus de quatre heures purgatif salin. Eau vinaigrée après les vomissements.

Contre le sublimé corrosif, bi-chlorure de mercure, lait, eau albumineuse et eau de graines de lin. Faire vomir, purger.

- C -JT »»7

Contre Tarsenic, le cobalt et la liqueur de Fowler, émétique, hydrate de peroxyde de fer i 00 grammes dans 1000 grammes d'eau, ou sulfate de fer hydraté, ou magnésie calcinée dans de Teau tiède, eau albumineuse, puis, quelques heures après, huile de ricin.

Contre les narcotiques, aconit, atropine, ciguë, colchique, chloroforme, opium, nicotine, faire vomir, donner une décoction de noix de galle (1 gramme pour un verre), et du café noir très fort, lavements purgatifs au sulfate de soude ou à défaut au sel de cuisine.

Contre la strychnine, faire vomir en titillant la luette ou avec de Témétique ou de Tipéca dans de Teau froide, décoction d'écorce de quinquina, du tanin ou de la teinture de noix de galle (i gr. pour un verre), ou une solution de 50 centigrammes d'iode, 1 gr.60d'iodure de potassium dans 50grammes d'eau.

Entorse. — L'entorse est une brusque et violehte extension des ligaments et une meurtrissure des tissus qui enveloppent une articulation. On entoure la partie malade avec des compresses d'eau fraîche, d'eau salée ou d'eau blanche et on laisse l'articulation en repos, au besoin dans un appareil, entre plan-^ chettes. S'il y a inflammation, on applique des cataplasmes arrosés de quelques gouttes de laudanum, et on opère des frictions à l'huile camphrée ou, en cas de douleurs trop vives, au baume tranquille.

Epihpsie. — L'épilepsie est une maladie nerveuse qui revient sous forme d'accès, due à des causes diverses, alcoolisme, frayeur, onanisme. Elle est quelquefois héréditaire.

L'épileptique tombe subitement sans connaissance, pâle, raide, les muscles de la face et des membres contractés, puis il passe à une période de convulsions, écume, se mord la langue dans ses contractions et entre dans un état de sommeil ou de torpeur duquel il sort généralement sans souvenir de sa crise. Pendant l'accès, desserrer les vêtements du malade, veiller à ce qu'il ne se blesse pas, lui jeter de Teau à la figure, et lui faire respirer du chloroforme. Après, régime sévère, supprimer les alcools, prendre des bains froids, faire de l'hydrothérapie, et boire chaque jour deux cuillerées à soupe d'une potion composée de 30 grammes de bromure de potassium^ 180 grammes d'eau distillée cl 60 grammes de sirops d'écorces d'oranges amères ou, à défaut, tout autre sirop.

Erysipèle. — L'érysipèle est une inflammation de la peau qui se porte ordinairement à la face. Il se montre souvent aussi à la suite de l'infection d'une plaie ou d'une brûlure. La peau se gonfle, devient douloureuse, irritée par une vive démangeaison. On applique sur les parties enflammées 100 grammes de camphre pulvérisé auquel on a ajouté 100 grammes d'éther sulfurique ou des compresses imbibées de salicylate de soude à 1/20 ou bien encore on badigeonne la plaque érysipélateuse avec une solution d'un gramme d'acide picrique dans 250 grammes d'eau distillée. Donner au malade des purgatifs et des boissons acidulées.

Evanouissement. — Voir syncope.

Fièvres. — Les fièvres sont dues à l'infection de

lisme par des miasmes marécageux ; elles se estent par une surélévation de la chaleur noriine accélération de la circulation sensible au de l'inappétence, des frissons et des maux :■ Quelquefois les frissons font défaut. A ces imes généraux viennent s'en ajouter d'autres, vies de vomir, de la constipation, la langue irgée d'une matière blanchâtre ou jaunâtre, le ces sij^nes se réunissent, il faut donner au ; I gramme ou 1 gr. 20 d'ipéca, en 4 ou 5 paà unquartd'heured'intervalle, etiui faire boire u tiède pour faciliter les vomissements. Puis, es environ après ces vomissements, on lui endre suivant la violence et la longueur de 1 gramme ou i gr. 50 de sulfate de quinine, «que le lendemain de l'accès la constipation e, on administre un lavement de graines de ce n'est pas suffisant on donne au malade rgatif salin de 30 à 40 grammes de sulfate de ou de magnésie. Pendant les huit jours ivent on continue adonner de la quinine par ises légèrement décroissantes : 1 gramme, tigrammes,70centigr., 60 cenligr.,elc.

observe avec soin les jours et les heures auxes accès se produisent. La fièvre est dite quotiquand elle revient tous les jours, bi-quolilorsqu'elle amène deuxaccès par jour; tierce, l'accès ne reparaît que tous les deux jours; , s'il ne se reproduit que tous les trois jours, fait prendre la quinine sept heures au moins l'arrivée présumée de l'accès de fièvre.

Les fièvres pernicieuses se présentent soiis deux aspects : Taccès chaud et Taccès froid. Dans l'accès chaud, le malade a la peau sèche et brûlante, la tête congestionnée, de la constipation, de la migraine, un pouls accéléré, la langue chargée, rouge à la pointe sur les bords et du délire.

Si on dispose de sangsues, en poser de 30 à 40 derrière les oreilles, sinon mettre des ventouses scarifiées à l'estomac et à la nuque. Puis administrer au malade un lavement de 3S à 50 grammes de sulfate de soude ou à défaut de 2 à 3 cuillerées d'huile de ricin. On lui applique ensuite des sinapismes aux jambes, des compresses d'eau sédative ou vinaigrée sur le front et on lui frictionne les cuisses avec de Talcool camphré. Si au bout d'une heure le malade reprend ses sens, la peau redevient moite; on lui donne alors 1 gramme 50 de quinine au moins. Mais si le délire continue on lui en fait prendre 2 ou 3 grammes par la bouche ou, s'il ne peut l'absorber, en lavement.

Pour faire dissoudre la quinine on Tétend de 60 grammes d'eau et on verse dessus de l'acide sulfurique ou tartrique jusqu'à ce qu'elle soit dissoute.

On recommande aussi, lorsque tous ces moyens ne donnent aucun résultat, de mettre des vésicatoires aux mollets et aux cuisses du malade et, quand ils ont pris, d'enlever l'épiderme et de mettre sur chaque plaie 50 centigrammes de quinine.

On fait aussi des injections hypodermiques de quinine avec la solution suivante :

Bromhydrate de sulfate de quinine 1 gr.

Alcool 1 gr. 50

Eau distilliée 7 gr. 50

une OU deux seringues de Pravaz.

Dans l'accès froid de la fièvre pernicieuse, le malade a des frissons, sa peau froide se couvre de taches bleuâtres, sa langue tremble. Il a des vomissements continuels et des selles fréquentes. Toutefois, il convient de signaler que des cas de constipation se présentent aussi dans les mêmes circonstances. Le pouls est rapide mais presque insensible ; le malade est extrêmement faible mais n'a pas de délire.

On cherche à le réchauffer avec des boissons chaudes alcoolisées, thé au rhum par exemple, on Tentoure de bouteilles d'eau chaude, on lui met des sinapismes aux jambes et sur Testomac; on lui frictionne vigoureusement les reins et la poitrine avec de l'alcool camphré, et on lui fait prendre en même temps 1 gr. 50 de quinine. S'il ne garde pas cette quinine on lui en administre 2 grammes en lavement. Quand l'accès est passé, on continue pendant 6 ou 7 jours à donner du sulfate de quinine par doses légèrement décroissantes.

La fièvre bilieuse est une fièvre pernicieuse très fréquente dans les pays chauds. Le malade ressent les symptômes ordinaires, malaise, courbature, mal de tête, frissons, sa langue est couverte d'une matière presque verdâtre, ses yeux prennent une teinte jaune qui se fonce de plus en plus en gagnant toute la face et la poitrine, son pouls est

faible mais précipité, il a des nausées et des vomissements bilieux nombreux. Les urines sont abondantes et d'une couleur rouge brun ; les selles qui sont diarrhéiques renferment une grande quantité de bile. La région de l'estomac est douloureuse après les vomissements et la soif est ardente.

