SERVICES ET SECOURS
Quand un Compagnon arrive dans une ville, on Tembauche; s'il n'a pas d'argent, il a du crédit ; si des affaires pressantes exigeaient son départ, étant, lui, dépourvu d'argent, la Société lui accorderait des secours de ville en ville jusqu'à ce qu'il fût rendu à sa destination.
Si un membre de la Société est mis en prison pour des faits non dégradants, on fait pour lui tout ce qu'on peut faire; s'il tombe malade, chacun va le voir à son tour et lui porte tout ce qui peut lui être utile. Dans certaines Sociétés, on visite moins fréquemment le malade, mais on lui fait dix sous par jour, dont le montant lui est remis dès qu'il sort de l'hospice.
Si un membre meurt , la Société lui rend le dernier service en l'accompagnant jusqu'à sa dernière demeure. Au bout d'un an, son souvenir est rappelé à la mémoire de ses frères.
Si la Société d'une ville éprouve des malheurs et demande des secours, les Sociétés des autres Tilles ne sont point sourdes à sa voix, et la
soulagent promptement et de toutes les manières. Les lois du Compagnonage ne comman* dent que Tamour et Paonégation ; si les Compagnons en comprenaient Je bon esprit, ils seraient non-seulement les amis de ceux de leur catégorie,, mais de tous les Compagnons et de tous 1^ hommes.