HYGIÈNE DU COLON
mente et du ralentissement des fonctions organiques générales qu'elle occasionne.
Le colon doit abriter des rayons solaires non seulement sa tête qu'il garantit par un casque blanc, léger, très élevé et large des bords pour qu'ils puissent lui bien protéger les yeux et la nuque ; mais il doit en garantir aussi toutes les parties de son corps. Il est aussi dangereux d'exposer au soleil, sous les tropiques, son torse ou ses bras nus que sa nuque ou sa tête. On portera des vêtements amples, d'étoffe légère mauvaise conductrice de la chaleur, et blanche ou jaune de préférence. La laine fine, la soie, la flanelle légère et le molleton sont recommandés. On supprimera tous les vêtements étroits, serrés et en drap qui nuisent à l'évaporation de la sueur. Les chemises seront en toile fine ou en coton. Les chaussures en toile ou faites d'un textile solide sont souvent employées. La nuit, on aura soin de coucher le plus haut possible au-dessus du sol, de supprimer les courants d'air quelque chaleur qu'il fasse et de se maintenir le ventre couvert de laine ou enveloppé d'une ceinture. Cette précaution suffit seule bien souvent pour éviter des maladies, fièvre, diarrhée, dysenterie ou rhumatismes
Nous avons donné sur l'habitation en général des indications qui seront suffisantes dans leur ensemble pour permettre aux colons de s'installer le plus hygiéniquement possible dans les pays chauds. Nous compléterons ces renseignements en. disant quelques mots du mobilier qui gagnera à être très
simple. Dans les colonies Tameublement doit être réduit au strict nécessaire : pas de tentures, quelques tables, des chaises en rotin, quelques chaises longues en osier, les armoires nécessaires, des lits enfer avec sommier métallique et des moustiquaires.
Les matelas seront durs, en paille de maïs ou en crin végétal, les draps en coton. Les pieds des lits devront être placés dans des godets remplis d'eau pour empêcher Tinvasion des fourmis ou autres insectes.
Pendant les grandes chaleurs on peut faire usage la nuit et durant la sieste du pankah dont le balancement en donnant un peu d'air favorise l'évaporation.
L'alimentation dans les colonies devrait être l'objet d'un soin et d'un choix particuliers, s'il était toujours possible de choisir. Il faut malheureusement reconnaître que là où justement pour stimuler l'appétit parfois récalcitrant, il faudrait de la variété dans les aliments, les colons se trouvent presque toujours condamnés à une nourriture uniforme. Il serait donc plus utile de donner ici des conseils sur la façon de manger que sur ce qu'on doit ou qu'on ne doit pas manger. Quoi qu'il en soit, et contrairement à un avis trop facilement donné par des hygiénistes peu voyageurs, il ne faut pas se mettre en arrivant dans une colonie au mode d'alimentation des indigènes et si peu à peu on s'habitue à leur nourriture, il convient de n'en pas faire son régime ordinaire.
Les repas devront être plutôt nombreux que