Donner immédiatement au malade 1 gr. 20 d'ipéca divisé en quatre ou cinq paquets qu'il prendra à un quart d'heure d'intervalle ; lui faire boire ensuite plusieurs grands verres d'eau tiède pour faciliter les vomissements. Deux heures après, lui faire prendre 1 gr. 50 de sulfate de quinine en deux fois à une demi-heure d'intervalle. On ajoutera 4 à 5 gouttes de laudanum à la solution de quinine pour en faciliter l'absorption par l'estomac. Si le malade ne peut pas conserver la quinine, on la lui administrera en lavement à la dose de deux grammes dans ISO grammes d'eau tiède.

On frictionnera aussi le malade toutes les demiheures avec une pommade composée de 30 gr. de vaseline et 3 grammes de sulfate de quinine, et on lui appliquera un vésicatoire sur l'estomac, des sinapismes aux jambes, des compresses d'eau froide ou d'eau sédative sur le front. On aura soin de renouveler les sinapismes assez fréquemment.

On donnera ensuite au malade un lavement purgatif avec 30 gr. de sulfate de soude et 20 gr. de follicules de séné bouillies dans 150 gr. d'eau.

Douze ou quinze heures après l'absorption de la première dose de quinine, on lui en donnera encore un gramme, en deux fois, à une demi-heure d'in-

, et comme pour les autres fièvres onmain-

le malade au Irailement de la quinine à

lose pendant quelques jours, même aux

its quinines.

alade pourra boire des boissons froides et

s mais en petite quantité à la fois.

d la fièvre aura disparu, mettre le malade

le quinquina, mais régler son régime gra-

ent.

ivre jaune est une maladie infectieuse trans-

t se développant dans des conditions spé-

Elle parait avoir son foyer sur les côtes

ines entre le 18" et 32" de latitude nord. Les

itions fortes semblent en devoir être plus

mt atteintes que les personnes faibles ané-

ar un long séjour dans les pays tropicaux.

présente sous la forme légère, sous la forme

sous la forme maligne, souvent foudroyante, trincipaux symptômes, bien que présentant des variétés, peuvent être indiqués ainsi :

presque continuels surtout dans les reins mbes, violent mal de tête, bourdonnements ;s, douleurs musculaires, la face bouffie ouleur rougeâtre comme l'acajou, le pouls t et dur, la langue humide, blanche, rosée bords, injection spéciale des conjonctives isage, les yeux sont saillants quelquefois mis, le malade a des vomissements aqueux IX. Quand la maladie n'éclate pas brusqueette première période dure de 3 à 4 jours.

I seconde période le visage perd de sa colo-

ration, il pâlit, puis passe au jaune de l'ictère, les conjonctives jaunissent, les nausées aug'mentent suivies de vomissements bilieux puis les hémorragies surviennent par toutes les voies, bouche, nez, oreilles, les selles sont sanglantes ; l'hématurie est rare. Les vomissements, d'abord verdâtres, deviennent clairs et acides puis ils prennent la couleur noire de Pencre ou du café.

Dans la forme maligne, la maladie marche avec une grande rapidité, les frissons alternés avec la chaleur, les nausées, les vomissements se produisent dès le début. Les symptômes se suivent et s'accumulent en peu de temps : la peau devient chaude, les yeux s'injectent, la respiration est courte, les urines sont rares mais très colorées, rictère se montre aussitôt, les vomissements très fréquents sont bruns, puis noirâtres, les hémorragies se déclarent, le malade entre en délire cl tombe ensuite dans un état comateux.

Au début, si la langue est couverte d'un enduit jaune ou verdâtre et si malade se plaint d'un embarras gastrique, lui administrer 1 gr. 50 d'ipéca en quatre fois, et lui donner beaucoup d'eau tiède pour faciliter les vomissements. Si l'embarras gastrique n'est pas trop prononcé lui donner des purgatifs : huile de ricin (40 gr.) calomel (1 gr.)ou 40 gr. d'acide citrique, 18 gr. de carbonate de magnésie et 30 gr. de sirop de cerises — ou autre sirop — dans 120 gr. d'eau. Quand chez les sujets pléthoriques on redoute une congestion, on pratique une saignée, si la maladie est toute à son

début. Si la chaleur cutanée s'élève excessivement, on la combat par des affusions froides et des bains froids. Il en est de même des maux de tête et des accidents cérébraux qui réclament des applications de compresses d'eau froide ou d'eau sédative et de vésicatoires à la nuque et aux mollets. Les purgatifs seront répétés pendant les deux ou trois premiers jours ; si le malade ne peut les avaler on les lui administrera en lavements. On donne aussi à cette première période 1 gr. 50 de sulfate de quinine et 1 gramme de calomel mêlés à prendre en cinq fois dans l'espace de 24 heures. Quelques docteurs recommandent 30 centigrammes de salol en cachets toutes les deux heures.

Pendant la seconde période se manifestent des perturbations nerveuses, qui sont combattues par des purgatifs, des lavements additionnés de camphre ou d'assa-fœlidaet des sinapismes,si elles surexcitent le malade et si, au contraire, elles le dépriment on lui donne des toniques, du quinquina, des limonades vineuses, du Champagne frappé. On arrêtera les hémorragies extérieures par l'application de compresses de perchlorure de fer (35 gr. pour 100 gr. d'eau), de glace, si possible, d'alun, de tanin, etc. ; les hémorragies internes seront également soignées par l'absorption de petites quantités de glace, le perchlorure de fer (dix gouttes dans de l'eau) en lavements 1 gr. de perchlorure de fer dans 250 gr. d'eau, et comme boissons, des potions astringentes glacées et de la limonade sulfurique froide (acide sulfurique 2 gr., eau 900).

Commencer à alimenter doucement le malade avec des potages légers, des fruits cuits, quand le pouls s'est régularisé, que les nausées ont cessé, que le malaise épigastrique a disparu et que les selles sont normales.

La fièvre typhoïde est une maladie générale infectieuse, d'un caractère contagieux et souvent épidémique.

Elle ne se déclare guère avant un temps d'incubation qu'on évalue à 6 ou 8 jours, il dure cependant quelquefois 15 jours ; le malade voit ses forces diminuer, il a des maux de tête, de la courbature, de la diarrhée et passe des nuits agitées. Au bout de ce temps la maladie entre dans sa première période ; la courbature et les maux de tête augmentent, il y a saignement du nez, l'intelligence s'obscurcit, la figure prend un air d'hébétude, les réponses sont lentes, la stupeur s'augmente de surdité, la langue devient sèche, le ventre est ballonné et se couvre de taches rosées en forme de lentilles, la diarrhée est jaune et fétide, la fièvre augmente graduellement pendant les quatre premiers jours jusqu'à 40* en diminuant cependant le matin ; le flanc droit, à la hauteur de la fosse iliaque, au-dessous du foie, est très sensible et on y entend des gargouillements ; après le huitième jour les forces se sont encore déprimées, le corps a considérablement maigri, la parole déjà lente est devenue souvent inintelligible, le délire s'empare du malade qui tombe dans le coma, la langue et les dents se couvrent de matières ayant l'apparence de la suie, des hémorragies in-

" HYGIÈNE ET RENSErGNEMEN'TS MÉDICAUX

inales se déclarent, les selles sont involonlaires iquidcs, la respiration s'embarrasse, La troii»e période s'accuse par une aggravation ou une inution des symptômes.

