‹ Le Livre du CompagnonageChapitre 28 sur 79 · LE COMBAT D'ESPRIT · texte numérisé non relu

LE COMBAT D'ESPRIT

AiB : Qoe ranlon est astable, ou Un soldat qaHine heamiie

trêve.

Bestin à mes vœux si contraire, Pourquoi vieos-tu donc m'affliger?

Pourquoi , par un ordre sévère, A partir viens-tu m*obliger?

Il faut quitter ma tendre amie ; Dieu, pour moi quel triste Jour!

II faut quitter mon Emilie, Le cher objet de mon amour.

Puisqu'enfin le Devoir Tordonne, Je ne consulte que Thonneur.

passion que Vénus donne, Eteins ta flamme dans mon coeur; Comptez sur mon obéissance.

Chers Compagnons de Liberté ; Tout soumis a votre puissance, Je fuis mon aimable beauté.

Quoi donc ! est-ce là la promesse y Que je faisais tous les moments, A mon idole, à ma maîtresse.

Moi , le plus heureux des amantst belle, ô touchante Emilie, Comment de toi me séparer?

Je veux, je veux toute ma viç Te voir, te chérir, t'adorer.

Hélas! est-^e moi quisQupire, Esclave d'une passion ?

Ouelle faiblesse, quel délire Troublent moo esprit, ma raison t Oh! noD, je n'ai plus de courage; Mes forces m*ont abandonné.

Mes yeux sont couverts d'un nuage.

Et mon corps est tout enchaîné.

Grand Salomon, vois ma faiblesse; Vois mes transports irrésolus, Vols mon coBur balancer sans cesse Et pencher même vers Vénus.

Roi bon , exauce ma prière, Daigne soulager ma douleur; Rends ton enfant dans la carrière De la sagesse , et de l'honneur.

Je sens renaître mon courage, Je sens triompher ma raison ; Je sors d'un pénible esclavage.

Et je suis tout à Salomoq.

Voyageons dans la belle France, Accompagnés de l'équité, En Y célébrant la puissance Du beau Devoir de Liberté.

itS A01EX A €AAOLINE.

AiB : T*eD loiiTleDt-tii? ou des Trois Gooleort.

Sous ta fenêtre, ol^et que je révère, Je Vietis ehâdter ma dernière chanson :

puis te quitter pour suivre ma carrière Et soutenir mon honneur et mon nom.

JSélasI pour moi quelle peine cruelle D'abandonner tes charmes en ce jour!

O mon Devoir, ranime tout mon zèle 'Pour in'éloigner de ce charmant séjour!

entends la Voix de ton àmânt perfide; Oui , sdn devoir l'éloigné de ces lieux ;

De Salomon la puissance le guide, En éclipsant le pouvoir de les yeux.

Ne règne plus sur son cœur, sur son âme, Amour malin, enfant de la beauté!

C'est désormais la raison qui TenHamme»

Et le parfait Devoir de Liberté.

Adieu , adieu , charmante Caroline, De ce moment je m'éloigne de loi; Tout pénétré d'une force divine, Je puis braver ton amoureu-e loi.

Qu'à les douleurs ta mère s'Intéresse, Que sa pitié sèche enfin tes beaux yeux.

Moi, je te fuis, je vaincrai ma faiblesse ; Adieu, adieu, reçois tous mes adieux!

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