LE ROI DE JUDÉE
An : Grand Salomon, sois-nom propice»
Que nos concerts A l'univers Disent le nom Du puissant Salomon.
Mille ans avant l'ère chétienne
Sous le ciel bleu de l'Orient, >
Sur la terre Chananéenne,
Régnait un prince bienfaisant.
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Digitaedby GoOgk
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Ce roi, fils d'un foudre de guerre, Détesta les foreurs de Mars, Et fit renaître les beaux-arts Dans le sein d'une paix prospère* Que nos, etc.
Du vivant d'un père qui l'aime, Et n'ayant pas vingt ans encor9 Il ceint sont front du diadème, Et prend en main le sceptre d'or.
Dès-lors la pieuse Judée.
Calmant son esprit agite, Técut dans la sécurité, Paisible, heureuse et fécondée.
Que nos, etc.
Dans les vallons, sur les collines On entend des accents joyeux , Célébrer par de nobles hymnes Celui qui rend son peuple heureux* Comme le campagnard rustique, L'humble habitant de la cité Livre son cœur à la gaité, Et chante aussi la paix publique.
Que nos, etc.
Bans ses grandes et riches villes , Vont, s'élévant de toutes parts, Sous les mains d'artistes habiles, Des travaux, prodiges des arts.
Mais une œuvre sainte et profonde, Fut ce temple majestueux, Digne du monarque des cieux , Digne du souverain du monde. Que nos, etc.
Oh! qu'il fut juste et magnanime»
Le favori du Tout-Puissant; Ohl que sa vertu fut sublime, Et son règne resplendissant!
Oui , sur le puis lointain rivage* Gomme sur le bord du Jourdain,
Digitaedby G00gle
Le peuple aima le souverain Oui fût et si grand et si sage.
Que nos concerts,
A l'univers
Disent le nom Du puissant
LE COMPAGNON COFTIEIfT M PIB.
a un ucn,
Parlez sur un ton bien pompeux De vos honneurs, de wtoiiebetae*, De vos châteaux majestueux , Fruits de soucia et de bs Et, sur vos pieds tous iw Dites que du divin Neptune Tous tenei en main le toidentl L'homme , toujours accumufeet, Peut-il jouir. 4e sa fartnne?
Moi, je n'ai qu'un petit taudis, Où je possède en pu* Lisette*; Nous y vivons contents, unis f Sans entrave et sans étiquette ^ Dans ce réduit de nulle ittpbnir, Non . jamais visite importune , Par des propos plein» de noirceur, Ne vient trouJ>ttr notre h— heur, Et nous jouissnnsiSMis fortune»
Un temps vous fûtes électeur, Puis député , plus tard ministre.
Tous avez troqué votre honneur Pour de l'argent et plus <hin titre* Trompant notre crédule espoir.
Combien de fois, à la tribune.
Tos longs discours nous eut feit ?o#
Que votre dieu c'est le pouvoir, Votre déesse h fortune.
Je syis fier de ma pauvreté , ffatiant l'orgueil ni l'or pour Battre ; Je fais en tout ma volonté , Aussi ne suis-je jamais traître»
Me reposant de lourds travaux, De t*xnp& en temps, sans gène aucune.
Je vois mes amis , mes égaux ; Chez. nous en sourit aux bons mot*, Sans s'occuper de la fortune.
Yeuaaw des biens, des noanewe, Mais vous en convoitez encore*....
Plus sur vous tombent les feveuxs, Plus l'ambition tous dévore.
Pour vous rien de satisfaisant!
Dans l'or vous sentez l'infortune; Le temps fuK. un chagrin cuisant Tous ronce et veus traîne au néant.
Adieu, grandeur, adieu , fortune!
De mon sort je suis satisfait , Le bonheur doit être en non Dans u» caractère bien fait Est la source des biens supoémen»
Loin de l'intrigue et du fraeas, Je méconnais toute renoua* ; Joyeux , ie voyage ici-bas ; Pour mon or je ne tctmble pas , St je me ris de la fortune.