lacer le malade dans une chambre bien aérée, I y aura deux lits, si possible, dans lesquels on ransportera à tour de rôle; lui donner 1 gr. 50 éca et après un purgatif salin, limonade au cie de magnésie 50 gr. Faire boire au malade de imonade vineuse glacée, du bouillon, du vin éreux le malin et le soir et lui nel loyer souvent boucbe avec une solution antiseptique; lotions compresses d'eau fraîche sur la tête quand le •t arrivera à une température de 39*. Le purger sies jours avec du citrate de magnésie, de l'huile ricin (35 gr.) ou du calomel (50 centigr.) mais linuer les doses si la diarrhée devient excessive, mer deux grammes de sulfate de quinine pent ies deux premières semaines, i gr. 50 dans la sième, un gramme plus tard. On fera prendre [uinine 7 heures avant !' exacerba tion fébrile, ind la température monte à 40" et 41", avoir )urs aux bains généraux ; mettre le malade dans u à la température centrale el refroidir le bain

à peu jusqu'à 22°. Aussitôt après le bain on mera au malade des boissons chaudes, grogs punchs au rhum. S'il y a hémorragie intestinale hépatisation du poumon (altération du tissu du imon par suite de l'obstruction du foie) s'abste-

des grands bains. A cette phase de la maladie pendre toute alimentation; donner 50 gr. de

peptone par jour. Combattre les douleurs gastriques et le ballonnement du ventre par des frictions d'huile de camomille camphrée et des cataplasmes émollients ; les saignements du nez par des compresses froides sur la tête, des sinapismes aux mollets, des tamponnements des narines avec de la charpie ou de l'amadou, les hémorragies intestinales, en suspendant les purgatifs, en appliquant de la glace ou des compresses froides sur Tabdomen, des sinapismes aux mollets et en donnant des lavements avec dix ou vingt gouttes de laudanum. Si le pouls faiblit et que les forces du malade tombent subitement et complètement lui administrer de 1 à 3 injections à l'aide d'une seringue de Pravaz de la solution suivante : 2 gr. 50 de caféine, 3 grammes de benzoate de soude, eau distillée 10 grammes.

Surveiller la convalescence qui est longue. Alimentation progressive, toniques, etc..

Fractures. — Les fractures sont généralement le résultat d'un choc violent sur un os, à la suite d'un coup ou d'une chute.

Quand il ne s'agira que de la brisure de petits os du pied ou de la main, on fera d'abondantes affusions d'eau froide et on attendra que la suppuration entraîne plus tard les fragments (esquilles) des os fracturés.

S'il s'agit de la fracture complète d'un os long des membres, on cherchera à maintenir en contact les fragments de l'os brisé. Dans ce but on placera sur les côtés du membre malade une attelle ou une petite planchette de bois de la longueur et de la lar-

geur de ce membre et d'une épaisseur de 3 millimètres environ. On roule autour du membre brisé et soutenu ainsi par des attelles des bandes de toile pour tenir ce premier appareil et on dirige le malade sur un hôpital ou bien vers un centre dans leqmA il pourra recevoir les soins d'un docteur.

FitTWcle. — Le furoncle est une petite tumeur cutanée d*toi rouge vif, dure, pointue, douloureuse. La pointe blanchit, forme une petite masse molle et grisâtre nommée bourbillon qui mûrit et s'échappe en pus. Pour éviter ée nouveaux furoncles, on prend un purgatif. Si le furoncle ne mûrit pas seul, appliquer un cataplasme de farine de lin et s'il ne s'ouvre pas de lui-même avoir alors^ recours au bistouri. Bien presser pour faire sortir le pus, laver la cavité avec de l'eau antiseptique (eau borîquée) et poser ensuite dessus des compresses d'eau phémquée.

Gale. — La gale est une affection cutanée produite par un parasite qui vient se loger sous la peau et y déposer ses œufs. On s'en guérit en prenant un bain savonneux tous les jours et en se frictionnant après la sortie du bain avec la pommade suivante,dite pommade d'Helmérich : fleur de soufre 200 grammes, sous-carbonate de potasse 100 grammes, axonge (graisse saine ou vaseline) 800 grammes. — En employer 15 grammes pour chaque friction. Changer de linge et de vêtements après chaque friction et faire passer à l'eau bouillante les efiFets que l'on vient de quitter.

Gastralgie. — La gastralgie est une affection nerveuse de l'estomac qui se manifeste par une dou-

leur épigastrique (au creux de l'estomac) vive, mais rarement continue, n'augmentant pas sous la pression et n'étant pas accompagnée de fièvre. Parfois l'appétit disparaît, d'autres fois il s'exagère, souvent le malade éprouve du pyrosis, sensation de brûlure à l'estomac, accompagnée de renvois acides ou acres : tiraillements d'estomac, flatuosités, coliques, palpitations.

Se mettre à un régime sévère. Voir le traitement à aigreurs d'estomac.

Gastrite. — La gastrite est une inflammation de l'estomac. Elle se manifeste par des douleurs épigastriques, de l'inappétence, des éructations acres, la bouche sèche, la langue chargée, un peu rouge à la pointe, parfois on remarque des nausées et des vomissements.

Régler le régime : si l'état est grave, se mettre aussitôt à la diète lactée, puis aux bouillons légers, et peu à peu arriver aux viandes rôties; pas de viandes grasses, de sauces ni de légumes; vin très étendu d'eau ou petite bière. Hydrothérapie sous forme de douches et de bains. Avant les repas, prendre un gramme de bicarbonate de soude. Contre la constipation, prendre des purgatifs légers et répétés à un ou deux jours d'intervalle; contre les douleurs, potion suivante à prendre une cuillerée à soupe, de quart d'heure en quart d'heure, au moment des crises : eau chloroformée saturée 150 grammes, eau de fleurs d'oranger 140 grammes, teinture de badiane 10 gr. Boire de l'eau de Vichy, de Vais ou de Fougues.

Goutte. — La goutte est une maladie constitutionnelle souvent héréditaire; mais due aussi à des troubles de la nutrition à la suite d'une nourriture trop abondante prise sans exercice. Dans cette afifection, il y a surabondance d'acide urique et d'urates dans le sang. Les articulations sont alors entravées par des dépôts salins et fréquemment des lésions se produisent du côté des viscères. La goutte se complique parfois de gravelle, de calculs biliaires, etc. Elle se manifeste par des douleurs et des gonflements des petites articulations, débutant par le gros orteil, une chaleur autour des articulations atteintes et de la dilatation des veines superficielles. Les symptômes généraux se trouvent dans l'inappétence, la soif et la diminution notable des urines qui deviennent moins colorées. Les douleurs reviennent par accès.

Si l'attaque est douloureuse, on applique des cataplasmes émoUients laudanisés, des compresses imbibées de 30 gouttes de chloroforme, des sangsues — si possible — et pansement ouaté, absorber de l'antipyrine en cachets jusqu'à 3 grammes.

Après l'accès prendre en trois fois dans la journée une potion de vin de colchique 6 grammes dans 120 grammes d'eau.

En temps ordinaire, régler les selles, ne manger que des viandes blanches, des légumes, sauf l'oseille, les tomates et les épinards, et boire du vin blanc étendu d'eau de Vichy.

Pas de viandes noires, faisandées ni salées; pas de gibier, de crustacés, de café ni de liqueurs.

Prendre 1 5 jours par mois de gr. 50 à 2 grammes de benzoate de lithine par jour, en plusieurs fois, ou bien de 4 à 8 grammes de bicarbonate de soude.

Gravelle. — On désigne sous ce nom une maladie au cours de laquelle se forment dans les reins des petits calculs ou graviers qui sont entraînés par Turine à travers les uretères jusque dans la vessie. Pendant ce trajet, ces calculs causent des souffrances atroces dont nous avons parlé au sujet des coliques néphrétiques.

On distingue la gravelle urique révélée par la présence dans l'urine d'un sable fin rougeâtre ou jaunâtre; la gravelle ammoniacale qui laisse dans l'urine un sédiment blanc ; la gravelle phosphatique avec des calculs également blancs et la gravelle oxalique déposant des graviers d'un jaune brun.

Suivre dans la gravelle le même traitement alimentaire que pour la goutte. La gravelle urique réclame des boissons alcalines : eaux minérales de Vichy, Royat (pour les sanguins), Vittel, s'il n'y a pas de goutte, Garlsbad s'il y a de la goutte. Les gravelles ammoniacales et phosphatiques demandent les eaux de Vais ou de Pougues.

