CONSEIL AUX AFFILIÉS
Aie : La répnbllqae Dont appelle^ ou dn Chant da départ*.
O mes jeunes amis , qui sur le tour de France
Dirigez vos pas diligents , D'un ancien Gompa^pnon, instruit d'expérienee„
Ecoutez les avis prudents :
Pour acquérir talents, sagesse,
Pour jouir de l'égalité ,
Tous confierez votre jeunesse
aux Compagnons de Lil>erté.
CHOBUR n'AFFILléf •
Nous conserverons la mémoire De votre dernière leçon ; Nous ne ternirons point la gloire Du beau Devoir de Salomon.
Partez , 6 mes amis I et dans votre voyage Soyez résolus , mais prudents ;
2t si l'on vous attaque , armez-vous de courafl^ ; Soyez braves , soyez vaillants.
Vos coups sont alors légitimes , Frappez, domptez des inhumains Oui vont se chercher des victimes , En plein jour, sur les grands chemins.^ Nous, etc.
D'une riche cité , de la belle Marseille ,
Sous peu vous verrez les clochers; Tous saurez visiter cette antique merveille ,
Ses champs, ses eaux , ses grands rochers;
Mais allez d'abord chez la Mère,
Ainsi rordonnç le Devoir ;
Goniiaissez votre di^itaire , Soumettez-vous à son pouvoir.
Nous , etc.
A d*utiles travaux occupes^vous sans cesse ;
Fréquentez de dignes amis.
Honorez les talents, les vertus, la sagesse;
A l'honneur demeurez soumis.
Fuyez celui dont l'imposture
Chercherait à vous égarer ;
Fuyez un scélérat parjure ,
Qui voudrait vous déshonorer.
Nous, etc.
D'être un jour Compagnons nourrissez l'espérance»
Vos esprits sont intelligents; Cultivez le dessin, puisez dans la science ,
Acquérez de nouveaux talents.
Suivez surtout le sage exemple
De qui pratique les vertus;
Et dans le magnifique temple
Un beau jour vous serez reçus.
CHOBUB d'affiliés.
Nous conserverons la mémoire De votre dernière leçon ; Nous ne ternirons point la gloire . Du beau Devoir de Salomon.
BÉFLEXIOnS.
Ceux qui partent d'une ville à la dérobée , et sans payer leurs dettes , sont appelés des brûleurs; leur nom, leur signalement sont répandus sur le tour de France» et les brûleurs ne sont accueillis nulle part.
U s*en trouve, parmi ceux qui partent ainsi, qui laissent des dettes bien légères : quelquefois ils ont terni leur réputation, ils ont sali leurs noms pour la somme de vmgt ou trente francs I Certainement <is ACi calculât pas ^ en agissant de la sorte, les '
séquences de leurvOaiiie action; e*eslle pftas'sou- Tent quand ils sont retirés , ou quand un peu plus d'âge a mûri leur raison , qu'ils sont fâchés d'avoir si mal açi.
Si nous' ne voulons point avoir de reproches â nous faire , ayoas de la franèhise et de la probité I car, si nbus avions trompé quelqu'un, pourrions nous dire du mal de celui oui nous tromperait sans dire du mal de nous-mêmes? Si , ayant trompé, nous appelions fripon celui qui nous tromperait , ne pour* rait-on pas nous appeler du même nom? Et aue répondrions-nous afors? Rien. Donc, tâchons d'avoir toujours pour nous notre conscience ; c'est la plus ssntte de toiles les défenses.
L'on voit dfes Cotopag^noos , des iyffiliés, qiii ,06111^ avoir subi l'injustice de quêiaues chefs , se refirent promptement de la Société. Quand une Société est bien organisée , quand elle a des principes vrais et de sages lois, on ne doit pas la quitter si vite et pour si peu. Il faut avoir de la patienee , et faire toujours tout ce que le devoir ei l'honnêteté commandent : c'est le seul moyen de s'attacher le plus . grand nombre , et de rendre honteux ceux qui vous auraient fait des injustices. En agissant autrement^ TOUS donneriez raison à ceux qui ont tort : c'est €e qu'ils demandent , c'est ce que tous ne devez pas faire.
Nous sommes dans un temps où l'on se moque des
Sans trop mystérieux et trop séparés des antres. [ous devons dire tout ce qiii peut se dire raisoniiah blement , et vivre avec tons ceux qui savent vivre* Sans être etmêniis d'aucune Société , hous devons nous attacher à la nôtre , et la servir avec zèle el dniour. Si , après avoir fait tout notre devbi^. liotrQ société pouvait se tirompér et nous en mat réeom^ penser, il nous serait penàis dé fMre entendre ûéê plaintes modérées : ceux qui ^e trottipeiit revîMh* nent quelquefois d'tme erreur; mais ne œus ifttt^
geoDS jamais anx dépens de nos engs|^i|ients et de BOtre honneur : nous serions exècres et flétris des noms de lâches , de traîtres et de scélérats ; de toute part la défiance nous observerait, et nous vivrions, quoique au milieu du monde, dans un isolement complet. Ainsi nous aurions voulu faire du mal; nous nous en serions fait à nous-mêmes.
Soyons toujours probes et honnêtes; ne faisons jamais retomoer sur la Société entière les fautes de quelques-uns de ses membres; soyons fidèles à nos serments et à nos engagements. Tout cela a^est que notre avantage; nous agirions contre nous en agiss^t dif^icemmQAt.