‹ Le livre du compagnonage (volume 2)Chapitre 16 sur 67 · SERVICES ET SECOURS · texte numérisé non relu

SERVICES ET SECOURS

Quand un Compagnon arrive dans une ville, on l'embauche; s'il n'a pas d'argent, il a du crédit ; si des affaires pressantes exigeaient son départ, étant, lui, dépourvu d'argent, la Société lui accorderait des secours de ville en ville jusqu'à ce qu'il fût rendu à sa destination.

Si un membre de la Société est mis en prison pour des faits non dégradants, on fait pour lui tout ce qu'on peut faire; s'il tombe malade, chacun va le voir à son tour et lui porte tout ce qui peut lui être utile. Dans certaines Sociétés , on visite moins fréquemment le malade, mais on lui fait dix sous par jour, dont le montant lui est remis dès qu'il sort de l'hospice.

Si un membre meurt, la Société lui rend le dernier service en l'accompagnant jusqu'à sa dernière demeure. Au bout d'un an , son souvenir est rappelé à la mémoire de ses frères.

Si la Société d'une ville éprouve des malheurs et demande des secours, les Sociétés des aut' villes ne sont point sourdes à sa voix, e

soulagent promptement et de toutes les manières! Les lois au Compagnonage ne comraaodent que l'amour et l'abnégation ; si les Compagnons en comprenaient Je bon esprit, ils seraient non-seulement les amis de ceux de leur catégorie, mais de tous les Compagnons et de tous les hommes.

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