Pour la gravelle oxalique, pas d'alcalins.

Grippe. — La grippe est une affection, assez fréquemment épidémique, qui a une grande analogie avec la bronchite. Elle se manifeste par un abattement, un mal de tête, de la courbature, du coryza, de la laryngite et un peu de bronchite. Cette affection, peu grave par elle-même, demande

cependant à être prise dès le début et surveillée de

près, parce qu'elle a une tendance à se compliquer de pneumonie. Voir le traitement de la bronchite ; repos, boissons chaudes, frictions à l'essence de térébenthine, badigeonnage de teinture d'iode et s'il y a fièvre prendre trois fois par jour un paquet composé de 30 centigrammes de poudre de Dower et de 30 centigrammes de bromhydrate de quinine. S'il y a fièvre et névralgie 3 grammes d'antipyrine par jour, en trois fois; combattre la constipation ou la diarrhée s'il y a lieu.

Haleine fétide. — Se gargariser, se laver et se brosser les dents avec la solution suivante : 5 gr. de bicarbonate de soude, 5 grammes de saccharine, 5 grammes d'acide salicylique et 150 grammes d'alcool. Mettre une cuillerée à dessert de cette mixture dans une tasse d'eau. Ou bien faire un gargarisme au permanganate de {)Otasse 1 gramme pour 100 gr. d'eau de roses.

Hématurie. — L'hématurie est un accident morbide caractérisé par l'émission du sang pur ou mêlé à l'urine à travers l'urèthre. Cette affection dans les pays chauds accompagne parfois les fièvres bilieuses. On reconnaît la présence du sang dans les urines aux caillots noirâtres, fibrineux et* gélatiniformes que l'on y constate lorsqu'elles sont reposées et refroidies.

Le repos horizontal est recommandé au malade» On lui fera prendre des lavements froids d'eau de graines de lin, ou vinaigrés; si l'hémorragie est abondante, on lui mettra sur les reins des com-

presses glacées ; on lui donnera à boire p rées la potion suivante : perchlorure de eau de Kabel 3 grammes, sirop d'opium et 120 grammes d'eau; sinapismes aux 2 grammes de sulfate de quinine par jour fois. Au déclin de l'hémalurie injection gentes intra-vésicales d'une solution de d'îodure de potassium dans 1 60 grammes ^ de quassia.

Hémoptysie. — L'hémoptysie est une h< des bronches ou des poumons caractérist crachements de sang plus ou moins abon< vant sa gravité. Elle est d'origine pléthi due à une tuberculisation pulmonaire. El duit souvent subitement et parfois pn symptômes précurseurs : frissons, pesan la poitrine, picotements et saveur salé( gorge. Quand elle est légère, que le sang toux en petite quantité, on place le mal une position assise, le tronc relevé, on des boissons froides, glacées, si c'est pos décoction de racines de grande consoud ou une solution de perchlorure de fer (1 j de cannelle ou autre 30 gr., eau distillé à prendre par cuillerées à soupe toutes heures. Si l'hémorragie est considérable, le malade de remuer et de parler, le si est vigoureux, lui faire prendre des baini sinapisés, appliquer des sinapismes au:

des ventouses sèches sur les parties si latérales du ventre au-dessous des faussi

entre les épaules. Si le malade est faible, arrêter rhémoptysie en appliquant des compresses froides aux parties génitales, aux aines et dans le dos. Boissons froides. Perchlorure de fer 20 gouttes dans un demi-verre d'eau à prendre par cuillerées à c^fé, ou bien de l'eau de Rabel ou encore une cuillerée toutes les deux heures de la potion suivante : eau distillée 100 gr., sirop de fleurs d'oranger 25 gr., ergotine de 2 à 4 grammes.

Hémorragie. — Quand Thémorragie est externe à la suite d'une blessure ou d'une plaie, on fera dessus des aflbsions d'eau froide, des compressions à l'aide de charpie ou d'amadou imbibés d'eau de Rabel ou d'eau dans laquelle on aura versé quelques gouttes de perchlorure de fer. Voir, pour plus amples renseignements, au moi plaies. Quand l'hémorragie est interne, il en faut d'abord rechercher et combattre la cause. On met le malade au repos, on lui fait des applications de glace ou de compresses froides, on lui donne des boissons froides, du perchlorure de fer (10 gouttes dans un demi-verre d'eau), ou lui faire prendre des bains de pieds à la farine de moutarde, et on lui pose des sinapismes ou des ventouses, suivant le cas.

Hémorroïdes. — Les hémorroïdes sont des sortes de congestions du réseau veineux du rectum ; elles sont extérieures ou internes et se manifestent des fois sous forme de tumeurs douloureuses, d'autres fois comme simples fluxions ou écoulements sanguins. Ces dernières font peu soufiFrir; mais elles peuvent à la longue entraîner l'anémie. Les tumeurs

causenl au contraire' de grandes souffrances et sont souvent périodiques. Les hémorroïdes occasioi un malaise, une pesanteur, des douleurs lomb; une chaleur, un faux besoin d'aller à la selle, constipation et quelquefois de la gastralg^ie. 11 vient pour y remédier d'éviter la constipatioi des purgatifs légers : sels de sedlitz, eaux < nyadi-Janos ou de Putlna, sulfate de ma^nési à 30 gr.), de restreindre la nourriture, de su mer les échauffants et les longues stations : Prendre des lavements émollients et des bai siège.

Quand il y a hémorragie, appliquer des lair de charpie imbibée d'une solution de perchl de fer; laver ensuite la tumeur avec une sol de sublimé à i pour 1000 ou d'acide phéni»^ 1 pour 50 et l'on fait après un pansement l'une des deux pommades suivantes:

Cbrysarobine. . .

lodoforme. . . .

Extrait d'hamamelis

Beurre de cacao. .

Extrait de belladone.

Vaseline. . . .

Huile d'amandes.

1 gr.

^. 30 gr. 30 10 gr.

gr. 50 30 gr.

quantité si

Pour les hémorroïdes internes, on fait usage dant plusieurs mois, s'il est nécessaire, de sup toires composés de 50 centigrammes d'extrait mamelis virginica et de 5 gr. de beurre de c

Hépatite. — L'hépatite est par excellence maladie des pays chauds; c'est une affection di

qui commence à l'ictère grave et peut aller jusqu'à Tabcès du foie. Elle s'accuse par une douleur dans le flanc droit qui va s'irradiant à l'épaule droite, au cou et dans l'abdomen. Le foie augmente de volume, très souvent dans d'énormes proportions. Il arrive fréquemment, que l'hépatite a été précédée d'une dysenterie. Généralement, les symptômes en dehors de la douleur et de l'hypertrophie du foie dont il vient d'être parlé, s'accusent par de l'inappétence, des troubles digestifs, des alternatives de constipation et de diarrhée, quelquefois de l'ictère et des vomissements. Faire prendre au malade des purgatifs salins, d'abord 45 grammes de sulfate de soude ou de magnésie, puis ensuite chaque jour un verre d'eau de PuUna ou d'Hunyadi-Janos. Frictions de pommade mercurielle iodurée; combattre les douleurs par des cataplasmes laudanisés sur le ventre. Mettre le malade au régime lacté et aux eaux minérales de Vichy, Vais, Carlsbad ou Plombières, et lui donner pour boissons de la limonade citrique ou tartrique.

Hernie. — Les hernies sont des tumeurs formées par les intestins qui s'échappent à travers les muscles ou les ligamehts de l'abdomen. Il faut aussitôt contenir les hernies au moyen d'un bandage improvisé et aller se faire traiter par un docteur.

Ictère. — L'ictère ou jaunisse est une maladie souvent symptomatique d'une aff'ectîon du foie ou d'affections gastro-intestinales. Elle survient aussi à la suite d'émotions, de fièvres, de péritonite, de maladie du cœur. La peau démange et se colore en

HALAnlES

jaune ainsi que le globe de l'œil, le mi l'appétit, devient constipé, les matières J d'une couleur grise, les urines très colo les cas graves, il y a des crachement; saignements de nez, des vomissements I la difficulté de respirer.

Purger le malade avec 40 grammes de soude ou de magnésie, continuer àlui don jour des purgatifs légers et 2 grammes naplitol par cachets de gr.BO, Le mai diète lactée, avec pour boissons de la lii citrate de magnésie ou du jus de citron.

6 grammes de bi-carbonate de soude dai de centaurée ou de gentiane. Lui doni soir 50 centigrammes d'azotate de potassi courte durée.

Insolation. — L'insolation est dans les p la cause première de la plus grande partie maladies qu'on y contracte. Elle ne s'a seulement si l'on reste exposé au soleil; souvent, plus souvent encore, elle nou l'ombre, par réflexion, par réverbération, y pense ou s'en doute. Elle se traduit, n'abat pas brusquement le malade, par de tête, des nausées, de la fièvre et de ments.

L'individu qui tombe brusquement doit à l'ombre, on le déshabille, on lui met presses d'eau froide ou d'eau sédative !

de la glace si on en a, on lui fait boire de 1' à laquelle on ajoute quelques gouttes d'

le frictionne. Si ces efforts ne le rappellent pas à lui, employer les moyens indiqués à l'article asphyxie pour la respiration artificielle. Lorsque Tinsolation n'aura pas eu d'eflfet aussi violent, on fera usage tout de même des compresses froides et des frictions vinaigrées et le soir même on donnera au malade 1 gramme de sulfate de quinine. Il prendra le lendemain une purge légère et continuera pendant quelques jours à absorber de la quinine par doses décroissantes.

Insomnie. — L'insomnie sera combattue par un régime hydrothérapique. Douches le soir avant le coucher du soleil ; frictions alcooliques le matin au réveil sur tout le corps. Prendre le soir avant le dîner ou 3 heures après au moment de se coucher de i à 2 grammes de sulfonal.

Jaunisse. — Voir ictère.

Laryngite, — La laryngite est, comme son nom rindique, une inflammation du larynx. Elle est aiguë ou chronique. Dans cette affection la voix est altérée ou rude, quelquefois éteinte ; le larynx est sensible, la déglutition douloureuse, la toux est rauque ou sifflante, on éprouve de la difficulté à respirer et on expectore des matières jaunâtres ou grisâtres. Le malade gardera la chambre et conmiencera son traitement par des inhalations chaudes de tisanes émollientes, auxquelles on ajoutera 6 grammes de menthol et 120 grammes d'alcool à 90®. Le meilleur moyen de prendre commodément ces inhalations est de placer un entonnoir renversé sur le bol contenant l'infusion. On entourera le cou du

malade d'une cravate d'ouate pourobtenir une transpiration locale et on lui doniie des bains de pieds sinapiséset le soir 50 centigrammes de poudre deDower. Quand la douleur et la difficulté de respirer augmentent on peut faire prendre par cuillerées à soupe la potion suivante : dix gouttes d'alcoolatured' aconit, 100 grammes d'eau distillée et 30 grammes de sirop diacode (sirop préparé avec des capsules de pavot).

Lorsque la laryngite présente un caractère un peu grave, donner comme vomitif au début 1 gramme ou 1 gr. 50 d'ipéca, en trois ou quatre fois.

Lumbago. — Le lumbago est une douleur musculaire dans la région des reins rendant les mouvements du tronc difficiles et même impossibles. Elle est de nature rhumatismale. Parfois elle se déclare subitement ; sa durée variable peut être très courte ou assez longue. Elle peut être le résultat d'un refroidissement, d'un faux mouvement ou d'un eflFort.

Mettre le malade au lit, le frictionner avec de l'essence de térébenthine, le badigeonner à la teinture d'iode et si la douleur continue appliquer des ventouses sèches, des ventouses scarifiées et finalement des pointes de feu. On peut aussi frictionner avec un liniment composé de 15 gr. de chloroforme, 20 gr. d'éther, et 90 gr. d'alcool camphré. Combattre les souffrances trop violentes par des cachets d'antipyrine : 3 grammes au maximum en trois cachets à longs intervalles dans la journée.

On emploie aussi quelquefois les bains de vapeur, les douches chaudes et les vésicatoires.

Migraine. — La migraine est un mal de tête à caractère nerveux qui ne tient d'ordinaire qu'un point ou un côté de la tête, cause de la courbature et parfois des vomissements. Elle ne dure guère plus de douze à vingt-quatre heures. Quelquefois elle est périodique. Dans ce cas, on peut tenter de la prévenir en prenant 1 gr. de sulfate de quinine sept heures environ avant l'accès. Quand l'accès s'est déclaré le mieux est de prendre de i à 2 gr. d'antipyrine et de se coucher dans une chambre obscure. Au besoin prendre une potion calmante, au chloral ou à la morphine. Appliquer sur la tête des compresses d'eau fraîche, d'eau sédative, d'èau vinaigrée, d'éther.

Morsures. — Lorsque la morsure a été faite par un animal qu'on croit enragé ou par un serpent soupçonné dangereux, si elle intéresse un membre, on ligote immédiatement ce membre entre la plaie et le cœur, on lave la blessure en débridant un peu les chairs, on y applique ensuite une ventouse pour faire saigner et on cautérise au fer rouge. On verse sur la morsure cautérisée un peu d'huile d'olive que l'on recouvre de compresses imbibées d'eau sédative.

Recourir après — quand on pourra le faire — aux injections du virus rabique de Pasteur, ou s'il s'agit de morsures de serpents au sérum anti-venimeux de Calmette (L'Institut Pasteur de Lille en délivre sur demande).

„ Toutes les autres morsures sont lavées avec soin et traitées comme les autres plaies. Les morsures

de cheval sont particulièrement longues à guftir*

Névralgies. — On appelle névralgie une douleur ayant son siège sur le trajet d'un cordon nerveux et de ses ramifications. Les névralgies ont des causes multiples depuis le simple refroidissement jusqu'à l'intoxication. Elles peuvent être le résultat de certaines plaies ou de certaines maladies. Dans les colonies, elles ont souvent pour cause l'anémie ou le paludisme.

La souffrance est quelquefois continue pendant un temps assez long ; d'autres fois elle revient par accès, courte mais exacerbante.

Il convient donc, lorsqu'on en connaît la raison, de soigner d'abord la maladie causale : la fièvre lorsqu'elle est due au paludisme, l'appauvrissement du sang si elle est une conséquence de l'anémie.

Contre la douleur on fait des frictions au moyen de pommades narcotiques : extrait de belladone 5 grammes dans 30 grammes de graisse saine ou de vaseline -^ ou bien : baume tranquille 60 grammes, laudanum de Sydenham 8 grammes et 8 grammes de chloroforme. Application de vésicatoires volants sur le trajet du nerf, oud'éther ou de chloroforme ; frictions à l'essence de térébenthine; sinapismes. Prendre toutes les heures une cuillerée à soupe d'une potion composée : 1 gramme d'alcoolature de feuilles d'aconit, 30 grammes de sirop de fleurs d'oranger, 10 grammes d'alcoolat de mélisse et 100 gr. d'eau. Ou bien prendre en une fois une solution de 3 gr. 50 de bromure de potassium dans

125 grammes d'eau distillée auxquels on a ajouté dix gouttes de teinture de racines d'aconit.

On use aussi de Tantipyrineà la dose de 50 centigrammes à 5 grammes en plusieurs fois.

Quand la névralgie est intermittente la traiter par le sulfate de quinine, 1 gramme sept heures avant Taccès probable.

Il y a des névralgies qui ne cèdent qu'à Télectricité ou à la section du nerf malade.

Noyés. — Voir asphyxie.

Ophtalmies. — On donne le nom d'ophtalmie à presque toutes les inflammations du globe de Tœil, bien que chacune d'elles porte un nom spécial suivant le siège précis de l'inflammation.

La conjoncUvitey ou inflammation de la conjonctive, s'accuse par de la rougeur, du gonflement de la muqueuse, des picotements ou sensations de sable ou de poussière, larmoiement, élancements dans l'œil, sensibilité à la lumière.

Enlever les corps étrangers, s'il s'en trouve dans les paupières, instiller après un lavage à l'eau fraîche antiseptisée, de i à 4 gouttes de l'un des collyres suivants : nitrate d'argent 30 centigrammes, eau distillée 30 grammes — ou sulfate de zinc de i centigrammes à 30 centigrammes dans 30 grammes d'eau distillée. Purger le malade. Si la douleur devient trop grande, poser de cinq à huit sangsues derrière l'oreille, donner des bains de pieds sinapisés et remplacerle collyre astringent par un collyre opiacé (extrait d'opium 20 centigrammes, eau de roses ou à défaut eau distillée 100 gr.) Quand il y a granula-

MALADIES 40 i

lions ou suppuration, on cautérise les paupières deux fois par jour à l'aide d'un pinceau trempé dans une solution d'un gramme de nitrate d'argent pour 10 gr. d'eau distillée.

La kératite est une inflammation de la cornée transparente de l'œil. Dans cette affection la cornée devient trouble, puis opaque, parfois des petites pustules apparaissent à la surface, le malade éprouve une légère douleur; il a la vue un peu trouble et souffre de la lumière.

La kératite doit être soignée dès le début, car elle peut à la longue déterminer des taies sur l'œil. On la traite comme la conjonctivite, purgatifs, collyres émollients d'abord puis plus tard astringents. Instillations avec un collyre composé de 2 centigrammes de sulfate neutre d'atropine, 5 centigr. de sulfate de zinc et 10 gr. d'eau distillée — (10 gouttes pour chaque instillation).

Prendre tous les jours 4 grammes de bromure de potassium.

Uiritis est une inflammation de l'iris qui est modiflé dans sa couleur propre et dans sa forme. Il devient terne, peu contractile, prend des teintes verdâtres ou rougeâtres, la lumière lui est très sensible, l'œil est douloureux et larmoie. Quelquefois, dans les cas graves, le malade voit des lumières brillantes, le larmoiement augmente, les douleurs deviennent lancinantes et des névralgies se manifestent avec de la fièvre et de l'insomnie.

Commencer par purger le malade, lui faire

prendre des bains de pieds sinapisés. Lavages antiseptiques puis instillations deux fois par jour de dix gouttes du collyre suivant : sulfate neutre d'atropine 2 centigrammes, sulfate de zinc, 5 centigr. et dix grammes d'eau distillée. Si les douleurs sont vives, appliquer des sangsues à la tempe; frictionner autour de Torbite avec une pommade composée par parties égales d'onguent mercuriel, d'extrait de belladone et de camphre. Prendre de i à 2 grammes d'antipyrine en deux cachets ou de 0,50 à 1 gramme de sulfate de quinine. Régime de toniques et d'amers.

Oreillons, — On appelle oreillons une maladie inflammatoire et contagieuse qui s'accuse par un gonflement douloureux de la région sous-maxillairc entre la mâchoire et les oreilles. Cette affection s'observe à tout âge ; mais elle est plus grave chez les adultes. La peau est tendue et ne change pas de couleur. Le gonflement au-dessous de la mâchoire coïncide assez fréquemment avec un gonflement des parties génitales.

La mastication et la déglutition deviennent très pénibles.

Le malade doit aussitôt s'aliter et se mettre à la diète.

Il prendra un purgatif, sulfate de soude 40 gr. ou huile de ricin 40 grammes. Frictions sur la partie douloureuse avec de l'huile camphrée chaude, la recouvrir ensuite d'ouate. On peut faire aussi des frictions avec du baume tranquille. Les bains de mer sont ordonnés après la guérison.

OUle. — L'otite est une inflammation des diverses parties de Toreille.

Lorsqu'il ne s'agit que d'une simple douleur de l'oreille due à un refroidissement ou à une névralgie, il suffit de mettre dans le conduit une petite boulette de coton imbibé de laudanum, et si la douleur persiste de poser derrière l'oreille un petit vésicatoire, une mouche de milan.

L'otite externe déroule les symptômes suivants : la douleur est locale et s'étend peu, la rougeur du conduit qui est sec développe une certaine chaleur, parfois une éruption de petits boutons y est bientôt suivied'une petite sécrétion muco-purulente. Purger le malade, puis badigeonner à la teinture d'iode la bosse de l'os temporal (apophyse mastoïde) qui se trouve derrière l'oreille ; au besoin poser des sangsues ou des vésicatoires. Eviter les lavages répétés inutiles. Si l'otite provient de la présence d'un furoncle dans le conduit de l'oreille, on anesthésiera la partie douloureuse avec une solution de cocaïne au 1/3, on fera ouvrir avec un bistouri, ou on attendra et on pansera avec de l'acide borique pulvérisé après avoir lavé avec des infusions tièdes de sureau et de camomille.

Si l'état s'aggrave et qu'il y ait suppuration on y remédie en faisant tous les matins des injections tièdes d'eau boriquée à 4 pour 100 et au bout de six à huit jours on remplace ces injections par des injections astringentes à l'alun, au tanin ou au sulfate de zinc.

Dans l'otite moyenne, les symptômes sont plus

accusés, la douleur est plus profonde ; elle est continue, exacerbante et s'étend plus dans le voisinage. Il y a de la surdité, de l'agitation, de l'insomnie, quelquefois du délire, la perforation du tympan et de la suppuration.

Laver le conduit avec une solution tiède antiseptique, puis y verser après dix gouttes du mélange suivant : 2 grammes d'acide borique, 1 gramme d'acide phénique, et 20 grammes de glycérine. Quand l'écoulement diminue on panse après avoir bien séché le conduit, avec une insufflation d'acide borique pulvérisé.

Panaris, — Le panaris est une inflammation des tissus de l'extrémité du doigt. Le panaris superficiel se manifeste par une douleur, une rougeur et un gonflement de la phalange atteinte. Il cause une souff^rance intense, et amène quelquefois la chute de l'ongle. On le traite par les bains émollients, l'application d'un cataplasme que l'on retire lorsque l'épiderme se soulève, et on fait un pansement à l'eau boriquée. Lorsque le panaris est profond, la rougeur est moins prononcée ; mais la chaleur et la douleur sont plus grandes, il apparaît sur la peau des points violacés saillants. Le malade a souvent de la fièvre et de l'insomnie. Au début on fait des onctions d'huile phéniquée, on baigne le doigt dans des infusions émollientes, mauve, guimauve ou lin. On tient le bras toujours élevé et on fait ouvrir au bistouri le plus tôt possible, afin d'enlever le bourbillon et de nettoyer la plaie avant que le mal n'ait attaqué les os.

Piqûres. — Pour les petites piqûres d'aiguilles, d'épingles, d'épines ou autres corps piquants, il suffit de faire saigner et d'appliquer sur la plaie un peu d'alcool camphré ou d'eau phéniquée.

Pour les piqûres d'insectes, moustiques, guêpes, abeilles, si l'aiguillon est resté dans la chair, l'enlever avec une pince et faire ensuite comme pour les autres piqûres. Si la douleur est vive, appliquer sur la piqûre un petit tampon d'ouate hydrophile imbibée d'une solution de 4 grammes de chlorhydrate de cocaïne dans 10 grammes d'eau distillée.

Pour une piqûre de scorpion, il faut faire saigner le plus possible, au besoin par l'application d'une ventouse sèche, bien laver la plaie avec de l'eau salée ou de l'eau boriquée, verser dessus quelques gouttes d'ammoniaque (alcali volatil), ou laver avec la solution suivante : acide phénique 4 grammes, alcool à 90°, 10 grammes, et 220 grammes d'eau distillée, et appliquer ensuite des compresses d'eau sédative, d'eau phéniquée ou d'eau ammoniacale.

Plaies. — Lorsque les plaies sont de petites dimensions on facilite d'abord l'écoulement du sang, on lave soigneusement avec une solution antiseptique, eau boriquée ou salolée, on recouvre la blessure d'un petit morceau de diachylon et s'il survient une légère tuméfaction autour, on la combat par des effusions d'eau froide, ou si elle persiste par l'application de cataplasmes de farine de lin arrosés de laudanum.

Quand une plaie a été produite par un instrument

Iranchanlj on la lave comme il vient d'être dit, on

taille des bandelettes dediachylon de ta largeur de lillimètres environ et dont le nombre est proionné à la longueur de la plaie, puis on rapihe les bords delà blessure jusqu'à déterminer :ontact immédiat et on applique la première ielette sur la partie moyenne de la plaie. On e les autres petites bandelettes successivement essus et au-dessous de la première de manière Isser entre elles un intervalle de 3 millimètres. )ose ensuite sur le tout une compresse de charet on bande solidement l'appareil qui restera la blessure au moins quarante-huit heures I être touché, le malade se plaint d'une vive chaleur ou d'une leur au niveau de la blessure, on arrosera la ; par dessus le pansement avec de l'eau borii frafche. On ne découvrira la plaie que s'il se illisait un gonflement considérable dans la parlésée que l'on traiterait alors comme une plaie iltanl d'un instrument contondant, es plaies pAr instrument contondant sont caraciées par une coloration violacéede la peau tout lur de la blessure et par la forme inégale de la ; qui présente des lambeaux de dimensions difites. 11 faut tout d'abord employer les afTusioDS a froide, laver avec de l'eau antiseptisée, puis ;r de rapprocher les bonis de la plaie aussi temeiit que possible et les maintenir avec une [iresse de charpie, bien bandée, ïns ces sortes de plaies, la réunion par pree intention est rare; il s'établit une suppura-

lion, on met en ce cas au-dessus d'un lit de charpie des cataplasmes émollients. S'il se produit des bourgeons charnus on les détruit avec le crayon de nitrate d'argent, et on renouvelle le pansement matin et soir avec une gaze phéniquée, salolée ou iodoformée par dessus laquelle on met de la charpie en quantité suffisante pour absorber le pus. Pour hâter la solution on peut faire chaque pansement avec de la poudre d'iodoforme ou de salol que Ton met sur la plaie après Tavoir lavée avec une solution antiseptique, eau phéniquée, boriquée ou liqueur de Van Swieten.

Les plaies produites par des instruments piquants se soignent comme il est dit au début de cet article pour les blessures de petites dimensions. Il n'en est pas moins vrai qu'elles peuvent être très graves par les désordres qu'elles causent si elles amènent la lésion d'un nerf ou d'une artère.

La lésion d'un nerf donne lieu parfois au développement du tétanos, surtout chez les noirs (voir tétanos).

Lorsque la lésion d'une artère donne lieu à une hémorragie grave, — ce qui se reconnaît aisément, rhémorragie artérielle laissant couler un sang rouge vermeil à jets saccadés, l'hémorragie veineuse donne un sang noir à jets continus ; — on fait des affusions d'eau froide sur la plaie et on applique des tampons de charpie ou d'amadou imbibés d'une solution de perchlorure de fer à 30**, de tanin, d'alun ou avec de l'eau de Rabel.

Quand il s'agit de l'artère d'un membre onéta-

blit rapidement une compression entre la plaie et le cœur. Pour cela, on appliquera fortement un tampon de linge le long de l'artère, à la partie interne et supérieure pour le bras, et pour le membre inférieur, à l'aine et à la partie interne et supérieure de la cuisse. Puis on entourera le tampon et le membre avec une bande dont les extrémités, fixées sur un bâtonnet, seront tordues jusqu'à la cessation complète de l'hémorragie.

On peut aussi pratiquer une compression directe sur la plaie au moyen d'un tampon de charpie que l'on couvrira de plusieurs tours de bandes très serrées.

Cette compression ne doit jamais durer plus d'une demi-heure. Ce temps suffit pour arrêter l'écoulement du sang.

Pleurésie. — La pleurésie est une inflammation de l'enveloppe du poumon. Elle est due le plus souvent à un brusque refroidissement, à une boisson glacée prise quand le corps est en sueur, par exemple, quelquefois elle survient à la suite de coups, de lésions d'organes voisins ou au cours de maladies générales. Elle se produit sans épanchement (pleurésie sèche) ou avec épanchement et débute par des frissons, de la fièvre, avec douleur au côté, de la difficulté de respirer, une toux sèche et fréquente. La poitrine du côté malade rend un son mat et à l'auscultation on entend peu ou pas du tout le bruit respiratoire.

Coucher le malade, le mettre à la diète et lui appliquer sur le point douloureux 8 à 1 ventouses

scarifiées, purger avec 40 gr. de sulfate de soude ou de magnésie, lui donner des boissons diurétiques, lui faire prendre, toutes les vingt-quatre heures, la macération suivante : poudre de feuilles de digitale 30 centigr. dans 125 gr. d'eau.

Quand il y a épanchement, la gêne de la respiration augmente, la fièvre est continue et le malade maigrit. On applique alors des vésicatoires volants et après de la teinture d'iode. Donner contre la toux des tisanes pectorales : capillaire, hysopc, violette, dattes, jujubes, et si c'est possible des sirops de morphine et de codéine.

Pneumonie. — La pneumonie est l'inflammation du poumon que le vulgaire désigne sous le nom de « Fluxion de poitrine ». Cette affection débute par un malaise général, aussitôt suivi de frissons et de fièvre auxquels succède 24 heures après une douleur dans le côté qui s'étend en profondeur et augmente pendant l'inspiration, la toux ou sous la pression. La respiration est accélérée et pénible, la toux amène des crachats visqueux et rouilles, puis jaunes, puis verdâtres, puis d'un brun foncé. Au début, l'auscultation révèle un râle crépitant fin, à bulles égales qui cesse pour faire place au retentissement rauque de la voix et pour réapparaître quand la guérison commence.

Le malade est mis au lit et le silence lui est recommandé.

Si le malade est jeune et vigoureux, on pratiquera une saignée de 300 grammes. Dans le cas contraire, on se contentera d'appliquer sur le point

reux huit ou dix sangsues ou, à défaut, des ses scarifiées el quelques ventouses sèches thorax et aux jambes. On donnera une potion entigrammes d'émétique dans 123 gr. d'ine feuilles d'oranger, par cuillerées à soupe dre toutes les heures. Si la fièvre est intense L 40°) administrer au malade de 50 centîgr.

I^ramme de sulfate de quinine en plusieurs quelques lavements laxatifs (15 grammes de

15 grammes de sulfate de soude dans une on émolliente de 500 grammes), si le malade islipé. Lui donner pour nourriture du bouiliu lait; pour stimulant, du café. Vers la fin maladie, on fait prendre pendant deux ou lurs, pour nettoyer les bronches du malade, 1 suivant : 30 centigrammes de kermès dans ammes d'eau gommeuse ; une cuillerée à utes les heures,

:. — La rage est une maladie qui ne se déis spontanément. On ne devient enragé que

a été mordu par un animal atteint de la aussitôt après la morsure, il convient de i plaie, d'y appliquer une ventouse pour icher et de cautériser profondément la plaie •ouge. Après ces précautions il ne reste que ination pastorienne, si difficile à trouver s colonies; mais lorsque la plaie a été rapi-

cautérisée on peut considérer la personne

sauvée.

sage de ne point tuer l'animal qui a mordu pouvoir se rendre compte s'il était réelle-

ment enragé; quand, au bout de quinze jours, la rage n^est pas confirmée chez l'animal qu'on a mis préalablement dans l'impossibilité de nuire, on peut être assuré que sa salive n'était pas virulente.

Rhumatisme, — On entend généralement par ce mot le rhumatisme articulaire, douleur vive avec gonflement dans les articulations, qui s'accompagne de fièvre, d'inappétence, d'insomnie, parfois de constipation, d'urines épaisses et rouges et de sueurs abondantes. Le plus souvent le rhumatisme se localise sur une seule articulation; mais fréquemment aussi il s'attaque à plusieurs points et immobilise le malade sur le lit. Le rhumatisme se complique quelquefois d'affections cardiaques ou pulmonaires.

Dans le rhumatisme articulaire chronique le siège du mal devient moins douloureux, la fièvre disparaît et le gonflement reste seul.

On donne aussi improprement le nom de rhumatismes à des accidents névralgiques tels que le lumbago ou le point de côté.

Il convient de faire observer au malade le repos et l'immobilité et de lui donner plusieurs purgatifs légers à deux ou trois jours d'intervalle. On frictionne les points douloureux avec du baume tranquille; et on enveloppe les articulations avec de l'ouate salicylée ou du coton iodé. Si les souffrances ne diminuent pas, badigeonner avec de la teinture d'iode ou appliquer des vésicatoires. Donner de 3 à 6 cuillerées à soupe tous les jours d'une solution

ammes de salicylate de soude dans 230 gr.

QDtinuer cette potion dix jours encore après rition des douleurs. Commencer le traîte-

meltant le malade à la diète lactée, puis ement bouillons, potages, etc.. Gomme 1, de la bière ou un peu de vin blanc coupé ; Vichy.

!ul aussi pendant les douleurs appliquer plasmes émoUients laudanisés.

jMg. — La sciatique est une névralgie du itique se fixant parfois à la hanche, d'au-

sur un poinl quelconque de son parcours le la jambe, ou s'étendant sur toute la lonu nerf jusqu'au pied. Elle est d'origine «maie ou goutteuse, se déplaçant facilement, ; à des intervalles plus ou moins longs, )U empêchant la station ou la marche; elle le douleur aiguë qui irradie dans les musiers et lombaires.

érison de la sciatique est longue et diffirecommande des frictions d'essence de téré- :, des badigeonnages à la teinture d'iode, pismes ou, si on n'obtient pas de résultat, latoires volants répétés et pansés le malin '. On emploie aussi les ventouses scarifiées tintes de feu.

re tous les jours 5 grammes de salicjlate

;t suivre, suivant l'origine, le traitement

atisme ou de la goutte.

oe. — La syncope ou évanouisseniçnt est

une perte de connaissance subite et momentanée, le pouls est imperceptible et la respiration semble arrêtée. On couche aussitôt le malade horizontalement sur un lit ou par terre, la tête au moins aussi basse que les pieds, on lui desserre les vêtements, on ouvre toutes les fenêtres pour lui donner de Tair, on lui fait respirer des sels, de Téther, du vinaigre fort ou de l'eau de Cologne; on lui flagelle doucement la face et la poitrine avec une serviette mouillée. Si la syncope se prolongeait, frictionner le malade avec du vinaigre ou de Teau de Cologne, faire les tractions rythmées ordonnées dans la respiration artificielle. Donner un cordial quand le malade revient à lui.

Ténia, — Le ténia ou ver solitaire est un ver plat formé par des anneaux successifs. Il atteint parfois une longueur extraordinaire. On en rencontre chez rhomme diverses variétés. Le ténia inerme est le plus commun. La présence de cet animal détermine des étourdissements, des troubles d'oreilles, des démangeaisons du nez et de l'anus, des troubles digestifs, des coliques, des palpitations. Dans les excréments on en trouve des anneaux ou fragments.

La guérison n'est complète que lorsqu'on a expulsé la tête.

La veille d'absorber un médicament contre le ver solitaire on jeûne, au moins le soir. Puis le lendemain matin on prend un des remèdes suivants que l'on accompagne, une heure après environ, d'une purge d'huile de ricin de 30 à 40 grammes.

Ecorce de racines de grenadier. 60 gr.

Eau 750 gr.

lire réduire sur un feu très doux jusqu'à 500 nines ou :

Fleura de cousso ea poudre . . 30 gr.

Eau bouillaale 150 gr.

lisser refroidir et absorber le lout sans L'avoir é.

ï malade devra aller à la garde-robe sur un plein d'eau liède et il ne devra jamais tirer le 1 qui commence à sortir.

existe des ténifuges tout préparés dont les coferonl bien de se munir, car dans beaucoup de nies le ver solitaire est fréquent.

Icères. — Voir plaies.

rticaire. — L'urticaire est une affection de la 1 qui présente des petites taches proéminentes châtres entourées d'une teinte rosée. Elles occanent une assez vive démangeaison dont la durée ; de 6 heures à 8 et même dix jours. Elles sont i soit à l'ingestion de poissons, de mollusques, rustacés ou d'autres aliments, parfois à l'emde certains médicaments et aussi à la goutte, s rhumatismes ou à une affection arthritique. n donnera au malade des purgatifs légers, on etlra pendant 2 ou 3 jours à la diète lactée, yant soin de couper le lait avec de l'eau de : ou de Vichy et on fera des lotions vinaigrées ihéniquées à 1 pour 100. Sur les points dou- »ux faire des onctions avec une pommade com-

posée de 1 gr. d'acide phénique, 22 gr. de vaseline et 38 gr. de lanoline.

Variole. — La variole est une maladie infectieuse, épidémique et contagieuse. Elle est extrêmement fréquente chez les nègres, plus rare chez les Européens qui habitent les colonies. Cette maladie peut être évitée par la vaccination, en ayant soin de se faire revacciner tous les 4 ans. Elle est caractérisée dans le début par des frissons, de la fièvre, des maux de tête, des douleurs lombaires ou des maux de reins, des nausées et des vomissements. Cette première période dure deux ou trois jours, puis les pustules, petites taches rouges et saillantes, pleines d'une matière d'abord transparente et blanche ensuite, apparaissent sur la figure et s'étendent sur tout le corps. Au bout de cinq autres jours la suppuration des pustules commence; la fièvre revient accompagnée parfois de diarrhée et de délire. C'est à ce moment qu'il peut se produire des complications du côté du cerveau, de la gorge, des poumons, des yeux, etc.. Du neuvième au dixième jour les pustules se crèvent, se dessèchent, laissant quelquefois des ulcérations de la peau, des abcès ou des plaies.

Le malade sera isolé dans une chambre large et bien aérée. On lui maintiendra le ventre libre par de très légers purgatifs répétés tous les deux ou trois jours. On lui fera boire des tisanes adoucissantes.

Si l'éruption envahit la gorge, on donnera des gargarismes adoucissants. On lave fréquemment

les yeux avec de Teau boriquée chaude et on les recouvre de compresses imbibées également d'eau boriquée. Le malade est tenu à la diète. On badigeonne toutes les parlies où se montrent des pustules avec de la glycérine salolée, parties égales de salol et de glycérine. Les membres sont enveloppés dans de Touate ou de la flanelle, ou dans des compresses trempées dans une solution boriquée ou dans Talcool camphré. Pour combattre la faiblesse on donnera 4 grammes d'extrait de quinquina en potion ; contre la fièvre de 50 centigrammes à 1 gramme de sulfate de quinine. Quand la peau est sèche et que Térnption se fait avec difficulté, donner des tisanes diaphorétiques, pour activer la transpiration, bourrache, carbonate d'ammoniaque. Pour enlever les croûtes donner des bains quotidiens suivis de frictions avec une pommade composée d'un gramme d'acide tartrique dans 40 grammes de vaseline.

Dosages de divers médicaments

Le colon destiné à vivre isolé devra toujours avoir chez lui une petite pharmacie renfermant les médicaments les plus nécessaires pour prévenir et traiter les maladies qui l'immobiliseraient subitement ou les indispositions possibles.

Ces médicaments seront étiquetés avec minutie et placés par ordre alphabétique dans une armoire bien close à l'abri de l'humidité et hors de la portée des enfants et des personnes inexpérimentées.

L'Européen devra se munir d^une petite balance

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